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archives de juillet 2005

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dimanche 31 juillet 2005
par Denis Boudreau

La famille solaire s'agrandit

Pour tous ceux et celles d'entre vous qui se croient encore le nombril du monde ou qui doutent des probabilités de vie intelligente ailleurs dans l'univers, un petit quelque chose pour remettre en perspective notre relative insignifiance. On ouvre les paris sur le nom que portera celle-ci? Personnellement, mon vote va pour Athéna.

Denis Boudreau | 2005.07.31 @ 23:49 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 30 juillet 2005
par Denis Boudreau

Paroles d'enfants

Un bout de conversation croquée sur le vif, ayant eu lieu entre mon fils de trois ans et moi-même, il y a quelques minutes à peine.

Izak :
Papa, avant de jouer à l'ordinateur maintenant, il faut que je prenne du temps pour aller travailler à l'ordi...
Denis :
Ah oui mon grand? Et qu'est-ce que tu comptes faire comme travail à l'ordinateur?
Izak :
Comme maman, écrire des mots, pousser des boutons et rouler la souris.

Voilà 10 secondes, imaginez une journée entière.

Denis Boudreau | 2005.07.30 @ 15:35 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 30 juillet 2005
par Denis Boudreau

XHTML, une famille: comment choisir?

Quand on s'aventure sur le terrain des normes, il y a de ces questions qui reviennent sans cesse. Il semble que peu importe la qualité et la quantité de réponses ou de ressources couvrant le sujet, il y a toujours quelqu'un quelque part pour ramener une question que l'on aurait pu croire, à raison, complètement adressée.

Parfois, il s'agit de l'incompatibilité de l'attribut target avec le DTD (Document Type Definition) strict. Parfois, il s'agit de savoir si Flash et accessibilité vont de pair, ou encore, si les tableaux HTML sont à proscrire dans une construction reposant massivement sur le positionnement CSS. Dans tous ces cas comme dans plusieurs autres qui mériteraient également d'être soulevés, il s'agit en fait de répondre à des interrogations fondamentales, à la base de la compréhension du développement Web basé sur le respect des normes du W3C.

Des questions tout à fait légitimes qui, lorsque correctement répondues, permettent à ceux qui les posent de franchir quelques pas de plus vers le Nirvana du Web du vingt-et-unième siècle. Or, s'il existe des ressources spécialisées sur le Web comme OpenWeb, AlsaForums et Pompage, il y aura toujours des gens bien intentionnés pour avancer des réponses incomplètes, maladroites ou carrément erronées, particulièrement dans les forums de webmestres où la notion de respect des normes est considérée comme facultative ou pire, excentrique. Lorsqu'un développeur arrive avec une bonne question et repart avec une mauvaise réponse, au final, c'est le Web qui hérite de quelques autres sites mal foutus de plus.

C'est dans cet esprit que le mois dernier, suite à une enième demande de précisions à apporter sur quelle saveur de HTML était à mon avis la meilleure que j'ai demandé à Karl Dubost de venir présenter le point de vue officiel du W3C sur la question lors de la rencontre publique mensuelle de W3Québec. Comme la question revient de plus en plus régulièrement un peu partout dans les forums et les listes de discussions et que toutes sortes de réponses, basées sur des arguments beaucoup plus subjectifs qu'objectifs fusent de toutes parts, je me suis dit qu'il était grand temps de vider la question et de remettre au domaine public une réponse complète et articulée, venant de la bouche même d'un représentant officiel du consortium à qui nous devons la technologie.

Le tout ayant été capté sur lecteur mp3, il me fait plaisir de vous offrir, au nom de W3Québec, la réponse de Karl Dubost sur « XHTML, une famille: comment choisir? » ou si vous préférez, mon (x)HTML est plus fort que le tien. Il me semble qu'avec cette présentation, le sujet est complètement vidé à présent. Nous pouvons enfin passer à autre chose.

Présentation de Karl Dubost, W3Québec, 25 juillet 2005

HTML ou XHTML, lequel choisir et pourquoi

Dans cette conférence, Karl fait tour à tour question du W3C, de l'histoire du HTML, du HTML 4.01, du XHTML 1.0, du XHTML 1.1, du bon type-mime et du XHTML 2.0. Vous pourrez également suivre la capsule audio grâce à une jolie petite présentation toute de XHTML 1.0 strict et de SVG vêtue, accompagnant l'exposé.

À mettre entre toutes les oreilles.

Denis Boudreau | 2005.07.30 @ 12:31 | 8 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 27 juillet 2005
par Denis Boudreau

Faire son coming-out... et passer au Mac

Certains diraient que j'ai fait un coming-out, je me contenterai de dire qu'après trop d'années à me faire imposer des solutions technologiques basées sur un agenda corporatif allant à l'encontre de mes propres intérêts comme utilisateur - pensons simplement au DRM (Digital Rights Management), je me suis officiellement libéré du joug de Microsoft. Fini Windows XP, adieu la suite Office. Bienvenue Apple.

Je ne peux pas vous dire à quel point j'en suis fier, même si quelque part, cette fierté relève un peu de l'immmaturité juvénile et boutonneuse anti-Micro$oftienne ou encore, pro-Microsux. Je le reconnais, comme la plupart des gens qui sont conscients du monopole abusif, des dépôts de brevets ridicules et de la condescendance du géant de Redmond, j'éprouve toujours un certain plaisir à contribuer, modestement, à l'éveil de mes interlocuteurs face aux alternatives possibles, que celles-ci soient libres ou simplement concurrentes. Je suis comme ça, j'aime bien être en guerre contre plus fort que moi.

Après une enième expérience catastrophique donc où mon portable m'a lâché sans crier gare donc, au cœur d'un important projet, sur un coup de tête, j'ai pris le téléphone et je me suis acheté un Powerbook. Tout ce que ça aura pris pour me convaincre, outre une réflexion s'échelonnant sur plusieurs années, des milliers de frustrations et des heures d'hésitation, ça aura été un winlogon.exe qui m'aura laissé tomber au mauvais moment. Comme quoi le hasard fait parfois bien les choses. Malgré la pression de mes pairs à adopter un système d'exploitation alternatif, ça aura été Microsoft elle-même qui m'aura poussé à bout, par l'instabilité de son système et mon incapacité, ultimement, à lui faire confiance.

Dompter le tigre

Ma transition fut extraordinairement facile. Malgré une formation d'un an en multimédia en 1999 sur Mac OS 9, pendant toutes ces années, j'ai cru à tort que de passer au Mac relèverait pour moi d'une inconscience énorme. Que ce serait, en quelque sorte, un suicide professionnel puisque tout le monde autour de moi, collaborateurs comme clients, travaillaient sous Windows. N'étant pas un graphiste ou un créatif, le Mac n'était forcément pas pour moi. Le simple fait de passer à la suite OpenOffice était déjà difficile, compte tenu des incohérences de restitution entre elle et la suite de Microsoft. Toutefois, il n'en fut aucun cas. L'adaptation fut facile, agréable et sans douleur aucune. Pas même de petits stress...

Tous mes anciens périphériques, à l'exception d'un seul, reconnurent le nouvel ordinateur immédiatement ; moniteur, souris sans-fil, imprimante, scanner, graveur DVD, webcam. Une fois quelques heures passées à explorer le système d'exploitation, je me surprenais à deviner, intuitivement, où se trouvaient les moindres éléments recherchés, comment fonctionnaient les moindres outils. Strictement rien à voir avec Windows 98, que j'avais pris des mois à découvrir. Car mis à part, l'esthétisme et l'élégance de la machine pour lesquels j'ai craqué instantannément, il faut le souligner, la force de Mac OS X, c'est certainement le caractère intuitif de sa conception. Tout est exactement où l'on se l'imagine, et fonctionne exctement comme on l'imagine. Pas de surprises, pas de déceptions.

Tellement qu'au bout de quelques jours, lorsque je suis retourné sur un PC, je me suis surpris à avoir des réflexes propres au Mac, moi qui utilise Windows depuis maintenant 8 ans. C'est tout dire.

J'ai donc décidé de profiter du passage pour ne pas renouveller mes licences de logiciels et de passer à des alternatives libres. N'ayant plus accès à Microsoft Office, j'ai réalisé que finalement, OpenOffice faisait très bien l'affaire. Même chose pour mon client FTP, mon éditeur HTML et tous les autres outils que j'utilisais tous les jours. Grâce entre autres à des sites comme Framasoft, je suis parvenu à faire le pas vers des alternatives qui fonctionnent très bien et qui me permettent de récupérer une partie de mon investissement puisque je n'aurai pas à débourser certaines licences très coûteuses.

Mais le plus beau dans toute cette histoire, c'est probablement que j'ai compris, sans m'en rendre compte sur le coup, pourquoi les utilisateurs du Mac étaient si fiers de s'identifier comme tels. Car plus qu'une machine et un système d'exploitation hors-pair, c'est vraiment une famille et une culture que l'on embrasse lorsqu'on lance pour la toute première fois son Mac, lorsqu'on observe pour la tout première fois cette petite pomme grise apparaître au centre de l'écran. Si je ne m'attends pas à vous transmettre cette passion avec ce simple billet, chose certaine, je ne peux que vous souhaiter d'un jour la vivre vous aussi pour comprendre tout ce que vous manquez en vous contentant d'un PC cahotant difficilement sous Windows.

Quant à moi? Il est clair que plus jamais, je ne reviendrai en arrière. Au bout d'à peine quelques minutes, j'en avais déjà l'intime conviction et quelques trois semaines après notre rencontre, celle-ci se cristalise toujours de plus en plus à chaque moment.

Et oui, je suis maintenant moi aussi un switcher.

Denis Boudreau | 2005.07.27 @ 20:42 | 20 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 24 juillet 2005
par Denis Boudreau

Retour parmi les vivants

Hum... un, deux, test, vous m'entendez? Il y a encore des gens qui traînent dans les parages? Oui? Excellent! Parce que ce carnet n'est pas mort, loin de là. Comme dirait un copain à moi, vous devriez, depuis le temps que l'on se connait, savoir que le silence de ce carnet est inversement proportionnel à la quantité de boulot que j'ai à abattre ailleurs. Alors comme je reprends tranquillement le contrôle, et pour taire un silence qui devient carrément cavalier, je me fend d'un billet qui tentera de vous faire un topo des dernières semaines... Car il s'en est passé des choses depuis le dernier billet.

Voyons voir, par où commencer? Certains d'entre vous auront probablement remarqué que W3Québec avait finalement lancé son site Web le 11 juillet dernier. Si vous y avez jeté un oeil, vous aurez noté que nous n'avions pas ménagé les efforts pour produire un site répondant à toutes les normes, standards ouverts et bonnes pratiques que nous promouvions. Probablement encore perfectible, ne serait-ce qu'au niveau de l'architecture des contenus, le site peut quand même se vanter d'être parfaitement conforme aux normes XHTML 1.0 strict, CSS-2, accessible jusqu'au niveau AAA des WCAG 1.0 (Web Content Accessibility Guidelines) et conforme à toutes les exigences de la grille référentielle Opquast.

Pas mal quand même : compte tenu des circonstances, le moment me semble donc bien choisi pour féliciter Normand, Clément, Laure, Benoît, Catherine et tous les autres qui ont donné le meilleur d'eux mêmes pour que W3Québec projete enfin une image professionelle dont tous les membres pouvaient être fiers.

Bien sûr, une petite règle de CSS-3 nous empêche de valider devant le Tout-puissant Validateur CSS, mais nous ne saurions être blâmés d'utiliser des outils conformes, mais non reconnus jusqu'à présent par le validateur n'est-ce pas? Après tout, c'est Opquast qui impose de différencier les liens internes des liens externes, pas nous! Sérieusement, nous sommes tout à fait ouverts aux commentaires alors s'il y a quoi que ce soit à redire sur notre travail, n'hésitez pas à m'en faire part. Quand on s'engage dans une aventure comme celle de W3Québec, il faut la jouer totale. Et lorsqu'on ne se permet pas trop de marge d'erreur, il faut constamment être à l'affût des améliorations possibles à apporter.

Dans un autre ordre d'idées, pas plus tard que la semaine dernière, W3Québec a réussi à se faire inviter comme conférencier à Intracom 2005, un prestigieux colloque international annuel sur les intranets, les extranets et l'internet qui se tiendra à Québec du 2 au 4 novembre prochain. En tant que partenaires à l'événement, nous serons en charge de parrainer le volet "Normes W3C et logiciels libres". Mes collègues et moi-même aurons donc l'honneur d'agir à titre de conférenciers sur les mêmes planches que des sommités internationales, dont Molly Holzschlag. Attendez-vous donc à entendre parler de cet événement régulièrement d'ici à sa tenue.

Sinon (car il faut bien que je garde du matériel pour les prochains billets), il me fait plaisir de vous apprendre que depuis quelques semaines, je suis complètement libéré du joug de Bill. Son système d'exploitation m'ayant laissé tombé une fois de trop - appremment, mon winlogon.exe a décidé de me fausser compagnie au début du mois - c'est dans les bras de Steve que je me suis réfugié. Et maintenant que le tigre est à peu près dompté, je peux, sans crainte de me tromper, affirmer que plus jamais je ne retournerai sur Windows pour mes machines personnelles. J'imagine qu'il faut vivre le switch soi-même pour comprendre ceux qui s'identifient tels quels.

Mais ça aussi, nous aurons amplement le temps d'en discuter dans les prochains jours. Maintenant, il faut que je file, ma copine et moi venons récemment de découvrir la série 24 et nous remontons actuellement la première saison. Quand je pense que je croyais à tort que la carrière de Sutherland était terminée depuis Dark City... toutes mes excuses Kiefer!

Denis Boudreau | 2005.07.24 @ 22:41 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page