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dimanche 02 mars 2003
par Denis Boudreau

Suite du coup de gueule sur les éditeurs HTML

Un peu plus tôt aujourd'hui, mon bon ami Tristan me faisait parvenir quelques liens parmi tant d'autres traitant de l'innommable médiocrité de l'éditeur HTML FrontPage en ce qui a trait à sa capacité à produire du code conforme aux standards (suite à mon commentaire d'hier). J'ai beau me gargariser passionnément avec mon mépris pour cet outil d'édition, à chaque fois, je retombe en bas de ma chaise. C'est tout simplement incompréhensible qu'une entreprise de l'importance de MicroSoft, impliquée qu'elle est dans les activités du Consortium, puisse siéger sur autant de comités comme membre respectable et influent, pour retourner tranquillement par la suite dans ses bureaux et produire un outil aussi peu performant. Pourtant, ce n'est pas une question de budget ou encore de possibilité technologique ; avec un outil potentiellement comparable, MacroMedia a réussi à faire de DreamWeaver MX un éditeur HTML potable et à peu près respectueux des normes. C'est quoi le problème ? MicroSoft n'a t-il pas les moyens d'investir dans un développement moins salopé ? Quel est l'intérêt de maintenir un aussi mauvais produit sur le marché ?

Il y a quelques mois de cela, en fin novembre, Tristan faisait justement état d'une analyse qui avait été faite par Dori Smith de BackUpBrain et membre du WaSP, qui avait justement testé le niveau de performance de plusieurs éditeurs WYSIWYG. Le résultat était soit spectaculaire, soit désolant. Tout dépendait de quel côté vous regardiez la chose :

J'ai trouvé l'argument ultime de la supériorité du code (X)HTML écrit à la main par opposition à du code généré par un outil graphique. C'est Dori Smith, du WaSP, qui a produit deux tableaux comparant la taille et la conformité du code pour une page toute simple avec une image qui change quand la souris la survole. Comparez les résultats de Dreamweaver MX, Frontpage 2002, Adobe GoLive 6, c'est édifiant. Pour résumer les deux extrèmes : la page en FrontPage 2002 fait 16.380 octets, par opposition aux 858 octets (soit 19 fois moins) du codage manuel. Lequel est en XHTML valide, lui...

Mais c'est surtout cette entrée au carnet de Todd Dominey, le populaire "What Do I Know" qui m'a particulièrement touché parce que trop près de mes propres expériences. J'aurais pu, comme plusieurs d'entre vous j'en mettrais ma main à couper, remplacer son nom par le mien et le nom de son client par celui d'un des miens et l'histoire aurait été identique. Voyez plutôt par ce simple extrait :

[...] I had been told most of the site structure was already complete, except for a few dummy images inserted into table cells, some inconsistent formatting, and a few other odds and ends. Opening the directory for the first time, I noticed at the top a group of clustered folders with names like _VTI_CNF, _PRIVATE, and _DERIVED. I knew these characters. I knew their purpose. I knew what lay inside. This was the handiwork of an inexperienced web designer paid far too much for their services. This was the twisted byproduct of an American corporation hell bent on global domination. This, my friends, was FrontPage. [...]

Si vous avez le cœur sensible, éviter d'en lire plus. Mais de grâce, si vous utilisez FrontPage vous-mêmes, allez lire ce que Todd a à raconter.

Denis Boudreau | 2003.03.02 @ 20:56

Alors, qu'en pensez-vous ?

Voici ce que vous aviez à en dire... vos impressions, recueillies à vif.

Ce carnet n'a pas encore été commenté. Avez-vous envie de briser la glace ?

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