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archives de février 2004

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dimanche 29 février 2004
par Denis Boudreau

Assumer sa prise de position

Si les derniers billets font beaucoup jaser sous les projecteurs, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il font également jaser en coulisses. Vous êtes donc vraisemblablement plusieurs à être intéressés à embarquer dans un mouvement qui condamnerait les faiblesses de l'hégémonique MSIE, sans pour autant lui bloquer l'accès, dans le plus grand respects de ses utilisateurs. Évidemment, à la lumière de l'intérêt général, l'idée d'une action commune devient très séduisante, une action respectueuse, non-intrusive mais pas moins dénonciatrice et percutante pour autant. Il y a quelque chose qui se prépare... Difficile de ne pas tomber à mon tour dans le teasing, mais que voulez-vous j'ignore encore moi-même la forme que ça prendra. :)

Pour conclure positivement sur les deux derniers billets, j'aimerais attirer votre attention sur une note rédigée par Laurent Jouanneau suite à la réalisation du site d'un copain entrepreneur, dans lequel il explique ses choix de conception qui laissent "malencontreusement" un peu MSIE derrière. Bien que les décisions à prendre quant à l'approche la plus efficace pour traiter le cas MSIE ne sont pas encore définies complètement, on retrouve dans le ton et l'orientation du texte de Laurent tous les éléments nécessaires à la circulation du message. Une excellente piste de réflexion pour la rédaction d'un éventuel article commun, qui pourrait nous servir à tous prochainement. À suivre, c'est loin d'être fini cette histoire.

Denis Boudreau | 2004.02.29 @ 23:28 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 28 février 2004
par Denis Boudreau

AccessiBlitz

C'est clair, l'accessibilité universelle des contenus sur le Web continue de faire tranquillement son chemin dans l'esprit des gens et gagne de plus en plus de terrain. À force d'en discuter, de rédiger sur le sujet et d'éveiller les gens aux différents enjeux qui y sont reliés, l'information finit par trouver preneur et la conscience collective s'orchestre autour du concept. J'en prends à preuve deux articles sortis dans les derniers jours qui, à la base, n'ont rien à voir l'un avec l'autre, mais qui, à deux, cernent merveilleusement bien les problèmes et les enjeux reliés à cet aspect fondamental du développement Web.

Passons tout d'abord par chez ZD|Net, qui réservait il y a quelques jours, une place de choix à l'accessibilité universelle, en mettant en lumière un article de Julien Perben, auteur du rapport de la mission Perben, remis le 20 janvier dernier au gouvernement Français qui cerne merveilleusement bien l'étendue du problème lié au non-respect des principes d'accessibilité :

L'Internet est maintenant utilisé par une grande variété de population: enfants, personnes âgées, voire handicapées. Mais les utilisateurs d'aujourd'hui vont vieillir, et ils auront bientôt du mal à utiliser la Toile si les sites continuent à se complexifier.

Quelle que soit la difficulté, quel que soit le handicap, chacun doit être en mesure d'accéder aux mêmes contenus et services que Monsieur Tout-le-monde. Je sais qu'un grand nombre de professionnels, notamment les webmestres, ne pensent pas au fait qu'une personne aveugle, ou tétraplégique par exemple, peut utiliser un ordinateur et doit pouvoir profiter de l'internet. Ces personnes sont non seulement des consommateurs comme les autres, mais l'internet représente un lien fort pour leur insertion dans la vie de tous les jours. Les oublier est à la fois une erreur stratégique et révèle une certaine dose d'inhumanité.

Le second article nous vient du bulletin SIStech de février 2004 qui accorde le tiers de son attention de mois-ci à l'accessibilité, en s'inspirant du dorénavant célèbre article d'Andy Budd, qui a été traduit dernièrement en ces pages par Normand Lamoureux, dans le cadre de l'initiative C² Contributions.

La bonne nouvelle, c'est qu'après plusieurs années à chercher la meilleure manière de promouvoir l'accessibilité, je crois que nous sommes enfin sur la bonne voie. J'ignore quelle est la première fois où vous avez été mis en face de ces principes, mais pour ma part, la toute première fois remonte autour du début 1999. À l'époque, les concepts mis de l'avant étaient beaucoup trop vagues pour me permettre de les intégrer. En fait, ce n'est qu'en 2001, alors que j'obtenais mon premier mandat de produire un site utilisable par la communauté aveugle, que la réalité d'une inéquité sur la Toile m'est apparue. Le problème, toujours présent à cette époque, s'avérait être l'angle par lequel toute la problématique était abordée.

Trop technique, trop pragmatique, trop réservée à l'élite des développeurs Web qui avaient la chance (ou la malchance) d'être conscientisés à la recherche inlassable de l'excellence dans le développement de leurs projets Web. Il n'existait rien dans l'argumentaire pro-accessibilité qui était susceptible de rejoindre ceux qui disposent du vrai pouvoir, les clients et les décideurs.

Aujourd'hui, le vent change. L'angle par lequel les promoteurs de l'accessibilité abordent la question a su être adapté pour permettre de rejoindre ces publics. Curieusement, cela coïncide avec l'éclosion d'une conscientisation à ces enjeux.

Continuons ainsi, nous sommes clairement sur la bonne voie. C'est uniquement par nos actions incessantes, notre volonté de toujours offrir un produit d'une qualité supérieure et notre désir d'un Web plus ouvert et utilisable que tous pourront un jour en profiter autant que nous. Autrement, plus nous vieillirons, plus nous seront mis à l'écart. Après autant d'efforts à accessibiliser le Web, reconnaissez que ce serait trop cruel d'en être un jour exclu pour de bêtes considérations de vieillissement ou d'handicap. Pourtant, c'est la seule manière de vraiment faire pénétrer l'importance de l'accessibilité dans la tête des gens... les mettre en face de leur propre détérioration corporelle.

Denis Boudreau | 2004.02.28 @ 23:47 | 6 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 27 février 2004
par Denis Boudreau

Sondage et prises d'opinion

Alors que le billet précédent est en voie de devenir celui ayant suscité le plus de réaction de la part des lecteurs dans toute la courte histoire de C² une question importante émerge de la réflexion et s'impose d'elle-même. Si vous demeurez à ce jour, malgré le matraquage médiatique opéré par la blogosphère des standards Web, un inconditionnel de MSIE, la question s'adresse à vous. Elle est toute simple :

Pourquoi continuez-vous de privilégier MSIE ?

  1. Pour m'identifier à la majorité
  2. Parce que Microsoft m'inspire confiance
  3. Pour l'universalité des sites existants
  4. Par simple habitude, tout simplement
  5. Les alternatives tardent à faire leurs preuves
  6. Une autre raison (veuillez développer svp)

Simple, oui, mais rigoureusement sérieuse tout de même. Pourquoi continuer d'utiliser un navigateur officiellement reconnu comme étant inférieur à la compétition, officiellement abandonné dans sa forme actuelle par son développeur, instable au niveau de l'application des normes et généralement décrié pour ses terribles trous de sécurité ?

Je suis vraiment curieux de connaître vos motivations. Vous me direz peut-être que ce n'est pas de mes oignons, mais je suis certain qu'il y a moyen de retirer une forme d'enseignement d'une discussion comme celle-ci. Loin de moi l'idée de partir ici une autre guerre de religion à la Mac vs PC, vous vous en doutez bien. Je voudrais simplement que la majorité silencieuse prenne le micro et présente, en ses mots, pourquoi MSIE demeure un choix positif pour naviguer le Web en 2004.

Une belle petite discussion donc, constructive, polie, argmentée et civilisée, entre adultes majeurs et vaccinés. Les trolls (que j'imagine déjà se frotter avidement les mains) sont priés de passer leur chemin et s'ils passent GO, de ne pas réclamer le 200$ auquel ils auraient normalement droit.

Denis Boudreau | 2004.02.27 @ 12:06 | 25 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 26 février 2004
par Denis Boudreau

Pour s'assumer pleinement

Plusieurs y ont pensé, plusieurs ont promis de le faire, mais rares sont ceux qui ont osé mettre leurs paroles à exécution. C'est le genre de discussion qui revient toujours, et trop souvent suite à des frustrations bien légitimes d'utilisateurs désireux de jouir de la liberté de choisir comment ils utilisent le Web.

D'une part, il y a tous ces sites à la qualité discutable, qui ferment irrémédiablement leurs portes à tout ce qui n'est pas MSIE et d'autre part, il y a de ces sites qui décident de ne plus accepter ce vieux navigateur et incitent plutôt leurs utilisateurs à faire l'expérience d'un vrai navigateur Web, ouvert et évolutif. J'entends déjà certains d'entre vous dire que c'est de la provocation inutile, brandir des statistiques et tout et tout, mais les arguments de Darken à cet effet tiennent tout à fait la route... C'est ce qu'on appelle avoir le courage de ses opinions.

Et si C² fermait ses portes à MSIE le dimanche ? Est-ce que ça aurait un impact positif sur la promotion du navigateur alternatif ? Que ce soit au profit de Mozilla, Opera ou un autre m'importe peu en fait. L'important, ce serait de promouvoir le libre choix et les alternatives existantes qui sont, de toutes manières, plus performantes. Comme je vous sais plusieurs à utiliser le navigateur de Microsoft sur C² (près de 45%), cela contribuerait-il à vous inciter à changer vos vieilles habitudes pour le mieux ?

Denis Boudreau | 2004.02.26 @ 00:04 | 55 commentaires | 2 trackbacksretour au début de la page

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mercredi 25 février 2004
par Denis Boudreau

La bêtise humaine ne connait aucune limite, le retour

Prenez une nation qui chante les louanges du culte de l'arme à feu vêtue d'un g-string qui tient avec des goupilles de grenades et inévitablement, vous créez une population prédisposée à la violence, même si celle-ci est relativement paisible. Dans un pays où plus de 11 000 personnes meurent chaque année des suites de blessures par balles, on aurait tendance à penser qu'une forme de conscience collective aurait tôt fait de les frapper de plein fouet.

En visionnant des documentaires comme "Bowling for Columbine" de Michael Moore, on se rend bien évidemment compte que la faculté de réfléchir est exclusivement réservée à une fraction de la population américaine. Avec la montée en flèche du patriotisme américain aveuglé par la soif de vengeance suite aux évènements du 11 septembre 2001, avec les derniers conflits armés en Irak et la charge avec laquelle l'administration Bush tente de présenter le tout de manière positive, il n'y a pas trop loin du sombre, mais percutant documentaire de Rudolf Steiner, "The Power of Will", qui faisait, au fort de la seconde grande guerre, une apologie spectaculaire de la nation allemande et de l'Allemagne nazie.

En parcourant un des quotidiens distribués gratuitement dans le métro de Montréal hier, je suis tombé sur l'article suivant qui, selon toute attente, est parvenu à repousser plus loin encore les limites de l'absurdité du comportement humain. Je vous laisse en savourer les perles, manquant de mots pour exprimer l'ampleur de mon dégoût :

Les américains en faveur des excutions télévisées

Les deux tiers des américains soutiennent le principe d'une retransmission des exécutions à la télévision, selon un sondage réalisé par la compagnie Harris Interactive pour la chaîne cablée américaine Trio.

  • Toutefois, plus de la moitié, soit 54%, disent qu'ils ne les regarderaient pas.
  • En revanche, 21% affirment qu'ils paieraient pour voir l'exécution d'Oussama ben Laden, instigateur désigné des attentats du 11 septembre 2001.
  • Un total de 11% des répondants se sont dits prêts à payer pour voir celle de l'ancien président irakien Saddam Hussein.
  • Harris Interactive a interrogé 1017 américains âgés de 18 ans et plus du 24 au 26 janvier. La marge d'erreur est de plus ou moins 3,1 point.

Pas surprenant, dans un tel contexte, que l'on considère Georges Bush pour le Prix Nobel de la Paix 2004. "Sivis Pacem Para Belum"... Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Incroyable quand même de constater que l'on est prêt à payer pour voir l'exécution d'un homme en direct à la télévision, mais on crie au scandale, à la morale et à la pudeur lorsqu'une bonne femme montre son sein droit au spectacle du SuperBowl. Essayez d'y comprendre quelque chose... ça doit être moi qui a un problème.

Denis Boudreau | 2004.02.25 @ 12:03 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Bleizig

mardi 24 février 2004
par Bleizig

Moteurs de recherche : la guerre est déclarée

A 21h30 (GMT-8) mardi dernier, les responsables de Yahoo! ont annoncé qu'ils avaient remis en place leur propre moteur de recherche, revisité, pour le site d'Amérique du Nord, les sites d'Europe et d'Asie devant suivre dans les semaines qui suivent. Ils mettent ainsi fin à 5 ans de coopération avec Google qui fournissait jusque là les résultats des recherches.

Le monde des sites de recherche sur la toile à vu se succéder au fil des années plusieurs leaders : Yahoo! créé en Avril 1994, puis Inktomi, Alta Vista ont connu leurs heures de gloire avant de laisser la place à Google, confortablement installé depuis le début de ce millénaire.

Jusqu'à ce jour, la rapidité de chargement des pages due à leur caractère minimaliste, la pertinence des algorithmes de recherche (parfois contestée, notamment avec le "Google bombing") et les temps de recherches minimes font de Google le moteur de recherche préféré des utilisateurs avec presque 80% des recherches effectuées : la moitié via leur site propre, et l'autre moitié via Yahoo et AOL.

L'entreprise derrière Google exploite cette position grâce à leurs liens sponsorisés qui lui permettent de se faire la part belle dans un marché estimé à deux miliards de dollars. En conséquence, beaucoup d'entreprises, de la plus petite start-up au géant de Redmond, investissent dans l'idée de construire le "Google killer" qui leur permettra de conquérir cette part de marché de plus en plus importante. C'est pourquoi Yahoo! propose son nouveau moteur de recherche basé sur Yahoo! slurp, récupéré lors de l'acquisition de Inktomi, plus performant et plus complet que les autres webcrawlers selon plusieurs spécialistes. Le site permet aussi aux entreprises de payer pour pouvoir être inclus plus souvent et en meilleure position. A noter que Google par opposition permet une très nette distinction entre les liens sponsorisés et les résultats. "Google's search results will continue to be objective and will not allow the financial motive to enter into the determination of relevance." clame Rosenberg, vice président de la compagnie.

Une autre voie très explorée pour contrer Google est celle du moteur de recherche sémantique qui permet de regrouper les résultats par concepts. Par exemple si vous recherchez 'Bull' ou 'Bulls' sur Google vous tomberez sur un mélange entre sport, animaux, boisson énergétique et entreprises côtées en bourse, un moteur sémantique permet de mettre de côté en un clic tous les résultats erronés. Quelques autres projets prévoient aussi de se baser sur le profil de l'utilisateur pour personnaliser les résultats.

A l'aube de l'entrée en bourse de Google, il sera intéressant d'observer comment le monde des moteurs de recherche va évoluer. Une affaire a suivre, bien sûr, sur C².

Bleizig | 2004.02.24 @ 06:28 | 9 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 23 février 2004
par Denis Boudreau

Maximiser l'usage des CSS

Si vous utilisez déjà les feuilles de style depuis un petit moment, il est probable que vous ayez déjà fait plus ample connaissance avec media="print". Cette sympatique combinaison d'attribut et de valeur vous permet de servir, pour l'imprimé, une version adaptée et optimisée d'un document Web existant sur votre site qui avait initialement été conçu pour être consulté en ligne. Si vous avez poussé l'expérience d'intégration un peu plus loin, vous vous êtes même rendus au point d'adapter votre présentation d'information pour faire disparaître à l'impression certains éléments de votre site qui n'ont plus leur raison d'être sur papier, comme par exemple, votre barre de navigation principale ou ce menu contextuel.

Les plus audacieux ont même peut-être appris à faire usage de la propriété display: none; pour dissimuler certains éléments dans une version qu'ils font afficher dans l'autre, comme par exemple, une image d'entête ou un message spécifique destiné aux utilisateurs d'un médium particulier, quel qu'il soit.

Comme c'est généralement le cas dans plusieurs domaines, avec la technologie CSS, il y a l'outil, et il y a ce que l'on fait avec. Pour repousser un peu les limites de votre imagination et découvrir en quoi CSS peut vous permettre de rehausser l'expérience des utilisateurs sur votre site, payez-vous une visite sur A List Apart, qui publie dans son édition 171 un article de Joshua Porter intitulé : "Designing for Context with CSS".

Parce qu'il est faux de croire qu'une vieille technique est automatiquement connue de tous. Joshua transforme ici une vieille astuce en une expérience utilisateur rafraîchissante et plutôt intéressante qui redéfinit le genre. Comme quoi qu'il est toujours bon de revenir aux sources et de réviser son matériel à l'occasion.

Denis Boudreau | 2004.02.23 @ 18:23 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 22 février 2004
par Denis Boudreau

CSS, prêtes à emporter

Nous retrouvons de plus en plus souvent sur le Web des ressources prêtes-à-emporter de CSS pour habiller des listes afin d'en faire des menus navigationnels absolument époustouflants. On n'a qu'à penser à l'étonnant Listomatic d'Ian Lloyd, ou le tout aussi impressionnant Listamatic de Russ Weakly. Bien que la manipulation de listes pour créer des menus navigationnels ne soit pas en soi quelque chose qui relève de la physique nucléaire, il va sans dire qu'un tel prémâchage de l'information est des plus bénéfique pour la sémantisation du Web.

Dans la même veine que ces excellentes ressources, je découvrais par hasard ce matin "The Imposter", une autre expérience de sémantisation probablement inspirée du CSS Zen Garden. À l'instar d'un fameux article de Mark Newhouse, publié l'année dernière sur A List Apart (et dont on a abondamment parlé par le passé), cette nouvelle ressource repousse une fois de plus les limites de ce qui peut être accompli avec une simple liste HTML.

À utiliser, à diffuser, mais surtout, à étudier, pour véritablement saisir la puissance des feuilles de style, et ainsi, un jour ne plus avoir besoin d'un support externe pour habiller vos listes.

Denis Boudreau | 2004.02.22 @ 18:52 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 21 février 2004
par Denis Boudreau

Quel avenir pour les weblogs pro-standards ?

Une discussion fondamentale (enfin, à mon sens) trouve présentement preneur chez Clément Hardoüin à propos de l'avenir réservé aux carnets Web destinés à la promotion des normes du W3C. J'accueille personnellement d'un très bon oeil ce genre de réflexions, l'abordant déjà depuis l'été passé avec Bleizig depuis sa première visite en terre québécoise. Je me souviens avec beaucoup de plaisir de cette discussion bien arrosée dans ma cour qui nous avait amené aux premières lueurs de l'aube, dans laquelle nous essayions de prévoir la direction vers laquelle le carnet Web devait évoluer pour se réinventer constructivement.

Je n'entends pas reprendre la discussion en ces lieux, ni même la maintenir en paralèlle, mais je vous convie plutôt à vous rendre chez Clément pour y prendre part et faire entendre vos impressions à ce sujet. Après tout, on y discute peut-être de l'avenir de certains de nos carnets Web, ou des sites phares de notre mouvement comme OpenWeb et Pompage. Bien sûr, on ne fait que ça, discuter ; ces idées n'engagent à rien de plus que de favoriser la réflexion et peut-être trouver ainsi un modèle de communication plus apte à promouvoir l'application des normes.

Votre petit C² s'inscrit dans la philosophie des carnets Web d'orientation collaborative, au sens où la volonté principale derrière le site est de créer une communauté active et participative de contributeurs d'idées et de savoir qui pourrait se contre-argumenter constructivement et ainsi, faire évoluer la connaissance sociale, tout en effaçant progressivement la notion de star system, associée à l'aspect narcissique du weblog.

À cet effet, il est clair qu'une fédération des idées me semble pertinente, mais comment s'assurer que l'utilisateur y gagne véritablement au change et que cette fédération ne favorisera pas seulement la visibilité des sites les plus en vue, au détriment des autres ? Dans un système idéal, il serait possible de réunir sous une même adresse la crème des billets, pour offrir une fenêtre d'information de qualité aux utilisateurs. Dans les faits, cela s'avère beaucoup plus compliqué, comme vous le verrez en vous rendant chez Clément.

Que pensez-vous de tout ça ? Est-ce trop tôt pour revoir un modèle qui jouit présentement d'une excellente côte de popularité ou justement, doit-on commencer à y réfléchir dès aujourd'hui pour être en mesure de le réinventer avant qu'il ne s'essoufle ?

Denis Boudreau | 2004.02.21 @ 08:48 | 9 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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vendredi 20 février 2004
par Denis Boudreau

L'avenir du Web sera-il syndiqué ?

Alors que j'en suis à me préparer tranquillement à donner une présentation sur les possibilités extraordinaires du format RSS au bureau, je réalise avec plaisir que de plus en plus de presse est attribuée à ce "nouveau" format qui, dans les faits, n'est pas aussi récent que l'on serait porté à le croire. Si bien peu de gens ont à ce jour entendu parler de syndication de contenus, encore bien moins savent que les premiers balbutiements du format émergèrent au début des années 90 dans les laboratoires de Netscape.

Une des principales raisons de l'engouement vis-à-vis RSS, mis à part l'impression de nouveauté qui obtient toujours la côte chez les plus geeks d'entre nous, est bien évidemment la promesse que le format pourrait remplacer progressivement le courriel pour les communications et ainsi opposer à la prolifération de pourriel. Si la perspective est intéressante, je crois humblement qu'il y a encore bien loin de la coupe aux lèvres, ne serait-ce qu'à cause de la complexité d'intégration des notions d'aggrégation pour les utilisateurs lambdas.

Enfin, en attendant que j'accouche de cette présentation qui, j'espère, pourra démystifier un certain nombre de choses pour monsieur et madame Toul'monde, je vous invite à aller lire un article de BBC News qui traite justement d'un avenir du Web passant par la syndication des contenus... un bon investissement de votre temps, à l'aube d'un autre week-end bien mérité.

Denis Boudreau | 2004.02.20 @ 15:12 | 6 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 19 février 2004
par Denis Boudreau

Webmonkey, 1996-2004

Lycos WebMonkey

Eh oui, une autre belle histoire qui prend fin cette semaine. Parmi la multitude des sites Web m'ayant lancé sur les traces du HTML et de la conception de sites Internet depuis mes premières heures dans le domaine, bien peu m'ont marqué comme l'avait fait à l'époque Webmonkey. Je me souviens encore avec émotion de mes premières lectures sur les tableaux HTML, les feuilles de style, ou encore, le HTML dynamique. Comme ce site aura su influencer mes premières croyances, mes premières décisions d'auteur ! Hélas, il semblerait que tout ce temps soit maintenant révolu.

Rédigé par l'auteur même d'un des premiers textes m'ayant, de souvenir, véritablement éveillé aux normes, l'annonce de la mort de Webmonkey n'est pas sans rappeler la fin de Netscape l'année dernière, mais surtout la disparition du site webReview qui un jour, sans crier gare, fut remplacé par l'ennuyeux Dr Dobbs. Cependant, d'une certaine manière, si je ressens de l'amertume à voir disparaître ces sites qui m'ont pour ainsi dire offert mes premières connaissances, je ne peux réellement regretter un site dont le contenu n'aura pas su évoluer avec les technologies et l'avènement des normes issues du W3C tout en adaptant en conséquence son contenu. Il n'y a qu'à lire l'avant-goût de la section portant sur les tableaux HTML (un exemple parmi tant d'autres) pour en constater la nature pathétiquement dépassée :

Tables - they're not just for spreadsheets anymore! HTML tables can add precision and complexity to your page layout. Discover the magic of these useful tags here.

Évidemment, pour un texte datant de 1996, c'était tout à fait compréhensible... mais ce type de contenu aurait du évoluer avec les années, surtout en considérant le fait que les articles sur les technologies récentes se sont enchaînés les uns après les autres. Enfin, pour le moment, webMonkey est toujours en ligne, mais il ne faudrait pas se surprendre de le voir, lui aussi, disparaître du jour au lendemain... et par conséquent, voir ainsi s'accroître la liste de liens morts dans mes archives.

Denis Boudreau | 2004.02.19 @ 23:20 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 18 février 2004
par Denis Boudreau

W3Qc fait à nouveau parler de lui

Logo W3Québec

À quelques jours à peine de cette prochaine rencontre, prévue pour le 23 février prochain dans les bureaux du CAMO, il semblerait que les choses soient de plus en plus enclines à bouger sur la scène du multimédia québécois. Réjouissons-nous en, l'année commence plutôt bien pour W3Québec, avec plusieurs projets en attente, quelques rendez-vous prometteurs et une première apparition sur le Web en tant que site autonome prévue pour bientôt. Comme le discours de l'accessibilité universelle fait tranquillement son chemin dans l'esprit des gens, nous assisterons prochainement à toute une révolution, je vous le garantis :

Les responsables du collectif W3Québec viennent de mettre en ligne un texte faisait le point sur les enjeux de l'accessibilité sur la Toile. Selon les auteurs, l'accessibilité Web a un impact positif en entreprise, aussi bien en termes de capital politique qu'en rapport au taux de rendement du capital investi.

À l'instar du Consortium W3, le manque à gagner de W3Québec est bel et bien l'apport d'un véritable designer Web qui pourrait orchestrer l'identité graphique du collectif. Si l'envie de vous investir avec nous à améliorer le panorama Web québécois vous tente et que vous possédez de solides aptitudes de design et de branding, n'hésitez pas à communiquer avec nous !

Denis Boudreau | 2004.02.18 @ 12:41 | 1 commentaire | 1 trackbackretour au début de la page

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mercredi 18 février 2004
par Denis Boudreau

Mozilla prend pied en Europe

Lancement officiel de Mozilla-Europe

Pendant que l'on fait un peu de ménage tout en se remettant péniblement de nos excessifs festifs de la veille, le monde lui, ne s'arrête pas de tourner :

Mozilla Europe est créée pour faire progresser les logiciels Mozilla en Europe

La Mozilla Foundation et les contributeurs européens au projet Mozilla ont annoncé le lancement sur site Web www.mozilla-europe.org et de l'organisation a but non lucratif Mozilla Europe, dont la vocation est de promouvoir et développer les logiciels Mozilla en Europe, tout en favorisant leur déploiement. Ces logiciels incluent en particulier le fameux navigateur Web Mozilla 1.6. Mozilla Europe a été créée par Peter Van der Beken et Tristan Nitot, deux contributeurs Mozilla, afin de mieux profiter de l'Europe en tant que source de contributeurs et d'utilisateurs de ce logiciel.

Suite du communiqué

Need I say more ? C'est un grand jour pour le projet Mozilla de voir enfin apparaître ce penchant européen du site américain. Voilà déjà tellement longtemps que l'on en entend parler (du moins par teasings interposés) ! L'expérience de Tristan et son équipe saura très certainement apporter à Mozilla une nouvelle lumière qui rejaillira sur la communauté du libre en France pour atteindre de nouveaux bassins d'utilisateurs, mais aussi partout sur le vieux continent.

Mes plus sincères félicitations vont bien évidemment à mon cousin Tristan qui, par sa détermination et sa passion du libre, nous démontre une fois de plus que lorsque l'on croit suffisamment fort à un projet, rien n'est impossible. Félicitations également à Sam pour un autre design rafraîchissant et efficace, qui s'inscrit parfaitement dans la lignée des dernières innovations graphiques de la Fondation Mozilla. Félicitations aussi à Olivier qui, par son expérience antérieure avec l'APINC et DotClear, sera habileté à manoeuvrer dans l'ombre pour faire de Mozilla-Europe un succès retentissant... mais plutôt que de féliciter un à un tous les membres de l'équipe, voyons plutôt qui ils sont et ce qu'ils y feront.

Enfin, et c'est là le plus beau de toute cette histoire, le lancement de Mozilla-Europe coincide également avec la sortie en français des populaires produits dont nous sommes devenus si friands. Téléchargez à satiété mes bons amis et distribuez-les à tous vents, ils sont faits pour ça !

Maintenant, s'il y a parmi vous, chers amis lecteurs, quelqu'un qui aimerait créer et surtout, véritablement mener à terme un truc comme Mozilla-Québec, je suis partant pour y apporter un certain support, bien que je sois déjà passablement occupé avec les activités reliées à W3Québec. Des volontaires dans l'assistance ? Il me semble que ça ne doit plus être bien difficile de faire démarrer tout ça. Maintenant que le terrain a été défriché  le contenu est là, les logiciels aussi, il suffit simplement de faire un tabac médiatique et de se connecter sur la grosse machine... avec un parrainage de nos amis Français, on devrait bien pouvoir y arriver ! Comme d'habitude en ce qui me concerne, trop de projets, trop de vision, mais pas assez de temps !

Par contre, le morceau est lâché ; Mozilla-Québec anyone ?

Denis Boudreau | 2004.02.18 @ 03:45 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 17 février 2004
par Denis Boudreau

CYBERcodeur a deux ans !

Joyeux deuxième anniversaireJ'ignore si vous avez remarqué, mais nous avons pris la peine de décorer un peu, car c'est jour de fête !

Quelques ballons ça et là, des confettis, deux trois guirlandes et c'est fou ce que le paysage change. C² saute à pieds joints dans sa phase du terrible two en célébrant l'avènement de son deuxième anniversaire en ce jour. Qu'on se le dise, l'enfant est prêt à tout, surtout à dire non aux technologies propriétaires et aux méthodes de conception du siècle dernier. Le voilà qui amorce une troisième année de vie, toujours plus motivé que jamais à promouvoir les standards du W3C et l'accessibilité universelle des contenus sur le Web.

Contrairement à l'année dernière, nous avons cette année toutes les preuves en place pour prouver que l'aventure C² débuta bien le 17 février 2002 ; les archives sont depuis un moment complètes, vous pouvez même aller fouiller nos caveaux pour y découvrir ce premier billet historique qui a tout déclenché !

En portant un regard vers le passé avec ces premiers billets, c'est fou de constater l'évolution par laquelle ce site est passé ; près de 1000 billets plus tard, des premiers "ga-ga-gou-gous" aux premiers pas, le voilà qui court et gambade partout sur la Toile ce cher petit ! Ah !, que d'émotions ! ;)

Allez, prenez-vous un morceau de gâteau, un verre de lait et un chapeau. Que la fête commence ! Il paraît même qu'il y aura des clowns tout à l'heure. C'est l'heure de s'amuser !

Denis Boudreau | 2004.02.17 @ 01:00 | 20 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 16 février 2004
par Denis Boudreau

Découverte du voisinnage immédiat

À ce que l'on raconte, l'herbe est généralement plus verte chez le voisin. Parfois, en contemplant le travail de débroussaillage colossal effectué quotidiennement par mes collègues blogueurs à propos de l'actualité des normes, je me dit que c'est tout à fait vrai. Il n'y a pas un jour qui passe sans que mon aggrégateur ne sonne l'alarme sur un sujet donné qui puisse être digne de mention. Dans la majorité des cas, l'absence de temps est la principale cause du passage au silence d'une nouvelle ou d'un événement. Le reste du temps, nous remettrons cela sur le dos de la paresse, ou plus bêtement encore, du désintéressement ou de l'incompréhension. Reconnaissons-le, ça arrive ces choses. On peut pas tout piger. Enfin, je parle pour moi.

N'empêche, si l'on m'avait demandé avant aujourd'hui de dresser le portrait de mon voisinnage virtuel, j'y aurais instinctivement inclu des adresses qui me sont très chères comme OpenWeb, Pompage, W3Québec, ConstellationW3, LinuxFR, Mozilla, le StandBlog, le SamLog, le WaSP, etc. Bref, tous ces sites qui, bon an mal an, continuent de pointer fidèlement sur C² et constituent la masse critique de nos referers ou plus simplement, à créer une convergence de traffic vers nos pages. Curieusement, à l'aube du second anniversaire de naissance de CYBERcodeur, je me dois de réaliser que je n'ai jamais vraiment visité mon quartier. Ou plutôt, que je n'ai jamais vraiment pris connaissance de qui y habitait.

À force de concentrer mes activités Web autour de la promotion des standards de manière quasi exclusive, je réalise avec une certaine satisfaction que j'en suis finalement venu à stigmatiser très sérieusement mon utilisation du Web et à en exclure une multitude de sites qui répondent peu ou pas à mes besoins... C'est normal, nous le faisons tous. Pour moi, le World Wide Web est principalement synomymique d'une communauté d'intérêt regroupée autour des activités émanant du Consortium W3. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas la définition du Web pour la majorité des gens que je connais !

Mon expérience est stigmatisée au point tel qu'il m'est parfois facile d'oublier que nous disposons tous de nos propres portes d'entrées sur la Toile et que l'environnement famillier des uns est bien souvent rien de plus que le dédale labyrinthique des autres. Comme il est facile d'oublier que ce n'est pas tout le monde qui connait mes sites de prédilection, qui partage ma vision du Web, qui s'intéresse aux mêmes sujets que moi !

Malgré tout cela, je ne fus pas si surpris d'apprendre que l'image mentale que je me faisais instinctivement de mon voisinnage virtuel était en fait, bien près de la réalité. Si vous souhaitez découvrir qui habite VOTRE voisinnage (on est jamais assez prudents, avec tous ces détraqués, ces pédophiles et ces maniaques qui vont et viennent librement en société), je vous propose d'aller tester le TouchGraph GoogleBrowser V1.01 , une application basée sur Java qui analyse les liens pointant chez vous pour déterminer qui sont vos voisins immédiats sur le Web.

Une excellente façon de vous éclairer sur la classification dans laquelle vous figurez ou, plus simplement, vous rassurer sur votre voisinnage. Heureusement, en ce qui me concerne, je suis maintenant rassuré ; je pourrai continuer à laisser mes enfants jouer dans le parc à côté cet été.

Via Clagnut.

Denis Boudreau | 2004.02.16 @ 16:34 | 18 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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dimanche 15 février 2004
par Denis Boudreau

Contourner les limites de MSIE

Ce n'est plus qu'un secret de polichinelle si vous êtes un habitué de C² et des sites auxquels nous faisons régulièrement lumière. Le navigateur Web le plus populaire de l'heure est également le navigateur le moins apte à interpréter correctement les documents Web usant des dernières innovations en matières de technologies Web. Parmi les nombreuses faiblesses en terme de support de feuilles de style dont souffre MSIE et par extension, ses millions d'utilisateurs, notons les règles de présentation comme min-width et max-width.

Jusqu'à tout récemment, les développeurs qui souhaitaient optimiser la lisibilité de leurs pages en utilisant ces règles afin de contrôler les dimensions minimales et maximales des zones de texte ne disposaient d'aucun réel outil fiable capable d'être appliqué convenablement par tous les navigateurs Web dignes de ce nom.

Bien que des navigateurs plus performants comme Mozilla et ses nombreux dérivés aient toujours été particulièrement aptes à interpréter les propriétés comme min-width et max-width, il en a toujours été tout autrement pour Internet Explorer sur lequel ces propriétés sèchaient platement. Résultat, ce type de propriétés n'a jamais connu le grand succès auquel il aurait normalement eu droit d'aspirer auprès des développeurs. Bien dommage car, comme le rapportent les experts en utilisabilité, un texte filant sur des kilomètres devient rapidement beaucoup moins facile à lire qu'un autre dont on limite la largeur. Considérant la popularité du navigateur vedette de Microsoft et le peu de popularité du min-width et max-width, pas surprenant que tout le monde s'entende pour dire que la lecture sur le Web n'est jamais très aisée.

Enfin, si l'on peut survivre aux trucs de passe-passe nécessaires pour contourner les faiblesses de l'indétrônable Internet Explorer, il est dorénavant possible de simuler ces propriétés CSS et par le fait même, redonner un peu de qualité d'affichage aux utilisateurs. Si le javaScript ne vous rebute pas trop (et dans ce cas précis, je n'y vois aucun problème d'accessibilité, compte tenu que son utilisation ne limiterait en rien un utilisateur ne supportant pas la technologie), vous pouvez aller lire l'article de Svend Tofte, qui explique justement comment simuler la propriété max-width chez MSIE.

Denis Boudreau | 2004.02.15 @ 20:50 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 14 février 2004
par Denis Boudreau

Pompage, édition de février

Heureusement qu'il y a encore deux ou trois braves pour garder le fort pendant que tous les autres indiens ont le nez ailleurs ! Avec quelques jours de retard certes, mais toujours dans les temps, Pompage publie son édition de février 2004 qui nous permet cette fois-ci de (re)découvrir une entrevue menée par Dave Shea pour le compte de WaSP avec Dan "SimpleBits" Cederholm suite à la refonte des sites FastCompany/Inc l'année dernière. C'était un article influent, qui présentait l'approche des standards Web sous un angle renouvellé. Ça demeure le genre d'entrevue qui vaut la peine d'être relue régulièrement, pour construire l'argumentaire et la gymnastique intellectuelle nécessaire pour bien vendre, et surtout défendre, les normes de manière constructive.

Nous en avions parlé en novembre dernier lorsque l'article était sorti dans sa version originale, mais c'est avec un plaisir redoublé que nous pouvons maintenant l'apprécier en français, grâce aux bons soins de Philippe Janvier, Samuel Latchman et l'équipe de relecture des Pompeurs Associés. Félicitations à toute l'équipe pour avoir encore une fois livré la marchandise. Encore une fois donc, un grand merci aux Pompeurs les plus fidèles et à Sam pour maintenir si efficacement la barre. C'est promis les copains, je vous consacre du temps bientôt puisque j'ai une traduction dans le four moi aussi.

Et pendant qu'on y est, l'occasion me semble bien choisie pour vous rappeler, chers lecteurs, que l'équipe de Pompage est toujours à la recherche de nouveaux contributeurs. Si vous avez envie de prendre le taureau par les cornes et participer à la diffusion de la connaissance et la traduction des idées de la langue de Shakespeare à la langue de Molière comme rédacteurs ou relecteurs, suffit de manifester votre intérêt. Nous sommes très accueillants et en plus, on ne mord pas ! :)

Denis Boudreau | 2004.02.14 @ 19:55 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Bleizig

samedi 14 février 2004
par Bleizig

Petits problèmes de cookies

CookiesVous avez peut-être été confrontés tout récemment à des problèmes de cookies, plus précisemment avec ceux qui s'occupent de se rappeler de vos choix pour la feuille de style (multi colonnes, plein écran, sérif/sans sérif, taille de la fonte). Ils ne fonctionnaient plus depuis hier mais le problème est désormais fixé.

Je suis désolé pour la gène occasionnée, si vous constatez encore d'autres erreurs, merci de me contacter. Bonne Saint-Valentin ;-)

Bleizig | 2004.02.14 @ 10:27 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 13 février 2004
par Denis Boudreau

Validateur HTML du W3C en français

Validateur W3C en français

Avec un titre comme celui-là, je suis à peu près assuré d'avoir votre plus complète attention. Et effectivement, ce n'est pas qu'un simple teaser, c'est le real thing comme diraient mes lointains cousins texans. Depuis quelques jours (et de moins en moins en version beta), il est possible de valider ses pages en français contre le système d'évaluation de la conformité HTML du W3C.

Si, si, vous avez bien lu. Vous en avez rêvé, quelqu'un l'a fait pour vous. Ze validateur HTML. Le seul, l'unique, le fantastique. Alors, à qui devons-nous cette superbe initiative ? À nul autre que Yan Morin, fidèle lecteur de C² et programmeur de son état qui s'est levé un matin avec l'envie un peu folle de relever le défi. Sans vraiment entrer en contact avec les responsables du validateur officiel, il s'est mis à la tâche, a épluché les documents, a surmonté les obstacles et pourfendu la bête. Ainsi, bien que le travail soit fait, il ne peut pour le moment être associé directement au W3C puisque ceux-ci ne l'ont pas encore approuvé. Néanmoins, le tout fonctionne très bien et, à moins de politicailleries internes, nous devrions pouvoir assiter à un arrimage des interfaces dans les prochaines semaines.

Malheureusement, tout n'est pas que rose dans cette histoire, il y a aussi une petite couche de brun. Comme l'application est hébergée chez Yan et que son serveur dispose de ressources limitées, le service accuse une lenteur non-négligeable. Soyez bons princes, une solution à ce problème poindra boientôt le bout de son nez. Mis à part quelques problèmes de très haut niveau, l'application fonctionne vraiment très bien. Je l'ai personnellement essayé plusieurs fois et tout semble à première vue normal. Allez y jeter un coup d'œil, mais de grâce, pas tous en même temps sinon le pauvre serveur en rendra pour son rhume.

Adaptation du design actuel

Je profite également de l'image associée à ce billet (en particulier de l'astuce du jour) pour vous faire remarquer que je suis à nouveau en train de jouer avec la typo sur le site ; il est d'ailleurs probable que vous vous en soyez rendus compte. C'est que Bleizig et moi avons mis en place deux nouvelles fonctionnalités dans la barre de configuration du site, qui vous permettent maintenant d'ajuster la taille du texte et la famille de police, dans le but de passablement adapter le design du site à vos différents besoins.

Ces changements annoncent entre autre chose chose le retour du Verdana, que je palie par du Bitstream Vera Sans pour les copains linuxiens du Helvetica pour les adorateurs de Mac. Et puisque, comme certains d'entre vous, j'ai d'assez bons yeux pour apprécier ma police petite, j'ai décidé de permettre de l'ajuster au goût pour ceux qui la préfèrent plus grande. J'ai fait mon possible pour arriver à des compromis entre tous les possibles, ce qui n'était pas toujours évident Vous me direz ce que vous en pensez. Ce n'est pas encore tout à fait au point, mais ça le sera bientôt. Si vous éprouvez des problèmes particuliers et durables avec l'interface, prière de nous en viser par les commentaires. Vous trouverez le panneau de configuration tout en haut de la page, à gauche (pour le moment).

Nous avons noté en particulier que le cookie ne demeure plus pour conserver vos préférences et que l'affichage par défaut n'est pas le bon. nous y travaillerons dès que nous aurons quelques minutes. Joyeuse paramétrisation !

Avec ces quelques bonifications, nous sommes fins prêts à passer au nouveau design, tout en récupérant les fonctionnalités mises en place dans celui-ci.

Denis Boudreau | 2004.02.13 @ 13:04 | 4 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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jeudi 12 février 2004
par Denis Boudreau

Nouveau validateur CSS

Un nouveau validateur CSS, offert par style-sheets.com vient de déferler sur nos ondes. Enfin, je dis vient de déferler, je devrais plutôt dire que je le découvre à l'instant puisque le site semble être actif depuis un moment déjà. En fait, pour tout dire, je découvre tout un site qui semble contenir énormément de matériel sur la technologie CSS : outils, FAQs, tutoriels, articles, etc. Sans oublier bien sûr des classiques, comme un réservoir de liens vers des mises en page CSS et autres bidules du genre. À explorer.

Denis Boudreau | 2004.02.12 @ 23:56 | 11 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 11 février 2004
par Denis Boudreau

La tyrannie de l'urgence

Comme tout bon doute qui vous assaille, celui de l'emprise corporatiste sur mon existence s'est déclenché sans crier gare. J'en étais à terminer la lecture de "La tyrannie de l'urgence" de Laïdi. Je me rapelle des faits comme s'ils s'étaient déroulés hier. Au sortir du métro, je me trouvai en face d'une affiche publicitaire du quotidien La Presse sur laquelle on pouvait lire tout simplement "Saisir le Présent". En temps normal, cette petite phrase ne m'aurait jamais interpellé, l'ironie voulant que je sois bien trop occupé à préparer l'avenir pour jouir du présent... Mais suite au constat du rythme effrené de mon existence auquel Laïdi venait de me confronter, ces quelques mots me firent l'effet d'une douche froide. Saisir le présent... voilà bien un luxe que je ne m'étais pas offert depuis longtemps.

En jetant un regard sur l'industrie dans laquelle j'oeuvre, force m'est de reconnaître que le privilège du présent nous a été sournoisement dérobé depuis belle lurette. Pressés sans relâche par l'obsession de livraison et l'incessante quête de rentabilité, nous en sommes venus à tout orchestrer en fonction d'optimiser la production du présent pour garantir un avenir qui ne servira au final qu'à remplacer le présent actuel par un présent éventuel, tout aussi résolument axé vers un futur qui nous échappera encore. Pourquoi courir si fort pour me rendre de A à B, si B n'est rien de plus que le point de départ pour une autre course, destinée à se rendre à C, D, E ?

Ainsi, dans un tel modèle, demain n'est pas la veille où nous recommencerons à prendre le temps de réfléchir à notre propre situation et à l'impact des technologies dans nos vies. Quel est notre gage pour l'avenir dans un tel contexte ? L'insatiable recherche de notre propre accomplissement professionnel, fait au détriment des valeurs auparavant sacrées de la famille et de l'implication dans la collectivité passent-elles dorénavant par un individualisme renouvellé ? Entre la réussite professionnelle chapeautée d'une retraite dorée à 50 ans et la dégradation de notre santé physique et mentale coiffée d'un infarctus à l'aube de la retraite, lequel choisir ? Les deux peut-être, pourquoi pas ? Dans une société aussi axée que la nôtre vers l'optimisation, ce serait normal de parvenir à réaliser tout ça en même temps.

Agir tout de suite et colmater au besoin plus tard ; voilà bien l'approche préconisée par la société contemporaine en général et l'industrie du multimédia en particulier. La préconisation d'une livraison rapide pour répondre à un besoin sans pour autant chercher à solutionner définitivement le problème. Une absence de vision à long terme, de pérennité. Combien d'entreprises ont injecté des sommes faramineuses dans les trous sans fonds du Web pour développer des présences corporatives sur la Toile, seulement pour se faire dire quelques années plus tard par leurs fournisseurs de service que dans le cadre de leur prochaine refonte, tout serait malgré tout à refaire ? Courir, toujours courir. Si au moins c'était pour se rendre quelque part, ce serait déjà ça de pris.

P.S. : Hummm... joyeux tout de même comme portrait. Compte tenu que je le rédige dans un moment de ma vie où j'ai la chance de pouvoir me réaliser comme jamais au sein d'une nouvelle équipe qui voit les choses autrement, faut pas me croire démoralisé, rassurez-vous. Perplexe peut-être, mais les pieds solidement callés dans mes starting blocks quand même ! Go hamster, go !

Denis Boudreau | 2004.02.11 @ 23:48 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 10 février 2004
par Denis Boudreau

La situation de l'accessibilité Web en entreprise

C² contributions : La situation de l'accessibilité en entreprise

Peut-être vous souvenez-vous de ce brillant plaidoyer rédigé le 19 janvier dernier par Andy Budd au sujet de l'accessibilité Web et des entreprises. C'était, à mon sens du moins, un texte charnière qui avait su s'inscrire dans un nouveau mouvement de prise de contact avec les décideurs, un mouvement faisant logiquement suite aux efforts déployés dans les dernières années à s'adresser à une communauté aux visées à priori plus techniques que stratégiques ou décisionnelles. Nous retrouvions véhiculés dans ce texte des concepts importants à propos de l'accessibilité universelle des contenus sur le Web qui, du coup, entrouvraient de nouvelles portes dans la conscientisation aux pratiques d'accessibilité.

Entrevoyant d'emblée beaucoup de potentiel dans ce texte, j'ai tout de suite su que j'avais envie d'y donner suite, de le voir traduit dans la langue de Molière et pourquoi pas, de le bonifier en amorçant la rédaction d'un document beaucoup plus exhaustif qui aborderait le sujet sous ce même angle, mais avec un agenda beaucoup plus ambitieux que le simple carnet Web... Mais évidemment, de par ma propension à trop vouloir en faire avec une plage horaire trop souvent limitée, je n'y serais pas arrivé seul. C'est ainsi que m'est apparu Normand "Paginus" Lamoureux, fidèle lecteur de C² et nouveau collaborateur W3Québec, qui a accepté de prendre la charge du projet et, dans une première phase, de le traduire pour notre bénéfice à tous.

C'est donc avec un plaisir non-dissimulé que nous vous proposons ce soir cette traduction du très excellent "The Business Case for Web Accessibility". En attendant que Paginus et moi développions ce projet plus exhaustif de document fleuve sur l'accessibilité universelle, je profite de l'occasion qui m'est offerte par cette première contribution pour inaugurer une nouvelle pratique, soit C² contributions, qui visera à vous permettre, chers lecteurs, de contribuer aux contenus offerts sur ce site en y soumettant traductions ou articles de votre cru (qui n'auraient pas principalement lieu d'être répertoriés chez Pompage ou OpenWeb bien sûr).

N'attendez pas que l'on vous invite, prenez l'initiative et proposez-vous sans plus attendre !

Denis Boudreau | 2004.02.10 @ 22:59 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 09 février 2004
par Denis Boudreau

Mozilla Fest, baptême de feu et lenteur de réseau

Introducing Mozilla FireFox 0.8

La grande nouvelle du jour, c'est bien sûr la sortie simultanée sur le portail de la Fondation Mozilla du navigateur FireBird 0.8 et de son compagnon de toujours, le gestionnaire de courriel ThunderBird 0.5. C'est donc dire que maintenant plus que jamais, l'étape psychologique de la version officielle 1.0 approche à grands pas ! Le moment n'est donc plus si loin où le produit déferlera offciellement sur le marché des navigateurs Web grand public. Parions que l'intégration d'un installeur pour la plateforme Windows aura certainement beaucoup à voir avec sa percée éventuelle.

J'aurais bien aimé vous dire à quel point les nouvelles moutures de ces logiciels sont merveilleuses, mais pour moi, impossible de me connecter sur mozilla.org aujourd'hui, et encore moins de télécharger les fichiers appropriés. Quel drame ! J'ignore si tout ce ralentissement que j'ai vécu sur le Web aujourd'hui était le fruit d'une déficience interne au bureau, d'un achalandage hallucinant sur les serveurs de la Fondation ou d'une nouvelle version de myDoom dont nous découvrirons la nature demain, mais le résultat est le même ; pas de nouveau navigateur pour Bibi aujourd'hui.

On m'a privé de mon bonbon et je suis passablement déçu. Dès que j'arrive à me connecter sur le FTP de Mozilla, je ramasse tout ça et je me fais un plaisir de l'installer sur mes postes de travail afin de passer en vitesse supérieure. Après tout, un renard, c'est pas mal plus malin qu'un moineau ; il y a donc forcément du nouveau dans cette mise à jour. Je me demande tout de même comment je vais faire pour arrimer la version 0.8 sur la version 0.7... me faudra t-il reconstruire tout mon profil avec la nouvelle mouture de FireMachin ?

Je dis FireMachin parce que honnêtement, on ne sait plus comment l'appeler ce navigateur. Depuis la version 0.8, il nous faut maintenant parler de "Mozilla FireFox" et non plus de "Mozilla FireBird". Encore un changement de nom, le troisième en moins d'une année, issu d'une sombre histoire de droit de propriété intellectuelle sur l'étiquette "FireBird" qui avait, à l'époque, remplacé "Phoenix" (que je continue de préférer parmi tous). À ce propos, je vous invite à aller lire la prose d'Éric Daspet à ce sujet, un billet très instructif datant du 26 avril 2003 sur la problématique entourant le choix du nom FireBird. C'est donc dire que ce nouveau patronyme, il fallait s'y attendre.

Quoi qu'il en soit, je vous invite à sauter sur FireFox, dont nous entendrons forcément encore beaucoup parler dans les prochains mois... jusqu'à ce qu'il change à nouveau de nom ? Alors là, on espère que non ! Ce qui est dommage, c'est que ce n'est certainement pas en diluant la masse des agents utilisateurs que l'on va parvenir à former une masse significative d'utilisateurs contre le raz-de-marée Internet Explorer.

Par contre, le nouveau branding du navigateur lui, est sérieusement impressionant. On sent que l'on commence à être en face d'un produit sérieux. Avec de la qualité devant et derrière, qui pourra lui résister ?

Denis Boudreau | 2004.02.09 @ 17:33 | 14 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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dimanche 08 février 2004
par Denis Boudreau

Pourquoi FireBird est mon navigateur favori

Non, il n'est pas parfait, mais il est définitivement le moins pire de tous, pour ne pas dire le meilleur (mais vous le saviez déjà). Avec la sortie imminente de la version 0.8 du navigateur Mozilla FireBird (certains semblent dire que c'est pour cette semaine), je vous propose un petit texte expliquant en 10 points pourquoi FireBird est définitivement le navigateur favori de Bobby van der Sluis et le mien par la même occasion et pour les mêmes raisons. La réflexion faite est très intéressante et présente une solide base argumentaire pour opposer le navigateur de Mozilla à ses principaux compétiteurs, notamment MSIE :

  1. Navigation par onglets ;
  2. Blocage des pop-ups ;
  3. Écran des options ;
  4. Léger et extensible ;
  5. Excellent support des normes ;
  6. Console JavaScript ;
  7. Extensions ;
  8. Gestion des mots de passe ;
  9. Ajustement de la taille de polices ;
  10. La saine compétition.

Et comme il n'est jamais mauvais de le rapeller, l'ami Emmanuel a rédigé, il y a quelques mois de cela, un tableau comparatif entre Microsoft Internet Explorer et Mozilla FireBird. Toujours d'actualité et éloquent, malgré le fait que le comparatif, conduit avec FireBird 0.6, commence à démontrer des signes de vieillissement.

Denis Boudreau | 2004.02.08 @ 22:23 | 8 commentaires | 2 trackbacksretour au début de la page

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samedi 07 février 2004
par Denis Boudreau

CSS-Depot, pour construire le Web autrement

Une nouvelle ressource, CSS-Depot, pour s'inspirer dans la conception de modèles de mise en page basées sur l'utilisation massive des feuilles de style au détriment des vieux tableaux HMTL. Bien qu'il existe déjà une bonne dizaine de ces ressources sur le Web, c'est avec plaisir que nous en accueillons une autre... en anglais. À quand l'un d'entre nous prendra t-il l'initiative d'en créer une en français, avec les explications d'accompagnement pour les débutants qui souhaitent se lancer dans l'aventure CSS ?

Denis Boudreau | 2004.02.07 @ 21:28 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 06 février 2004
par Denis Boudreau

Un moment de détente

Un moment de détente

Le week-end pointe le bout de son nez, vous n'avez plus du tout envie de travailler. Je vous comprends. Pourquoi ne pas prendre quelques minutes pour évaluer votre moyenne au bâton ? Enfin, une bonne utilisation de Flash ! Bon, je vous quitte, c'est l'heure d'aller prendre une bière bien méritée avec les pottes du bureau.

7 février 1h37 am : Une série d'essais supplémentaires au bâton me permettent de marquer un magnifique 593.5, soit 0.5 de plus que le score affiché précédemment sur ce billet. C'est fou ce que je m'amuse. Trop même je dirais, ça devient inquiétant. :) 7 février 8h48 am : Alors là, rien ne va plus !

Rocket up the Arse

Denis Boudreau | 2004.02.06 @ 17:00 | 23 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 05 février 2004
par Denis Boudreau

Embrouilles au validateur CSS

Alors, il est brisé ou pas ? Selon toutes vraisemblances, oui, il le serait. Inutile donc de paniquer et de monter aux barricades, le W3C n'a pas prit sur lui de se radicaliser en ne supportant plus du jour au lendemain les fameux tours de passe-passe qui nous ont permis, il y a quelques années, d'abandonner progressivement le design basé sur les imbrications de tableaux HTML pour le remplacer par la conception CSS par blocs.

Depuis quelques heures, le validateur CSS du W3C fait des siennes et refuse systématiquement de confirmer la validation de toutes feuilles CSS utilisant le célèbre hack du modèle de boîte de Tantek Çelik. Erreur humaine ? Il est fort probable que oui, comme le déduisent efficacement Zeldman et Shea. Je vous invite à aller lire ce qu'ils en pensent, c'est vraiment très instructif, notamment au niveau du box model hack.

Bien que personne ne puisse encore l'affirmer à 100%, chose certaine, l'affaire fait beaucoup jaser. Certains vont même jusqu'à remettre en question les raisons qui ont motivé Tantek à avoir recours aux propriétés des CSS aural pour berner notre bon ami MSIE, dans sa mauvaise interprétation du modèle de boîte... Et en effet, la question se pose. Quoi qu'il en soit, le service de validation refuse dorénavant systématiquement de reconnaître la conformité d'une feuille de style si cette dernière est appelée par un type de média spécifique, comme par exemple, le screen ou le projection. Ainsi donc, si vous êtes un amateur de hacks pour réaliser vos mises en pages par feuilles de style, il est possible que tout à coup, votre validation en ait prit pour son rhume. Mal ne vous en prenne, si c'est effectivement une erreur du validateur, le tout rentrera bientôt dans l'ordre. Il n'y a donc pas lieu de s'affoler, ou d'investir de gros efforts dans la recherche d'une solution de rechange. Du moins on l'espère.

Oh !, et avant de jeter la pierre aux développeurs du validateur CSS, rapellez-vous que l'outil est est maintenu par des volontaires débordés de boulot qui ont beaucoup de pain sur la planche. L'indulgence, comme toujours, sera le meilleur gage de notre reconnaissance pour cet outil autrement impeccable. Zeldman marque toutefois un point en soulignant l'importance de maintenir à tout prix cet outil irréprochable.

Au fait, dîtes-moi franchement, me qualifieriez-vous comme étant de mauvaise foi si je vous disait que tout cela ne serait jamais arrivé avec le recours aux commentaires conditionnels plutôt qu'aux hacks ? ;)

Denis Boudreau | 2004.02.05 @ 17:04 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 04 février 2004
par Denis Boudreau

Rénovations en vue ?

Un vent de rénovation

Le temps serait-il venu de repenser un peu le design de C² ? Il me semble que ça ferait du bien un peu de changements de couleurs... Sommes-nous sur le point de retomber (encore) en redesign public ? Ça pourrait être une façon comme un autre de célébrer le deuxième anniversaire de CYBERcodeur.net, qui approche à grands pas !

Denis Boudreau | 2004.02.04 @ 00:00 | 8 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 03 février 2004
par Denis Boudreau

Du Web jetable au Web durable

AgentSolo : Du Web jetable au Web durable

J'ai le plaisir et l'honneur d'inaugurer ce mois-ci une nouvelle chronique dans les bulletins mensuels du site agentSolo.com, un portail dédié à l'échange et au recrutement de services professionels. Cette chronique, portant sur les standards Web, me permettra d'y rejoindre un bassin assez important de décideurs en entreprises et de développeurs Web afin d'initier tout ce beau monde aux avantages induits des standards Web dans une approche de conception Web normalisée, basée sur les normes issues du Consortium W3.

Le premier article, rédigé le mois dernier, sortait donc aujourd'hui. Inspiré des écrits de Zeldman et de mon expérience avec l'industrie québécoise du multimédia, cet article et ceux qui suivront à tous les mois s'efforceront de mettre en lumière une méthodologie de conception digne du XXIe siècle. J'espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que jen ai eu à l'écrire. Par contre, habitués que vous êtes aux propos que se tiennent ici, il est probable que l'article ne vous apportera toutefois rien de neuf. Remarquez, ce sera toujours l'occasion de finalement me voir la fiole.

J'entends déjà certains d'entre vous me demander si c'est une formule valable pour l'excellentissime OpenWeb... Je l'espère bien, car ce sera une façon intéressante de déborder du cadre québécois et de produire du contenu régulièrement pour la section décideurs. L'avenir nous le dira.

Denis Boudreau | 2004.02.03 @ 17:08 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 02 février 2004
par Denis Boudreau

La bêtise humaine ne connaît aucune limite

"Tuez un homme vous êtes un assassin, tuez-en des millions et vous êtes un conquérant." Vous connaissez peut-être cette déclaration célèbre, qui a été prononcée il y a un bon moment par un je-ne-sais-plus-qui certainement tout aussi célèbre. Curieusement, c'est la première idée qui m'est venue à l'esprit ce matin en lisant un article dans le journal. Je me permets de vous en retranscrire un bout, c'est vraiment trop hallucinant.

Bush et Blair proposés pour un prix Nobel de la paix

Les mises en candidature pour les nominations en vue du prix Nobel de la paix 2004 sont terminées depuis hier. Jusqu'à ce jour, parmi les candidats connus à la succession de Shirin Ebadi, on retrouve le président américain George Bush, le Premier ministre britannique Tony Blair et l'Union européenne. <couic />

Un nouveau record de participation a été inscrit l'an dernier avec 165 nominations pour le prix, qui est allé à l'avocate et militante iranienne desdroits de l'Homme Shirin Ebadi. Quant à Bush et Blair, ils sont proposés depuis plusieurs années par l'avocat norvégien Jan Simonsen. Ce membre du parti du progrès estime qu'en renversant le dictateur irakien Saddam Hussein, ils ont réduit les risques d'utilisation des armes de destruction massive (dont aucune n'a été trouvée en Irak) au Moyen-Orient et qu'ils ont posé les fondements de la démocratie.

Dîtes-moi franchement, est-ce moi qui a un problème ? De toutes les façons que je regarde cette nouvelle, je la trouve aussi révoltante qu'indécente. Il y a comme un truc qui sonne atrocement faux dans l'équation Bush + prix Nobel de la paix.

C'est Gandhi et le Dalaï-Lama qui doivent s'en prendre plein la gueule. On raconte que si la marmotte voyait son ombre aujourd'hui, on trouverait (enfin) des armes de destruction massive chez les producteurs de Loft Story. Un prix Nobel de la culture à Guy Cloutier ?

Denis Boudreau | 2004.02.02 @ 21:38 | 8 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 02 février 2004
par Denis Boudreau

De l'intérêt des commentaires conditionnels

Connaissez-vous les toutes dernières astuces à la mode, soit les commentaires conditionnels de Microsoft ? Ce sont de tous petits bouts de commentaires HTML (finement apprêtés à la sauce propriétaire) qui permettent, lorsque présentés à un navigateur qui en est friand, d'en corriger les nombreux manques à gagner en terme de respect des normes (notamment au niveau des CSS) sans pour autant faire souffrir les autres agents utilisateurs dans le processus. En d'autres termes, de limiter sans trop de casse le nombre de hacks incompréhensibles qui doivent être utilisés normalement pour atteindre la "pixel-perfection"... en autant que vous ayez la mauvaise habitude de faire cohabiter CSS et HTML dans le même fichier.

Que du bonheur en apparence. Les avis sur la question sont évidemment partagés. Fouillons un peu plus en profondeur pour se faire une tête à leur sujet.

Mettons-nous en contexte

YoGi et Jean-Marc abordaient la question aujourd'hui par blogs interposés, y allant tour à tour des raisons leur faisant croire que ces astuces sont soit bonnes, soit mauvaises. Comme rien n'est jamais complètement noir ou complètement blanc, je vous invite à aller lire tout ça. Si, si, allez-y, je vous attends.

Cette pause est commanditée par Heineken, la bière qui respecte les standards du Web et ceux qui les mettent en pratique...

Bon, vous re-voilà. Maintenant que vous avez pu vous faire une idée de la question, il y a fort à parier que les avis sont partagés. Aux premiers abords, j'ai eu tendance à penser comme Jean-Marc et dire que ce n'était pas terrible et que ça ouvrait la porte à toutes sortes d'abus et d'entorses à un code que l'on souhaiterait bien structuré et exempt de duplications inutiles. Mais à force de réfléchir à cet exemple qu'il donne des appels multiples de feuilles de style, j'y vois un avantage énorme qui semble avoir été sous-estimé jusqu'à présent dans le débat. Un truc suffisamment important pour que je recommande ces fameux commentaires conditionnels à certaines de mes connaissances.

Clause de non-responsabilité

C'est évident qu'au départ, tout ce qui est hack est condamnable. Dans un monde idéal, on n'aurait pas à en faire et tous les agents utilisateurs fonctionneraient selon un modèle standardisé. Comme ce n'est évidemment pas le cas, il faut reconnaître qu'à deux maux, il importe souvent de choisir le moindre. Si on se place dans un contexte de production normal, je trouve que les commentaires conditionnels peuvent devenir drôlement utiles pour limiter les dégats. Je m'explique.

Attention ! Généralisation en vue !

L'intégrateur moyen en agence, celui qui construit les sites publics et les sites les plus en vue sur le Web, est rarement un expert des technologies Web. Dans la majorité des cas, c'est simplement un développeur qui fait son possible avec les contraintes et les limites qui sont siennes pour produire son travail au meilleur de ses capacités, dans les temps les plus courts. Toujours dans la majorité des cas, c'est également un développeur peu disposé à se casser la tête sur un problème, pas forcément par mauvaise volonté, mais plutôt par la force des choses. On le paie pour produire et par définition, qui dit "produire" sous-entend généralement "le plus vite possible". L'intégrateur a rarement le temps de se lancer en recherche et développement. Il doit sortir son site sans attendre, car le prochain attend déjà sur le coin de sa table.

De ce fait, bien peu d'entre eux jouissent du luxe de faire l'effort supplémentaire de chromer leur travail, se contentant souvent d'un rendu en acier inoxydable en apparence bien satisfaisant. Dans leurs boîtes à outils, ils disposent d'une arme très efficace pour contrer les problèmes de disparité entre navigateurs : le javascript (propriétaire). Et vous le savez aussi bien que moi, les intégrateurs ne craignent pas de l'utiliser.

Ainsi, lorsqu'ils arrivent à un point où ils sont incapables de hacker convenablement leurs feuilles de style, ceux-ci deviennent très rapides à "sniffer" l'agent utilisateur du client pour servir une CSS approprié par navigateur.

Culminons, puisqu'il le faut bien

En bout de ligne, on obtient tout de même les résultats dont Jean-Marc souhaite nous préserver, c'est-à-dire une panoplie de feuilles de style à 95% identiques, mais qui diffèrent uniquement sur la taille des fontes, ou le positionnement absolu des principaux éléments. Tous ces fichiers se dupliquent, principalement par la méconnaissance des technologies par l'intégrateur, ou le mauvais support de celles-ci par les navigateurs. On retrouve une feuille pour chacun des principaux navigateurs, sous chacunes des principales plate-formes, tout ça savamment géré par un Javascript qui ne fonctionnera évidemment pas pour tout le monde.

Tant qu'à devoir vivre avec cette pratique, pourquoi ne pas promouvoir les commentaires conditionnels ? En quoi sont-ils moins recommandables que le fameux @import pour berner Netscape 4 ?

Car à mon sens (corrigez-moi si je me trompe), ils n'ont rien de vraiment méchants ces commentaires conditionnels... pour tous les navigateurs sauf MSIE, ils ne sont que de vulgaires commentaires HTML. Peut-on vraiment parler de hack à ce moment ? Est-ce que je hacke mon site, lorsque je commente dans mon code la raison d'être de tel ou tel div ?

Note : les prochains billets seront moins longs, c'est promis !

Denis Boudreau | 2004.02.02 @ 17:41 | 7 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

dimanche 01 février 2004
par Denis Boudreau

Statistiques de fréquentation de C²

Statistiques de fréquentation de C²

Je l'avoue, de manière générale, je ne regarde pas mes logs autant que je le devrais. Cependant, je crois connaître assez mon bassin de visiteurs pour savoir que vous êtes de plus en plus majoritairement convertis à la suite Mozilla ou tout au moins à un produit dérivé du moteur de rendu Gecko comme par exemple, FireBird ou Camino. De manière générale, je sais que mes statistiques recencent généralement près de deux fois plus de Gecko que de MSIE, ce qui, vous le devinerez sans peine, me fais toujours un peu plaisir...™

En somme, cette pseudo-connaissance me suffit largement pour conclure que les statistiques globales présentées au grand public ne représentent jamais pleinement la réalité vécu par tous. J'ai souvent vécu des cas similaires avec mes clients qui, selon toutes attentes, avaient encore à composer avec un pourcentage surprenant d'utilisateurs toujours enchaînés à Netscape 4. Nous ne le dirons jamais assez, les statistiques globales ont les défauts de leurs qualité, c'est-à-dire qu'elles ne sont représentatives que de la globalité, alors que ce qui nous intéresse généralement, c'est la spécificité. En l'occurence, la nôtre bien entendu !

L'envie m'a donc prise cet après-midi d'aller consulter mes logs, suite à une semaine d'achalandage particulièrement éprouvante grâce à la sortie relativement médiatisée chez linuxfr de la traduction de Seybold. Et là, oh surprise ! Tout à coup, la vapeur est renversée. Voyez plutôt à quoi resssemble le paysage des navigateurs Web chez cybercodeur.net aujourd'hui :

Stats pour la semaine du 25 janvier 2004
Rank Product Accesses % Visits %
1 MSIE 6.0 237,004 41.85 6,940 23.91
2 Netscape 5.0 234,739 41.45 9,986 34.40
3 MSIE 5.0 41,012 7.24 2,018 6.95
4 Konqueror/3.1 14,889 2.63 544 1.87
5 Opera/7.23 4,852 0.86 159 0.55
6 Netscape 4.0 4,277 0.76 1,409 4.85
7 Googlebot/2.1 3,666 0.65 1,141 3.93
8 Wget/1.8.2 2,699 0.48 22 0.08
9 Wget/1.9.1 2,367 0.42 7 0.02
10 Netscape 3.0 2,016 0.36 352 1.21

Tout ce que ça a pris pour renverser radicalement les canons de la Vérité, ce fut une mention sur un site qui a attiré quelques 9000 visiteurs en une journée. Deux années d'orientations statistiques, modifiées en une seule semaine par les répercussions heureuses d'un article provenant d'un autre site à fort achalandage. Comme quoi qu'il ne faut pas croire tout ce que les statistiques nous disent et prendre ça pour de l'argent sonnant. Dans quelques semaines, quand la poussière sera retombée et que linuxfr ne dirigera plus grand monde sur C² Gecko redeviendra le navigateur le plus populaire en ces pages et les statistiques seront à nouveau faussées. Après tout, selon ma propre enquête, les statistiques globales du Web seraient plus de l'ordre de ceci.

Pour ceux qui se posent légitimement la question, pour arriver à ces chiffres, j'avais à l'époque fait un savant calcul de moyenne à partir d'une demi-douzaine de sources réputées dont :

Il y en avait deux ou trois autres également, mais je ne les retrouve malheureusement plus. L'exercice serait d'ailleurs à refaire en date d'aujourd'hui et évidemment, ne pourra jamais être parfaitement fiable. Alors, qui devez-vous croire pour déterminer votre ligne de tir ? OneStat ? The Counter ? Moi ? Vos propres logs ? Vous connaissez déjà la réponse, j'en suis convaincu.

Aucune de ces réponses. Opter pour quelques navigateurs populaires, c'est opter pour un modèle de conception qui est aujourd'hui dépassé. Laissez donc tomber ces statistiques qui ne veulent rien dire une fois pour toutes et codez plutôt vos sites et ceux de vos clients en harmonie avec les standards Web ; comme ça, eux aussi pourront accueillir sans problème des utilisateurs de Netscape 3.

Denis Boudreau | 2004.02.01 @ 21:26 | 12 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page