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dimanche 11 janvier 2004
par Denis Boudreau

Perdre le fil du weblog

Le modèle des carnets Web dédiés à notre portion de la blogosphère (soit la promotion des standards Web) a beau connaître une prolifération extraordinaire, serait-il possible qu'il soit tout de même en perte de vitesse ? Certes, les nouveaux carnets sur le sujet se multiplient, signe incontestable et heureux que le mouvement prend rapidement de l'ampleur. Cela signifie que la cause touche de plus en plus de gens, que les habitudes des développeurs commencent à évoluer pour le mieux, que la santé du Web va en se solidifiant. Malgré tout cela, il m'apparaît de plus en plus évident que nous assistons à une banalisation du phénomène des weblogs. Est-il temps de réinventer le modèle ? Explication d'une réflexion menée aux petites heures de la nuit. Je me réserve le droit absolu d'être complètement dans le champ.

À trop vouloir rapporter les nouvelles de premier plan dans la croisade de standardisation, sommes-nous en train de devenir de simples émules de news.com, de vulgaires sites d'information, sans trop de substances, d'opinions et de réflexions ? C'est bien beau de rapporter fidèlement les nouvelles, mais si on y ajoute aucune subjectivité, à quoi bon ? Quelle différence apporte t-on alors ? Quelle est la valeur ajoutée de notre contribution ?

Depuis des mois déjà, nous (les carnétistes engagés et autres contributeurs de contenus) nous efforçons par plusieurs moyens de documenter les divers aspects techniques de l'application d'une méthodologie de conception Web normalisée, alors que les aspects pédagogiques et stratégiques eux, demeurent encore à peu près inexploités. Dans les dernières semaines, j'ai eu la chance d'échanger avec de très bonnes têtes pensantes, dont Clément Hardoüin et Vincent Robert et Elie Sloïm, que vous avez probablement aussi le bonheur de connaître, ou tout au moins, de lire sur une base régulière.

Au fil de discussions décousues sur ICQ et par courriel, je suis toujours arrivé avec chacun d'entre eux aux mêmes conclusions : à savoir qu'il est grand temps de repenser un peu l'orientation de notre approche d'évangélistes, afin de cibler davantage des publics très importants et beaucoup trop négligés. Parmis ceux-ci, je pense notamment aux décideurs, aux formateurs, aux designers et aux internautes eux-mêmes. Un site comme OpenWeb offre déjà une plateforme appréciable de communication en ce sens pour les décideurs, mais il est évident que la quantité de contenu n'y est pas encore par opposition aux autres profils existants. Pour les trois autres catégories, il reste encore à leur fournir la plateforme d'expression adéquate. Je suis d'avis que c'est une situation qui doit être rectifiée. Je suis convaincu que vous l'êtes aussi.

Alors que la presque totalité des contributeurs de contenus se spécialisent dans l'aspect technique s'adressant principalements aux développeurs ou codeurs, ma petite expérience du terrain m'indique que tant que les décideurs et autres secteurs du développement Web ne disposeront pas de documents convaincants leur étant addressés dans un vocabulaire adapté, les techniciens (qui, avouons-le, se situent tout de même tout en bas de la chaîne alimentaire, je le sais pour l'avoir vécu) ne seront pas incités à améliorer la qualité de leur travail. Tranquillement, des articles de ce type commencent quand même à émerger. Il nous en faut plus, tout simplement. 2004 sera t-elle l'année où la blogosphère des standards Web se penchera sur la stratégie de communication et l'approche pédagogique ? Il n'en tient quà nous de combler les lacunes.

Dans le même ordre d'idées, il importe aussi de briser les vieux réflexes d'endossement systématique de tout ce qui jouit de la côte de popularité. Oui, il est correct et même souhaitable de dire du mal de Mozilla à l'occasion. Oui, il est correct et souhaitable de dire du bien de Microsoft à l'occasion. Tout n'est pas que noir et blanc. Nous ne vivons pas dans un univers manichéen, nous vivons dans une réalité où les meilleurs font des conneries et les pires, de bons coups. Je revendique donc plus que jamais le droit de sortir des sentiers battus et d'aller à contre-courant de l'opinion générale des bien-pensants.

À l'instar de Vincent (non ton billet est loin d'être inutile, il est même franchement nécessaire), qui affirme haut et fort son désintéressement du développement de Mozilla à cause de la désorganisation des opérations, je me réserve le droit de m'insurger contre ceux qui ne voient que du mal chez Microsoft. Faut savoir faire la part des choses et voir par-delà bien et mal.

Je n'entends pas changer radicalement le ton éditorial de C² parce qu'il me convient et me représente bien dans l'ensemble. J'estime que j'apporte déjà une certaine subjectivité aux sujets que je traite. Par contre, je prend résoluement une orientation moins axée sur les bienfaits du développement technique à partir d'aujourd'hui pour aborder les problématiques d'un angle plus vulgarisateur.

Tout comme je me rends compte depuis un certain moment que les stratégies et la communication m'intéressent beaucoup plus que l'application même des procédés de développement, je compte laisser à d'autres, beaucoup plus talenteux que moi, le soin de vous partager ce type d'information. Entre autre chose, j'ai une entente de publication pour une douzaine d'articles orientés stratégies d'affaires qui sortiront au cours de la prochaine année. Je crois fortement que ce petit projet saura redéfinir mon approche d'évangéliste.

En espérant que vous aurez envie de me suivre là-dedans aussi. On a beaucoup de pain sur la planche et de temps à rattraper.

Denis Boudreau | 2004.01.11 @ 12:58

Alors, qu'en pensez-vous ?

Voici ce que vous aviez à en dire... vos impressions, recueillies à vif.

2004.01.12 @ 10:23 par jipi

Ca fait du bien de lire des trucs intelligents ... :)

Je suis 100% d'accord avec toi, les premiers à convaincre ce sont les donneurs d'ordres, faute de quoi les standards resterons un truc de geek confiné dans l'expérimentation ou destiné à ne répondre qu'à des besoins spécifiques.

Pour alimenter la réflexions voici un petit retour sur mon expériences perso au sujet des décideurs

Je bosse régulièrement pour une boite US spécialisée dans l'accessibilité sous toutes ses formes (techno et web). Je suis donc amené à produire des devis pour rendre ou créer des sites web standards et accessibles.

Je me suis rendu compte, très vite, qu'un décideur n'à que foutre de l'aspect philosophique et technologique de la standardisation, ce n'est pas son problème et lui expliquer que XHTML et CSS c'est mieux aura plutôt tendance à l'effrayer que le rassurer (c'est l'effet du X surtout...).
Par contre les aspects budgétaires sont essentiels, faire la démonstration que développer, maintenir, mettre à jour et relooker un site web standardisé est infiniment moins cher, est beaucoup plus efficace que tous les arguments généralement mis en avant (interopérabilité, nouvelles audiences, évolutivité...) qui ne prennent de sens, dans son esprit, qu'à 'coût équivalent'.

Un autre argument intéréssant est la labelisation, un décideur qui n'est souvent pas le décisionnaire final sera très sensible au fait qu'un site standardisé soit 'validable', ce sera pour lui une sorte de 'contrôle qualité' sur un domaine qu'il ne maitrise pas et une garantie vis à vis de sa hiérarchie.

Si il existe de très bon documents sur lequel on peut s'appuyer, comme l'excellent 'The Business Benefits of Web Standards' de l'ami tristant, on peut regretter que trop souvent l'argumentation se fonde d'abord sur des conséquences et des enjeux technologiques (interopérabilité, nouvelles audiences...) et que l'aspect coût/budget ne viennent qu'ensuite.

Cette approche 'techno-philosophique' pêche à mon goût par manque d'éfficacité car elle considère les minorations de coûts comme une simple conséquence (la cerise sur le gateau) alors qu'elle devrait, en toute logique 'marketing', en être le moteur principal.
Si un décideur sera, à priori, d'accord pour changer de technologie il y mettra deux conditions (il à appris ça à l'école...) : ça ne doit pas lui couter 'beaucoup plus cher' (ou alors il faut justifier le retour sur investissement et ça dans le monde du web c'est une vraie galère..) et ça doit rester parfaitement maitrisable en interne par un SI ou un webmaster et en externe sans être obligé de s'attacher à une prestation spécialisée (ils ont des ces exigences quand même :) ).
L'utilisation des standards réponds très bien à ces deux problématiques qui sont les verrous réels du processus de décision.

Je pense donc qu'une bonne approche est d'expliquer que l'utilisation des standards c'est tout simplement (pour faire court et parodier le baseline d'un grand acteur indormatique :) ) 'faire plus et mieux avec moins'.

C'est vrai du point de vue des décideurs mais aussi du point de vue des développeurs, car la minoration des coûts pour le décideur c'est identiquement une minoration des devis du développeur et donc une meilleure compétitivité.





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2004.01.12 @ 14:00 par CYBERcodeur

'Faire plus et mieux avec moins.'

Ça résume assez bien ma vision de la chose. :)

Maintenant, il ne reste plus qu'à mettre en place une documentation axée en ce sens. Il est clair que pour un décideur, tant et aussi longtemps que standards Web ne seront pas synonymes d'économies substantielles, on trouvera bien peu d'oreilles tendues dans notre direction. Comme en vérité c'est tout à fait le cas, suffit plus que de continuer à documenter nos recherches et réflexions.

Ça finira bien par faire écho quelque part.

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2004.01.12 @ 14:13 par Talou

J'aime bien ta tournure d'esprit. Ça me rappelle un article dont Denis avait posté le lien ici même, http://www.agentsolo.com/... nous rappelant comme toi aux dures réalités des dissaïdors, loin, très loin de toute technologie si séduisante soit-elle.
Cette réflexion me plaît beaucoup ; elle mériterait à coup sûr une sorte de compilation des arguments et des points de repères à apporter en priorité, lorsque l'on est en situation de faire basculer un choix vers les standards.

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2004.01.12 @ 18:49 par CYBERcodeur

Ah, ben oui. Quelqu'un est prêt à s'y coller ?

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2004.01.12 @ 19:44 par Olivier

On pourrait presque ne pas discuter je pense. On fait le site standard. Et si à la fin quelqu'un nous dit que c'est croche sur Netscape, on peut répondre 'vous nous aviez pas dit que vous vouliez un site non standard', ou alors de façon plus stevejobsienne 'allez vous faire f**tre' (c'est une méthode un peu rude, mais ça fait changer les choses sans perdre de temps et tourner en rond ; voir la vitesse à laquelle Apple innove). Il faut présenter les sites standards comme l'option par défaut. il ne faut surtout pas présenter de choix, il faut imposer le meilleur au client. C'est la seule façon que je vois, car les arguments ne sont pas assez convaincants.

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2004.01.12 @ 20:49 par CYBERcodeur

Non, je suis pas d'accord. J'ai toujours été contre le principe d'enfoncer de force des solutions dans la gorge de mes clients. Je suis beaucoup plus d'avis de les éduquer et de m'armer de patience en attendant qu'ils finissent par allumer.

Ça tombe bien, j'ai un gros stock de patience dans l'arrière boutique.

Quant aux arguments, je les trouve extrèmement convaincants. Le problème, ce n'est pas les arguments eux-mêmes... ce serait plutôt dans la manière (encore maladroite) que nous avons de les transmettre.

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2004.01.13 @ 02:19 par Elie

Jipi, bravo, je confirme que ça fait du bien de lire des trucs intelligents. Tes arguments ne sont d'ailleurs pas tombés dans l'oreille d'un sourd ;-)

Je vais me permettre d'apporter une petite contribution au débat :
Je forme régulièrement des étudiants de profils très variables (du marketeux au développeur en passant par le chef de projet) sur la qualité des services en ligne. Or, depuis quelques temps, je suis très sensibilisé à cet aspect 'respect des standards'.

Pour différentes raisons, je m'amuse donc à tester différents types d'argumentations justifiant l'utilisation des standards.

Jusqu'à présent, je n'ai vraiment trouvé qu'un argument qui porte vraiment auprès de tous les publics : la maîtrise des risques.
L'avantage principal de cette famille d'arguments est de mettre en évidence de manière systématique et évidente l'aspect pré-industriel de nos activités.

Dans toutes les activités industrielles, les décideurs ont l'objectif 'maîtrise des risques' omniprésent à l'esprit, et ce de manière consciente ou inconsciente.
Quelquefois, cela peut prendre la forme d'une obsession de la maîtrise des coûts, mais dans le fond, c'est bien la même chose, le décideur redoute l'incertitude.
Or, les standards sont un formidable vecteur de maîtrise et de réduction des risques.

Quels risques ?
- Exclure des publics,
- Dépasser les budgets,
- Limiter la réutilisabilité,
- etc...
===> Augmenter les coûts et augmenter l'incertitude sur les coûts

Dans les activités industrielles, on vit très mal avec les risques.

Alors la question est de savoir si nos activités de création de services en ligne sont destinées ou pas à devenir des activités industrielles.
Je réponds oui sans le moindre doute.

Que dites vous de tout cela ?

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2004.01.13 @ 03:41 par Talou

Denis, une petite idée.
On cherche un moyen de communication nous permettant à la fois d'affuter notre argumentaire et de trouver une place pour chacun.
Dans ce royaume de la communication qu'est internet, ce serait bien étrange si nous ne trouvions pas quelque chose qui remplisse ce rôle : les nouveaux outils de communication parfois pensés au départ, parfois créés empiriquement, à mon avis, il ne faut pas chercher plus loin...

Pour ce qui est de mener la réflexion, on a le choix entre listes de distributions, forums ou blogs.

Pour ce qui est de compiler des arguments, organiser des idées, remuer les cerveaux, je pense au wikiwiki, très bon outil pour partir de rien, et aller quelque part à plusieurs, les contributions étant libres.

Quelques wikis sont à dispo, si besoin, je peux en ouvrir un, tout simple, juste pour l'occasion, mais à faible bande passante...

Avant de se lancer il faut voir ce que tout le monde en pense.

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2004.01.13 @ 23:08 par CYBERcodeur

Élie, j'aime beaucoup ta façon de voir les choses. Il est très vrai qu'aborder les entrepreneurs en leur parlant de contrôle des risques est probablement le moyen le plus efficace. Voilà vraiment un vecteur qui leur est significatif. Le plus beau dans tout ça, c'est que tous les avantages des standards peuvent être perçus de cet angle. Il y a là beaucoup de matière à réflexion.

Talou, l'idée du wiki est probablement bonne. Suffit de voir si ça intéresse des gens.

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2004.01.14 @ 03:02 par jipi

Je joint mes félicitations à celles de notre hôte, bonne approche élie même si je la crois réservée à des grosses sociétés.
Je m'imagine en effet assez mal parler de maitrise des risques pour l'élaboration d'un site corporate d'une petite société.
En fait en relisant les commentaires et en fouillant à droite à gauche (en passant visitez l'excellentissime Temesis, le site d'elie), je me dis qu'il ne peut pas, in fine, y avoir d'argumentation unique.
Il y à trop de cas différents sur lesquels l'implication de l'utilisation des standards sont liés à des enjeux très différents.
Pour reprendre le fil de ma première intervention, si je reste persuadé que l'argumentation purement budgétaire sera efficace pour un site corporate, je pense à contrario qu'elle sera à coté de la plaque pour une plateforme e-commerce où les repercussions budgétaires seront vécues comme des investissements plus que comme des coûts.
Et dans ce cas la présentation de l'utilisation des standards comme vecteur de gestion des risques est une sacré bonne idée !
D'où l'idée qu'il serait peut-être intéressant de tenter de définir des 'profils' à partir desquels il serait plus aisé de trouver les bonnes argumentations à utiliser.


Je vote 'pour' l'idée de talou, ça coûte pas grand chose d'essayer...


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2004.01.14 @ 09:39 par gou

Eh bien, Denis, on peut dire que tu vas dans le bon sens... et je crois que l'approche d'Élie est la meilleure que j'ai vu jusqu'à maintenant.

En tant que fonfon (oui, on a tous des défauts), je côtoie une multitude de décideurs et de chargé de projets pour qui les standards ne sont que le cadet de leurs soucis. C'est des résultats, un «beau produit fini» qu'ils veulent, livré dans les temps. Or, en utilisant l'argumentaire de la gestion des risques, on atteint les aspects «deadlines» et budgetaire.

Je m'efforce depuis un certain temps maintenant à faire avancer le dossier et la vision d'Élie dirigera maintenant mon discours. D'ailleurs, serait-il possible d'avoir quelques documentations définissant plus précisément cette approche?

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2004.01.14 @ 19:43 par CYBERcodeur

Je suis tout à fait d'accord pour supposer qu'il n'existe pas de solutions uniques à une problématique aussi large que celle de faire changer la mentalité des gens... Cependant, il est probable que certaines soient plus complètes que d'autres. Ainsi, aborder l'importance de la conformité aux standards comme un sain outil de gestion des facteurs de risques est de ceux là à mon avis.

Pour avoir développé pas mal de sites corporatifs de toutes les tailles et les ambitions dans les quatre dernières années, je crois que dans chaque cas, ça aurait pu être une belle façon constructive d'aborder la problématique. Évidemment, au dessus de l'ouverture d'esprit des décideurs eux-mêmes, il y a le contexte socio-économique dans lequel les dits sites devaient être rendus.

Chaque cas a bien sûr ses propres particularités. Jointes aux divergences de personalités de tous les intervenants que j'ai eu à cotoyer, il est clair que la solution unique n'a pas sa place... Toutfois, j'ai l'impression n'avoir jamais été aussi près de 'l'unique' approche initiale.

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2004.01.14 @ 21:54 par Olivier

Le risque n'est-il pas au contraire de faire différemment des sites les plus rentables (Google, Yahoo, Amazon, et compagnie) ? N'est-il pas risqué de couper l'accès à Netscape 4 ? Pourquoi Google est pas standard, alors que ça leur prendrait une heure de rendre la page d'accueil standard sans table ? Parce qu'ils sont paresseux ? Parce qu'ils sont incompétents ? Parce qu'ils sont ignorants ? Parce que c'est trop risqué de ne pas avoir un site qui s'affiche pareil sur tous les navigateurs ? Parce que l'interopérabilité est plus puissante avec des APIs qu'avec du XHTML ? Parce que ça n'a pas d'importance d'être standard ou pas ? Egalement le risque par exemple de ne pas trouver de forum ou de CMS produisant du code conforme, et donc de devoir passer du temps à modifier le code source des outils utilisés. Faire conforme, c'est se mettre des barrières, donc ça peut être très facilement vu comme un risque, on se ferme des portes, on a moins d'options pour les outils utilisés dans le projet, on ne peut importer des données que si elles sont conformes, ou alors il faut les reformatter, etc. Vu que le monde du web est très peu conforme, je considère qu'il y a des risques à faire conforme, surtout si on utilise des outils tier, et qu'on interagit avec des données de sites tiers, bref si on reste pas seul dans son coin enfermé entre des barrières. A mon avis faut savoir rester pragmatique et flexible, sinon ça peut casser. D'un autre côté, pour ceux qui arrivent à planifier parfaitement un projet (mais moi je vois le développement plus comme un processus continu), c'est vrai que les barrières permettent de bien encadrer les choses.
Le web est une technologie très tolérante, y'a plein d'erreurs 404, d'erreurs de syntaxes HTML, d'erreurs de conformité, d'erreurs de sémantique, mais ça n'empêche pas du tout le succès. Au contraire, c'est peut-être grâce à cette tolérance que ça a explosé comme ça l'a fait. Un site rejettant tout ce qui n'est pas standard irait un peu à contre-courant.

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