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archives de janvier 2004

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samedi 31 janvier 2004
par Denis Boudreau

Protégez-vous ! frappe dans le mille

Certains d'entre vous se rapelleront peut-être de la conférence de presse à laquelle j'avais participé au nom du W3Québec dans le cadre de l'étude sur l'accessibilité des sites québécois de la Fondation des aveugles en décembre dernier. À ma grande déception, mais selon toutes attentes, l'évènement avait suscité bien peu d'intérêt de la part des médias, avec seulement une mention de la part de Bruno Guglielminetti le jour même, et quelques rares points de presse dans les jours qui avaient suivis. Rien de surprenant, quand on considère qu'aucun journaliste n'avait daigné s'y pointer.

Alors que je ne croyais presque plus à la possibilité d'un peu de lumière sur ce dossier, voilà enfin un premier grand résultat à sortir de ce magnifique effort de prise de conscience sociale. C'est au magazine Protégez-Vous ! que nous le devons puisqu'il sort ce mois-ci une évaluation des services bancaires en ligne au Québec. Et puisqu'ils font bien les choses chez PV, ils ont bien entendu adroitement établi un paralèlle avec le travail titanesque qui avait été accompli par Jean-Marie D'Amour et son équipe, que nous avions eu l'honneur d'épauler pour l'occasion.

Je vous file un bout de l'analyse, qui porte justement sur l'aspect accessibilité universelle de ces sites qui, doit-on le mentionner, échouent tous plus que lamentablement à offrir aux personnes handicapées (mais aussi aux populations vieillissantes), des outils adaptés à leurs besoins :

Fermé aux handicapés

Quel énorme avantage pour les personnes dont la vision, l'audition ou la mobilité sont réduites que de faire leurs transactions bancaires sans sortir. Encore faut-il que les développeurs de sites aient pensé à elles. Plusieurs pays ont pris des mesures pour leur assurer un accès adéquat à Internet. Un programme international du World Wide Web Consortium (W3C) par l'entremise de la Web Accessibility Initiative (WAI) a développé des lignes directrices pour les concepteurs et développeurs de programmes afin qu'ils créent des sites adaptés.

Dans le cadre d'une évaluation de 200 sites Internet québécois, une initiative de la Fondation des aveugles et de ses partenaires (l'Institut Nazareth et Louis Braille, et W3Québec), une équipe d'évaluateurs a testé l'accessibilité des sites bancaires aux personnes handicapées selon les critères du W3C. Les résultats complets de l'étude sont publiés au www.accessibiliteweb.org/banques

Des logiciels pour traduire du texte en son ou en braille aident les personnes qui ont des problèmes de vision. Il est nécessaire alors que les images d'un site et les informations sonores aient un texte de remplacement qui puisse être traduit en son ou en braille et lu par la clientèle visée. Les sites où il est difficile de naviguer sans souris constituent un problème pour les personnes qui ont une incapacité motrice. Un langage complexe, des contrastes faibles, de petits caractères et des consignes basées sur la couleur uniquement nuiront à beaucoup d'utilisateurs. Plusieurs de ces critères ne valent pas que pour les personnes handicapées : il faut garder en tête que la population vieillit.

L'évaluation de l'accessibilité des sites bancaires aux personnes handicapées donne des résultats navrants. Les banques devraient investir pour remédier à ce problème. Tous les usagers en bénéficieraient.

Décidément, tout ceci fait bien plaisir à lire. Reste à voir si le public finira par mettre une certaine pression sur les personnes concernées afin d'améliorer la qualité de leurs services en ligne. Personnellement, je sais bien que si j'étais à la tête des services Internet d'une de ces institutions financières, je commencerais sérieusement à brasser du monde... et à remettre en cause soit la compétence de mes fournisseurs. Ou du moins, leur capacité à bien cerner l'ampleur de leurs responsabilités face à un service qui se doit tout d'abord d'être orienté à satisfaire leurs clients et non les lubies des actionnaires, coupés de la réalité et bien protégés du petit peuple par les murs d'ivoire de leurs grandes tours à bureaux.

Denis Boudreau | 2004.01.31 @ 09:58 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 31 janvier 2004
par Denis Boudreau

Standards Web pour tous les goûts

Plus l'idée d'une promotion des standards du Web et d'une nouvelle approche méthodologique basée sur les normes issues du W3C trouve preneur dans la communauté de développeurs, plus on découvre de sites voués à la mise en plan de cette nouvelle philosophie de conception. Autant on ne disposait à l'époque que du NYPL Guideline de Bickner et Zeldman pour nous aiguiller en ce sens, autant on retrouve de plus en plus de sites de qualité portant sur le sujet aujourd'hui. C'est donc dire à quel point la philosophie prend place.

Si l'information qui est compilée sur tous ces sites est toujours sensiblement la même, ce qui fait la richesse de toutes ces plate-formes, c'est justement la voix de leurs auteurs. Chaque expérience devient unique et par le fait même, enrichissante autant pour le développeur qui s'initie au paradigme qu'au décideur qui cherche à rentabiliser son investissement dans les hautes technologies Internet. Le vent tourne inexorablement et par le fait même, le Web s'approche tranquillement d'un état d'assainissement qui lui (nous) permettra d'aller plus loin encore avec notre utilisation du médium...

Ainsi, dans les dernières semaines, je suis tombé sur deux sites anglophones voués aux normes qui m'ont particulièrement plu. Le premier, Standardize, adopte une ligne rédactionelle orientée principalement vers le développeur Web, tandis que le deuxième, Keys to Modern Web Design, adopte une approche plus axée sur les décideurs en entreprise. Est-ce à dire que tous les profils d'internautes et d'utilisateurs peuvent commencer à y trouver leur compte ? Tout à fait.

Denis Boudreau | 2004.01.31 @ 04:16 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 30 janvier 2004
par Denis Boudreau

Zeldman : Sous les projecteurs

Vendredi matin, une furieuse odeur de week-end flotte dans l'air. Si vous avez une bonne demi-heure devant vous avant de vous attaquer à vos obligations, je vous propose d'aller lire une entrevue plutôt intéressante avec "Mister Z", j'ai nommé le légendaire, l'influent, l'incontournable Jeffrey Zeldman, réalisée le 13 novembre dernier. Zeldman y fait un survol de son arrivée en carrière, la création du Web Standards Project, du magazine A List Apart et dévoile plusieurs autres petits faits divers qui ont parsemé son parcours de rock star des standards du Web. Excellent pour le voyeur qui sommeille en vous. On y découvre même quelques petites leçons de vie, comme celle de la moustache de monsieur Meteski.

Rien pour révolutionner le monde ou empêcher la Terre de tourner, mais je me dis que si le "Dernière Heure" peut vendre des milliers de copie expliquant la rupture du petit couple gagnant d'Occupation Double, je peux bien pointer une xième entrevue avec Jeffrey Zeldman. À chacun son truc.

Denis Boudreau | 2004.01.30 @ 08:08 | 0 commentaire | 1 trackbackretour au début de la page

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jeudi 29 janvier 2004
par Denis Boudreau

Retour(s) sur un plaidoyer

En réponse à la réponse de Xavier, suite à ma critique sévère du plaidoyer sur les standards Web rédigé par le Journal du Net la semaine dernière :

Commentaire laissé chez Xavier :

Hummm... je savais depuis le début que je regretterais d'une certaine manière de te reprendre sur ce coup là et c'est justement pourquoi j'ai tant hésité avant d'en parler. Je ne pouvais être 100% enthousiaste et pourtant, j'aurais tant aimé l'être à la lecture du plaidoyer du JdN. Bien placé pour savoir que l'article serait reçu avec une certaine critique par la communauté évangéliste, je l'ai abordé moi-même d'un oeil critique. Trop peut-être, considérant le public visé qui n'est pas majoritairement composé d'experts. C'est un point sur lequel je ne me suis pas assez appuyé à la lecture de ton billet et rétrospectivement, je comprends tout à fait le contexte.

Tous ceux qui ont un jour été relus et (mal) coupés par un réducteur en chef vous le diront ! La critique est facile et l'art, difficile ! ;)

Jerome et toi aviez donc flairé les mêmes faiblesses que nous. C'est donc dire qu'elles étaient réelles. Dans d'autres cas, j'aurais pu démolir les textes sans trop de remords. Ici, avec le tien, je n'ai eu aucun plaisir à le faire, même après avoir enfilé une douzaine de paires de gants blancs. Comme on dit, qui aime bien châtit bien !

Premièrement j'hésitais parce que je tenais à saluer l'effort de ton article qui à priori, donnait beaucoup de visibilité aux standards. Cette fenêtre inespérée et appréciable, malgré quelques dérapages, demeurait positive pour l'internaute moyen s'initiant par le fait même aux standards du Web et qui n'était pas forcément habileté à faire la part des choses ou à noter les inexactitudes...

Deuxièmement, parce que je respecte l'ampleur du travail que tu abats sur une base régulière. Je sais à quel point produire du contenu peut être difficile et exigeant certains jours. À lire ton post-mortem, je constates que tu étais justement sur un de ces jours, probablement conscient qu'une meute d'enragés (ça c'est nous) serait là pour évaluer.

Parfois, à trop vouloir forcer un texte, le résultat qui en sort n'est pas à la hauteurs de nos espérances. Enfin, je suis content de voir ce "behind the scene" qui en dit beaucoup sur le contexte de production du plaidoyer.

J'espère seulement (et c'est ce qui justifiait ma réticence initiale) que cette mésaventure ne sera pas une raison suffisante pour ne plus aborder le sujet.

Au plaisir de te relire sur ce sujet ou un autre et sans rancunes j'espère !

Alors cher ami, on se serre la main et on passe à la prochaine histoire ? :)

Denis Boudreau | 2004.01.29 @ 07:17 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 27 janvier 2004
par Denis Boudreau

Une apologie de la société de l'information ?

À première vue, la société de l'information telle que nous la vivons de nos jours avec tous les avancements technologiques et médiatiques dont nous sommes témoins est une révolution sans précédents qui démocratise enfin le plein accès à la libre information. Finie l'époque où nous devions attendre sagement le bulletin de 22 heures. Le Web est disponible 24 heures sur 24, l'information est à quelques clics de souris à peine. La perspective de voir les différents médias converger naturellement vers le Web est fantatique et laisse à croire que jamais dans l'histoire de l'humanité, l'homme n'a été aussi bien informé sur le monde dans lequel il vit. Mais l'est-il vraiment ?

La lecture des réflexions de Michel Dumais sur le journalisme citoyen, les écrits de Michael Moore sur la société américaine et mes propres questionnements par rapport à l'orientation du médium dans lequel j'évolue professionnellement m'en font douter de plus en plus. L'information est-elle plus accessible de nos jours qu'elle ne l'était il y a 30 ans ? Pas si convaincu... Du moins si elle l'est, elle ne l'est pas équitablement.

Au départ, pour un individu "bien branché", la démocratisation et la convergence des médias vers Internet semble une excellente idée. En effet, pour moi qui suis relativement bien au fait de l'évolution du Web et qui travaille à en définir le cadre avec les plus grandes instances de la Toile, je jouis du plein impact positif de l'évolution des technologies. Les banques convergent vers les services Web, les entreprises rationnalisent leurs ressources et rendent l'information les concernant uniquement disponible en ligne, les deux paliers de gouvernements automatisent leurs procédés de gestion via le Web, les réseaux d'information offrent des compléments de capsule d'information sur leurs sites; même les Producteurs Laitiers du Canada demandent de se rendre sur leur site Web pour participer à leurs concours !

Avec ma connexion haute vitesse par cable sans-fil nouvellement améliorée par Vidéotron, je file comme le vent sur l'autoroute de l'information ! Dans un pareil contexte, comment pourrais-je mettre en doute l'accessibilité de l'information ?

Pourtant, quand on y pense bien, il est probable que l'accès à la véritable information et ce, dans le respect le plus total de notre vie privée, n'ait jamais été aussi bafoué. Le contrôle sur les médias par les dirigeants des corporations et des gouvernements est partout, l'information nous est acheminée au compte-goutte, elle est filtrée, voilée, maquillée et présentée de manière à nous faire croire à la vérité, alors qu'elle est tout juste bonne à maintenir le peuple dans une ignorance contrôlée, camouflée sous des airs de pseudo-connaissances. Du coup, le journalisme se redéfinit et ainsi en émerge la notion de journalisme citoyen.

Privilégié, je dispose des outils pour voir clair dans cette sombre mascarade. Je peux fouiller le Web pour des sources d'information alternatives et indépendantes, je sais comment voiler mes traces sur Internet pour minimiser les intrusions dans ma vie privée, je suis en mesure de comprendre suffisamment les technologies et leurs impacts sociaux pour prévoir le pire et je suis équippé des derniers équipements si indispensables à l'évolution équitable dans ce nouveau cadre sociétaire. Mais tous n'ont pas ma chance. Suffit de penser au type aveugle, à celui-ci qui n'a pas les moyens de se payer le luxe de l'Internet ou à cet autre qui ne sait simplement pas lire.

Que se passe t-il pour tous ceux qui n'ont pas un accès régulier au Web et aux divers services en ligne qui y sont transférés, qui ne comprennent pas l'impact des technologies sur nos vies actuelles et futures, qui se désintéressent (volontairement ou non) de la question, en vivant dans l'illusion qu'ils n'auront jamais besoin du Web pour évoluer en société ? Il me semble que nous passons progressivement vers un monde tellement obnubilé par la quête de la rentabilité qu'elle en oublie le capital humain et pousse tout le monde dans la voie informatisée, parce qu'à moyen terme, c'est la seule qui permette de réellement faire mousser les profits.

Seulement un québécois sur deux à accès au Web aujourd'hui. À travers le monde, c'est à peine un sur dix. Dans un tel cadre, peut-on réellement faire l'apologie de la société de l'information ? Ne sommes-nous pas plutôt en train de creuser plus encore l'écart et de créer une nouvelle classe d'analphabètes et de mis-au-banc, les victimes de l'informatique ?

Denis Boudreau | 2004.01.27 @ 21:28 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 26 janvier 2004
par Denis Boudreau

Plaidoyer pour l'accessibilité universelle

Andy Budd, designer Web pour la société anglaise Message, signait la semaine dernière sur son carnet Web un éloquent plaidoyer en faveur de l'accessibilité universelle. Un texte somme toute assez complet qui installe les bases d'un argumentaire à développer pour parvenir à vendre de plus en plus souvent et avec de plus en plus de succès le concept d'accessibilité à nos clients et patrons. Voilà bien un billet comme je les aime ; bien construit et réfléchi, allant au fond des choses pour en faire ressortir l'essentiel du message.

Entre autre chose, je suis tout à fait d'accord avec Budd dans son approche descriptive des utilisateurs bénéficiant d'un apport en accessibilité. Vous remarquerez que, plutôt que de commencer par parler des aveugles et des personnes handicapées, l'auteur préfère mettre en lumière les utilisateurs friands des nouvelles technologies, ceux qui demeurent prisonniers de technologies dépassées, ceux qui vieillissent inexorablement ou encore, ceux qui sont trop jeunes ou pas assez initiés pour comprendre convenablement la langue utilisée pour diffuser le contenu.

Une telle approche n'est certainement pas due au hasard. Il y a une raison à cela, et elle est très simple. Malgré toute la bonne volonté du monde, l'argument humanitaire ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais. Car à part faire tirer une petite larme, à quoi cela sert-il d'enfoncer le clou davantage sur la situation des aveugles envers le Web ? Rien du tout, reconnaissons-le. Il faut savoir réinventer notre approche, attaquer le problème d'un autre front.

C'est d'ailleurs la conclusion à laquelle j'arrivais jeudi dernier lors de notre rencontre de W3Québec. Une amie, justement handicapée donc doublement sensibilisée à la cause de l'accessibilité, se trouvait fort dégoûtée par un tel état de fait qu'elle ne pouvait nier. Dans une société qui ne sait plus reconnaître l'impérativité de respecter l'ensemble des membres de la communauté, il ne reste plus grands arguments à exploiter mis à part ceux du prestige et de l'argent... en attendant une loi qui tarde à être passée et qui nous permettra aussi de jouer habilement la carte de la peur et de la menace de représailles.

La lecture du texte de Andy et les commentaires qui s'ensuivent me confirment en fait ce que je présupposais depuis un moment déjà ; l'approche la plus efficace pour convaincre en faveur de l'accessibilité ne réside pas dans les valeurs morales qui y sont rattachées, mais bien dans les enjeux de capital social et de retour sur investissement qui en découlent. D'une certaine manière, je ne peux m'empêcher de trouver cela désolant moi aussi, mais cette réalité ne diffère en rien de la cause de promotion des standards du Web eux-mêmes. Il ne faut donc pas en être surpris, ni même s'en formaliser. Il importe simplement de se concentrer sur les cordes sensibles des preneurs de décisions, qui deviennent particulièrement attentifs lorsqu'on leur parle de gestion du capital de risque.

Et justement, voilà probablement une des plus grandes forces du billet qui vous est présenté ce soir, cette capacité à focaliser sur la gestion du capital de risque. Un petit conseil ; diffusez-le massivement auprès de vos clients et patrons, en attendant que nous n'en produisions une version française.

Denis Boudreau | 2004.01.26 @ 22:35 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 25 janvier 2004
par Denis Boudreau

Erreurs communes de validation

Si vous êtes comme la moyenne des ours, il vous arrive parfois de vous retrouver en face de messages d'erreurs des plus incompréhensibles en testant vos pages contre le validateur du Consortium W3. Et pour cause ; ces messages sont parfois tellement cryptiques que mêmes les plus réputés des experts éprouveraient de la difficulté à les déchiffrer. Alors, imaginez lorsque vient le temps de les corriger pour un codeur moins expérimenté... Comment quelqu'un qui s'y connait à peine peut-il espérer s'en tirer dans l'exercice de validation, s'il n'est même pas en mesure de comprendre les erreurs qui sont soulevées par le validateur ? Voilà bien une question qui brûle les lèvres de plusieurs depuis longtemps.

Bien sûr, le W3C met depuis un moment à notre disposition une liste explicative des messages d'erreurs les plus souvent répétés, mais même avec les explications offertes, la majorité des gens n'y comprennent toujours rien. Voilà très certainement la raison qui a motivé l'équipe de Black Widow Web Design à produire un guide des erreurs les plus fréquentes lors d'une validation face à la norme XHTML, avec une explication dans un anglais que tout le monde peut comprendre. Bien que la liste demeure pour le moment assez limitée, elle comprend déjà les erreurs qui me semblent effectivement les plus souvent rencontrées :

  • esperluette mal ou pas encodée ;
  • imbricage incorrect des éléments ;
  • doctype écrit en minuscules ;
  • balises célibataires laissées ouvertes ;
  • balises codées en lettres majuscules ;
  • valeurs d'attributs sans guillemets.

Bien sûr, une telle liste a beau s'avérer des plus utiles, elle ne pourra définitivement jamais remplacer la connaissance même du vocabulaire xhtml. Car soyons francs, votre meilleur outil pour comprendre les messages d'erreurs du validateur W3C demeure encore minimalement de lire la norme, ou tout au moins d'en lire une interprétation qui saura vous fournir les outils nécessaires pour comprendre quelles sont les erreurs qui se sont glissées dans votre code contre votre gré.

Denis Boudreau | 2004.01.25 @ 22:02 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 24 janvier 2004
par Denis Boudreau

Chose promise, chose due

En quoi la mise en page par tableaux est-elle stupide

Comme moi, vous l'avez vu, vous l'avez lu et tout de suite, séduit par la ligne graphique et la qualité du contenu, vous l'avez aimé. Et avec raison ! En moins de deux, flairant la bonne affaire, je me suis proposé de le traduire pour notre bénéfice à tous et l'ami Adriens Leygues m'a gentiment offert son aide pour parvenir à livrer la marchandise plus rapidement. Nous étions alors en début décembre.

Voilà donc que quelques semaines et de nombreuses relectures plus tard, il me fait extrèmement plaisir de vous offrir le miroir francophone de l'excellentissime "Why tables for layout is stupid" qui nous a faisait l'honneur d'apparaître dans tous les bons navigateurs Web près de chez nous en novembre dernier. Vous avez été plusieurs à me contacter dans les dernières semaines pour savoir où nous en étions avec l'avancement de cette traduction. Vous avez suffisamment attendu, l'heure est venue de vous régaler !

Je souhaite profiter de l'occasion qui m'est offerte pour remercier personnellement Bill Merikallio, le co-auteur de la version originale qui nous a démontré toute l'ouverture d'esprit qui était sienne au cours des sympathiques échanges par courriels que nous avons entretenus au cours de ce projet. Je m'en voudrais également de ne pas souligner le magnifique travail de l'équipe de Pompage qui nous a su nous filer un sérieux coup de main avec des relectures constructives, critiques et éclairées.

Alors voilà, régalez-vous. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter d'avoir autant de plaisir à lire ce petit bijou qu'Adriens et moi en avons eu à le traduire. Parlez-en à vos amis !

Denis Boudreau | 2004.01.24 @ 20:21 | 22 commentaires | 2 trackbacksretour au début de la page

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samedi 24 janvier 2004
par Denis Boudreau

Pourquoi faut-il croire à l'innovation ?

Vous le reconnaîtrez sûrement, c'est une question des plus fondamentales, qui était posée par Pierre Lombard, Directeur associé pour Benchmark Group plus tôt cette semaine. Pourquoi faut-il croire à l'innovation ? Dans un contexte comme le nôtre, prônant l'adoption unilatérale des standards issus du Consortium W3 comme nouvelle approche méthodologique de conception basée sur le couplage XHTML/CSS et le respect du DOM W3, l'innovation n'est plus qu'un simple nice to have, c'est devenu un état de fait intrinsèque que l'industrie et ses membres ne pourront bientôt plus ignorer.

Le Web est mûr pour un changement. L'énergie est présente, la volonté prend forme, les forces se mobilisent, les synergies se mettent en place. Et bien plus important encore, il y a les résultats concrets qui commencent à faire surface... Cette innovation dont parle Lombard cadre tout à fait avec cette nouvelle réalité d'un Web accessible, portable et interopérable. Personellement, j'éprouve un vif besoin de croire en l'innovation et en les possibilités qu'elle m'offrira comme développeur certes, mais surtout comme producteur de contenus indépendant. Autrement, toute cette belle grosse balloune que serait le Web se dégonlerait pour perdre rapidement tout son sens et sa raison d'être. Il faut y croire pour nous-mêmes bien évidemment, mais aussi pour nos enfants, nos concitoyens et la pérennité de notre Histoire dorénavant numérisée.

De toute manière, que serait le Web aujourd'hui si un type nommé Tim Berners-Lee n'avait pas crû en ce concept d'innovation il y a une quinzaine d'années ?

Denis Boudreau | 2004.01.24 @ 01:06 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 23 janvier 2004
par Denis Boudreau

Trop de CSS est nocif à la santé

Nous avions tous vus des maisons de briques bâties avec CSS, des organigrammes et une multitudes d'autres expérimentations dignes des scéances de masturbation intellectuelle les plus folles, mais jamais par le passé nous n'avions vus de crayons de couleurs construits sans la moindre image ! Vous ne croyez pas que l'on vient tout juste de repousser les limites de l'abus un brin ?

Denis Boudreau | 2004.01.23 @ 17:45 | 8 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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vendredi 23 janvier 2004
par Denis Boudreau

Plaidoyer pour les standards Web

Ummmppfff... J'ai bien réfléchi à la question toute la matinée et j'ai décidé de ne pas passer par quatre chemins. Malgré tout le respect que je porte habituellement à Xavier pour son travail, je dois l'avouer, je ne suis pas complètement emballé par le dernier article du Journal du Net intitulé "Plaidoyer pour les standards Web" qui, en temps normal, aurait dû me faire bondir de joie. Comme c'est une question qui, vous vous en doutez bien, me tient beaucoup à coeur, je me sens dans la malencontreuse obligation d'y réagir un peu et d'en faire ressortir certains éléments qui me semblent erronés.

Certes, comme l'expose si adéquatement Tristan, c'est un excellent pas pour la cause de la promotion des normes que d'obtenir une visibilité aussi forte et, dans une certaine mesure, prestigieuse, que celle offerte par le Journal du Net. J'en suis doublement reconnaissant à Xavier d'avoir suffisamment de vision et d'ouverture d'esprit pour s'intéresser de plus en plus à la question et d'y accorder la bande passante qui s'impose. Sa publication rejoint un lectorat autrement plus large et moins sensibilisé que celui de nos carnets respectifs qui, avouons-le, est souvent composé de personnes vendues d'avance à l'idée... Pour la plupart des lecteurs du JdN toutefois, ce sera un premier bouillon de culture. Pour d'autres peut-être plus perspicaces, une douche froide.

Quoiqu'il en soit, je ne peux partager l'enthousiasme de Tristan et de tous ceux qui ont laissé des commentaires suite à son billet, parce qu'il me semble qu'il y ait certaines erreurs très importantes dans ce texte. Voyez plutôt :

Nombreux sont ceux qui préfèrent s'arranger pour avoir un site qui fonctionne sous Internet Explorer et Netscape, plutôt qu'un site certes conforme aux standards, mais qui ne s'afficherait qu'avec IE5+, Netscape étant alors incapable d'afficher correctement la mise en page.

J'ai beau relire cette phrase de tous les sens, il y a quelque chose qui cloche. Ce que j'en comprends quand je lis le texte, c'est que Netscape est incapable d'afficher correctement une page conforme aux normes. Suis-je dans l'erreur ? Est-ce une mésinterprétation de ma part, stupidement produite par mon neuronne apathique par un écart culturel de langage ?

Mais l'intérêt principal des standards est une fois encore la (bonne) séparation du contenu (pages HTML) et de la structure (fichier CSS). Déjà, la structure étant confinée dans un seul (ou quelques) fichier CSS, et celui-ci étant téléchargé une seul fois pour toutes les pages du site, d'où une moindre consommation de bande passante et d'hébergement.

Ici, ce qui me dérange, c'est l'utilisation du terme "structure" pour définir l'apport en performance des CSS. À mon sens, l'utilisation du terme "présentation" serait beaucoup plus approprié. Certes, Xavier a raison pour tout le reste, la séparation nette entre le code et le design permet un certain nombre d'avantages et de gains substantiels très alléchants. Mais l'utilisation du terme "structure" qui, en définitive, devrait s'attacher plus au code, à la structure de l'information et à la sémantique ne devrait pas être associé sainement aux CSS. Enfin, je pinaille peut-être, mais c'est mon impression.

Il y aurait quelques autres petits trucs, beaucoup moins importants à noter, mais je m'abstiendrai dans l'ensemble. Il faut quand même se réjouir de l'article, qui démontre une ouverture du marché vers les enjeux actuels et éventuels du Web conforme. Ce qui me chagrinne en fait, c'est que ces erreurs auraient facilement pû être évitées si des spécialistes en la matière avaient été consultés au préalable. Mais bon, faut me le dire, si je gueule pour rien. ;)

Denis Boudreau | 2004.01.23 @ 13:21 | 7 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 22 janvier 2004
par Denis Boudreau

W3Québec : rencontre de janvier

Tel que convenu au cours des dernières semaines, c'est ce soir à 19 heures qu'aura lieu la prochaine rencontre de W3Québec, qui amorce l'année 2004 avec un retour dans les bureaux du CAMO, situés au 1030, rue Cherrier (bureau 404), à l'angle du Parc Lafontaine, près du métro Sherbrooke.

Je vous invite chaudement à vous joindre à nous pour amorcer en lion cette nouvelle année qui promet d'être aussi chaude en développements qu'elle fut froide jusqu'à présent... Et ce n'est pas peu dire ! La machine commence à tourner rondement, voilà l'occasion de vous y joindre et de lutter avec nous pour une meilleure qualité des services Web au Québec.

Au menu de la soirée, quelques discussions animées sur le développement Web certes, mais surtout deux rencontres importantes avec des partenaires potentiels qui ont de très intéressants projets à nous soumettre. Au plaisir de vous y retrouver !

Denis Boudreau | 2004.01.22 @ 12:56 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 21 janvier 2004
par Denis Boudreau

ConstellationW3 lance un blogue sur les TI

Qui a dit que la mode des carnets Web était passagère ? Il me fait extrèmement plaisir de vous annoncer aujourd'hui la lancée officielle d'un nouveau carnet Web québécois auquel j'ai l'insigne honneur d'être invité à contribuer, celui de ConstellationW3, un espace collaboratif sur la société du savoir, son économie et l'impact des TI. Un projet imaginé à la base par Michel Cartier, Michel Dumais et René Barsalo, ConstellationW3 prend maintenant un nouvel envol comme plate-forme d'échange avec le public. Voilà donc l'endroit idéal pour venir discuter de technologies, dans une société de plus en plus incapable de s'en passer.

Voilà quelques semaines que l'équipe travaille dans l'ombre afin d'y entrer un maximum de contenus avant le grand jour. En espérant vous y retrouver nombreux pour échanger sur les impacts économiques, technologiques et sociétaux des TI (et des standards du Web en ce qui me concerne -- on ne se refait pas).

Surtout, voilà enfin l'occasion d'exorciser définitivement le spectre de l'atroce pssst! qui fermait ses portes il y a quelques mois et que j'ai toujours détesté pour son anonymat. Nous pouvons dorénavant le remplacer par une alternative plus sérieuse, où les intervenants auront finalement le courage de leurs opinions.

Branchez-Vous ! a plus de détails.

Denis Boudreau | 2004.01.21 @ 12:58 | 12 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Bleizig

mardi 20 janvier 2004
par Bleizig

Quand les /mikrosoft/ se tapent dessus.

Avril 2003, Mike Rowe, étudiant Canadien de 17 ans, décide de monter sa petite activité de design de sites Internet. En août de la même année, il décide d'investir dans son propre nom de domaine et achète MikeRoweSoft.com. Forcément, vous imaginez qu'avec un nom pareil, il est plutôt tentant de jouer dessus, surtout quand on se lance dans une activité informatique : les clients se rappeleront de vous plus facilement.

Tout se passe bien pendant quelques mois et il continue à créer des sites jusqu'à un beau jour de novembre où il recoit un courriel d'une boite d'avocats mandatés par Billou. Ils lui demandent de leur vendre le nom de domaine et sont prêts à payer ... 10$ pour ses frais. Forcément il s'amuse de la situation et décide que son nom de domaine vaut au moins 10 000$ étant donné tout le temps qu'il s'est donné à se créer une image (d'après un de ses proches, il semblerait qu'il ait lancé 10 000$ juste comme ça pour leur faire comprendre qu'il n'avait pas l'intention de vendre). Nous voilà déjà en janvier 2004 et l'affaire à pris une dimension internationale, publicité que Micro$oft aurait bien sûr aimer éviter.

Alors maintenant le débat est lancé et les camps sont plutôt partagés. Les uns pensent qu'il a volontairement utilisé son nom et est coupable de cybersquatting tandis que les autres s'insurgent contre le géant qui écrase tout sur son passage. Pour ma part, je trouve que bien qu'il aie sûrement pensé au jeu de mot avant de réserver le nom de domaine, son activité est légitime et il me parait un peu poussé de le considérer comme un cybersquatter. De plus j'ai vraiment peu de chance de tomber sur son site en voulant aller sur microsoft.com et en faisant une faute de frappe. Enfin, il me semble difficile de demander à quelqu'un de ne pas utiliser son nom sous pretexte qu'une entreprise bien connue a un nom similaire, ça serait demander à tous les irlandais s'appelant McDonald de changer de nom ! Mcdonald.com et macdonald.com n'appartiennent pas à Ronald et il ne s'en porte pas plus mal. Idem dans l'affaire Nissan.com où Nissan n'a jamais réussi à avoir le nom de domaine à ce jour.

Pour conclure, je pense qu'enregistrer un nom de domaine similaire à une entreprise connue n'apporte plus grand chose. En effet la plupart des utilisateurs utilisent des moteurs de recherche, et si ils tapent 'microsoft', 'mc donald' ou encore 'nissan', ils tomberont sur les sites adéquats.

Et vous, que pensez-vous de tout cela ?

Bleizig | 2004.01.20 @ 20:21 | 8 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 19 janvier 2004
par Denis Boudreau

Sottises passagères et faits divers

Allons donc ! Une fois n'est pas coutume. Saviez-vous que :

  1. Les papillons goûtent avec leurs pattes ;
  2. Le cri d'un canard ne fait pas d'écho, et personne ne sait pourquoi ;
  3. En 10 minutes, un ouragan produit plus d'énergie que toutes les armes nucléaires combinées ;
  4. En moyenne, 100 personnes chaque année s'étouffent à mort avec leur stylo ;
  5. En général, les gens craignent encore plus les araignées que de mourir ;
  6. 90 % des chauffeurs de taxi de New York sont des immigrants fraîchement débarqués ;
  7. 35% des gens qui utilisent les agences de rencontre, sont déjà mariés ;
  8. Les éléphants sont les seuls animaux qui ne peuvent pas sauter ;
  9. Seulement 1 personne sur 2 milliards vivra jusqu'à 116 ans ou plus ;
  10. C'est possible de faire monter des escaliers à une vache, mais c'est impossible de la faire redescendre ;
  11. Les femmes clignent des yeux 2 fois plus souvent que les hommes ;
  12. C'est physiquement impossible de se lécher le coude ;
  13. La librairie principale de l'université d'Indiana s'enfonce d'un pouce chaque année, car lorsque elle a été construite, les ingénieurs ont oublié de tenir en compte du poids des livres qui occuperaient l'édifice ;
  14. Un escargot peut dormir durant 3 ans ;
  15. Vos yeux sont de la même grosseur qu'à votre naissance, mais votre nez et vos oreilles ne cessent jamais d'augmenter ;
  16. La chaise électrique a été inventée par un dentiste ;
  17. Tous les ours polaires sont gauchers ;
  18. Dans l'Égypte ancienne, les prêtres s'épilaient entièrement, y compris les sourcils et les cils ;
  19. L’œil d'une autruche est plus gros que son cerveau ;
  20. Si Barbie était grandeur nature, ses mensurations serait : 39-23-33, elle mesurerait 7 pieds 2 pouces ;
  21. Un crocodile ne peut pas sortir sa langue ;
  22. Le briquet a été inventé avant les allumettes ;
  23. Les Américains mangent en moyennes 18 acres de pizza chaque jour ;
  24. Presque tous ceux qui ont lu ce billet ont essayé de se lécher le coude !!!

Et vous ? Ok, assez déconné. De retour à notre programmation régulière.

Denis Boudreau | 2004.01.19 @ 18:29 | 16 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 19 janvier 2004
par Denis Boudreau

Du nouveau dans le monde des navigateurs

Michel Dumais nous fait l'honneur d'une promotion élogieuse ce matin dans Branchez-Vous !, alors qu'il publicise la sortie de la suite Internet Mozilla 1.6 auprès de ses lecteurs. Voilà un petit coup de pouce apprécié pour la promotion du lézard, dont je vous file illico un extrait :

Toujours aussi respectueux des normes édictées par le consortium W3C, Mozilla gagne de plus en plus en popularité chez les internautes. Il faut dire que les sites exigeant l'utilisation du seul fureteur Internet Explorer se font de moins en moins présents sur la Toile, les concepteurs de sites Web se ralliant lentement mais sûrement aux normes du W3C.

C'est pas joli ça mesdames et messieurs ? La vapeur serait-elle réellement en train de se renverser ? Notre désert serait-il davantage fréquenté que nous sommes portés à le croire ? J'avoue bien aimer l'approche promotionnelle en passant par les mérites du filtre de spam intégré... car pour le commun des mortels, voilà un killer feature pas mal plus significatif que le respect des normes.

Dans un tout autre ordre d'idées, mais toujours dans le domaine des navigateurs Web, l'ami Tristan me coupe gentiment l'herbe sous le pied pour glisser un mot sur l'équipe de développement de MSIE (oui, oui, l'équipe, de développement de MSIE) qui cherche à obtenir des commentaires sur les orientations des prochains développements du populaire navigateur. Est-ce là une lueur d'espoir pour y voir l'intégration d'un respect accru des standards Web, de la transparence PNG, du support natif du SVG, de la navigation par onglets et des barrières de pop-ups ? Enfin, l'avenir nous le dira.

Je vous invite donc à laisser vos commentaires à cet effet chez Tristan, afin de ne pas trop diluer la sauce... appremment les mecs de MSIE vont aller nous lire sur le standBlog.

Denis Boudreau | 2004.01.19 @ 12:05 | 4 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 18 janvier 2004
par Denis Boudreau

Avez-vous adopté DotClear ?

Je m'en confesse, c'est une question qui me turlupine depuis un moment, par simple curiosité "malsaine". Juste pour le plaisir de mesurer l'influence de l'outil dans la blogosphère et ainsi prouver tout de go à son brillant créateur que c'est effectivement une importante contribution, et non pas juste un petit développement anodin qui mérite à peine une place dans un CV. Depuis un moment, je vois à mon grand plaisir surgir un peu partout de nouveaux carnets Web, nous offrant l'opportunité de découvrir la vision de ceux qui les tiennent. Ces carnets ont presque tous la particularité d'être propulsés à la sauce DotClear.

J'aurais donc besoin de vous tous pour mettre en place un liste des carnets Web portant de près ou de loin sur les standards Web qui nous font maintenant l'honneur d'exister. Avec :

et bientôt :

qui se rangent eux aussi du côté de DotClear, l'outil de weblog est-il en train de déclasser MovableType ou B2 chez les francophones ? Peut-être pas, mais chose certaine, tous les espoirs sont permis pour un outil en apparence vraiment exceptionnel. Si je ne me trompe, le décompte passe maintenant à plus d'une douzaine d'utilisateurs connus, mais il y en a forcément plus. Laissez-vous aller et découvrons-les !

Denis Boudreau | 2004.01.18 @ 01:47 | 41 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 17 janvier 2004
par Denis Boudreau

Ah !, si seulement...

Faut que je vous avoue un truc, j'aime bien m'entourer de gens qui sont "plus intelligents" que moi. C'est un peu comme avoir des amis plus riches que soi, on dirait que ça engendre une motivation à la fois forte et subtile à aller de l'avant, à se dépasser pour concrétiser ce à quoi on aspire. Prenez par exemple les plus imposants profils de la blogosphère sur les standards Web ; il y a des grosses pointures là-dedans, autant chez nous les francophones, qu'ailleurs. Me frotter à eux depuis près de deux années a largement contribué à faire de moi un meilleur développeur Web, à élargir ma vision de ce que pouvait devenir le Web.

Tous ces gens très influents (dont les incontournables Karl et Tristan), à l'instar d'amis plus fortunés, m'ont enrichi considérablement de par leurs connaissances, leurs opinions et leurs expériences. En revanche, ils m'ont aussi permis d'avoir suffisamment de choses à dire pour construire cet humble domaine que vous ne détestez pas visiter à l'occasion et d'y retransmettre un peu de moi, de mes propres opinions, connaissances et expériences.

Ne serait-ce que pour cette unique raison, la tenue d'un carnet Web orienté comme celui-ci en valait largement la peine. Toute l'expérience d'un marché encore immature et inconscient n'aurait pu me permettre de découvrir toutes ces notions que je me suis appropriées, pas plus qu'aucune école ou centre de formation actuel n'aurait pu me transmettre une vision aussi limpide de ce que devrait être le Web. Alors que certaines personnes s'enorgueillissent de travailler dans le domaine du multimédia, j'ai la chance de réaliser que notre industrie est loin d'être le bout du monde. À vrai dire, elle est plutôt simplement l'ombre de ce qu'elle pourrait être. Certains se décourageraient d'une telle prise de conscience. Personnellement, cela ne fait qu'accroître ma motivation à participer à son assainissement.

Cette prise de conscience, c'est justement à ces gens "plus intelligents" que moi que je la dois. Ce sont eux qui me permettent d'ouvrir mon esprit et de remettre en question le Web qui m'entoure. Ainsi, lorsque je lis des réflexions comme le plus récent billet de Darken, je me mets soudainement à regretter de ne pas disposer de plus de connaissances techniques. Comme j'aimerais m'associer à lui et Anubis pour prendre les choses en main et tenter de recréer les outils de base de l'informatique qui sont depuis toujours, causes de tants d'insatisfactions : un système d'exploitation, un navigateur, un clavier, etc.

Je n'ai pas à chercher très loin pour trouver des sources d'inspirations extraordinaires; Bleizig, à qui nous devons tous la dynamisation de C² en est un parfait exemple. Mais bon, étant beaucoup plus orienté dans le domaine intégration, design et interfaces que programmation, je dois me résoudre à les observer à distance. Il y a des jours come ça où mes limites me pèsent plus que d'autres. Mais bon, je me console toutefois en me disant que j'ai aussi mon utilité ! ;-)

Denis Boudreau | 2004.01.17 @ 07:57 | 8 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 16 janvier 2004
par Denis Boudreau

De l'intérêt d'une déclaration XML

La rigueur des navigateurs Mozilla/Gecko vis-à-vis la conformité du code (en mode standards-compliant) a beau être tout à leur honneur, parfois cela peut occasionner toute une série de désagréments importants aux utilisateurs. Comme vous le savez sûrement si vous êtes friands des produits dérivés de Gecko, dans une page déclarée XML (spécifiée au bon type mime) contenant un bout de code invalide, le parseur intégré au navigateur devient intransigeant et refuse d'afficher autre chose qu'un message d'erreur.

Message d'erreur du parseur XML de Gecko

Voilà le genre de messages que vous avez probablement vu à l'occasion sur C², ou d'autres sites qui s'entêtent à servir leur XHTML avec le bon type mime. Résultat, une page peut ainsi devenir complètement inutilisable, ce qui est somme toute, assez dommage. Même si je demeure d'avis que c'est la meilleure approche à adopter pour assurer la qualité du code, c'est parfois faire payer un fort prix à l'utilisateur qui aimerait bien ne pas avoir à souffrir des erreurs qui se glissent malencontreusement dans un site...

Si ce "validateur intégré" me plaît en général beaucoup, il devient rapidement agaçant lorsqu'une situation hors de mon contrôle bloque le contenu de mes pages contre mon gré. C'est le cas lorsqu'une erreur de code se glisse dans les pages, où lorsqu'une erreur y est intégrée par le commentaire ou le trackback d'un visiteur autrement bien intentionné. Comment composer avec tout ceci de manière transparente ? Une telle approche est-elle compatible avec un site qui tient une ligne à vocation rédactionnelle ?

Voilà tout l'état de la question que me posait il y a quelques jours Stéphane Deschamps par courriel. Honnêtement, je n'ai pas de réponses et je suis bien embêté d'y répondre. Sommes-nous en face d'une forme sournoise d'innaccessibilité ? À trop vouloir bien faire, les tenants de la déclaration XML (dont j'en suis) sont-ils en train de s'aliéner un certain public ?

Qu'en pensez-vous ?

Denis Boudreau | 2004.01.16 @ 17:29 | 27 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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jeudi 15 janvier 2004
par Denis Boudreau

Entrée du carnet Web en entreprise

Si on dénombre sur la Toile des milliers de carnets Web issus d'initiatives personnelles, il est beaucoup plus rare de rencontrer des entreprises qui, conscientes de la force d'impact et de fidélisation d'une telle plateforme auprès de leur clientèle, ont le courage de se lancer dans l'aventure. Malgré la rareté, le mouvement semble tout de même prendre de l'ampleur.

Parmi ces entreprises qui ont fait le saut dernièrement, on dénote Opossum, une jeune entreprise prometteuse de Québec, qui se spécialise dans le conseil stratégique en technologies de l'information. Si vous êtes en position de prise de décision dans votre entreprise et que l'aventure du weblog vous titille, je vous propose de jeter un coup d'oeil à cet article du Journal du Net, paru aujourd'hui.

Denis Boudreau | 2004.01.15 @ 22:08 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 14 janvier 2004
par Denis Boudreau

Prochaine rencontre de W3Québec

Avis à tous les supporteurs et membres du collectif W3Qc. Suite à un court sondage sur notre liste de discussion au cours des derniers jours, il a été convenu que notre prochaine rencontre (qui devait en théorie avoir lieu demain soir) sera reportée à jeudi prochain, le 22 janvier à 19 heures, dans les locaux du CAMO. Ce report de dernière minute nous permettra entre autres choses de recevoir la visite de Philippe Le Roux, qui viendra nous entretenir sur ISOC-Québec et les possibilités qui s'offrent à W3Québec d'en rejoindre les rangs.

Demeurez à l'écoute pour plus de détails. Je vous confirmerai l'adresse exacte des locaux dans les plus brefs délais.

Denis Boudreau | 2004.01.14 @ 22:26 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 13 janvier 2004
par Denis Boudreau

Exutoire et censure

Aujourd'hui, pour la première fois en presque deux ans de publication continue depuis l'ouverture de C², je me suis volontairement censuré, c'est-à-dire que j'ai complètement supprimé un billet que j'avais écrit (sur un coup de tête). Certains d'entre vous ont peut-être eu le temps de le lire. En tout et pour tout, il aura été en ligne un peu moins de deux heures... soit le temps que je revienne devant mon ordinateur, que je me relise et que je reprenne mes sens.

Il y a un certain niveau de langage auquel je ne devrais jamais descendre en ces pages. un lecteur me le faisait très justement remarquer suite à ce billet et il avait tout à fait raison. Cet après-midi, aveuglé par la rage, je suis descendu plus bas encore. Si ces propos vous ont offensés, je m'en excuse bien bas. Sur le coup toutefois, ils furent un exutoire fantastique.

Pour ceux qui ne l'auraient pas lu, je m'explique. Ce matin, alors que nous étions tous absents de la maison, un cambrioleur s'est introduit par infraction chez moi, brisant une fenêtre pour nous dérober entre autre chose (nous faisons encore le décompte) :

  • une télécommande illico de Vidéotron (35$) ;
  • un lecteur DVD et sa télécommande (150$) ;
  • une caméra vidéo (1250$) avec plus de 12 heures de film avec mon fils depuis sa naissance (inestimable) ;

Par miracle, tout le matériel informatique est demeuré sur place. Ce soir, je brûle des backups comme c'est pas permis. S'il eut fallu qu'on me vole mon ordinateur, j'aurais perdu tous mes projets personnels et professionnels, mes projets universitaires, mes archives, mes photos, etc. Bref, toute ma vie. Ça aurait été catastrophique.

Il est probablement inutile de vous dire que je suis fou de rage. Je suis particulièrement furieux et peiné de m'être fait voler les deux premières années de vie de mon fils, un souvenir qui m'était évidemment très cher. Tout le reste, ce ne sont que des biens matériels. Mis à part les maux de tête que mes réclamations entraîneront auprès de mon assureur, tout ça se remplacera facilement... Mais ces heures sur vidéo compilaient les plus beaux moments de la vie de mon fils. Ses premières heures, ses premiers pas, ses premiers mots, ses anniversaires, etc. Aucune police d'assurance ne me les rendra. Il n'y a pas de mots pour exprimer mon dégoût envers celui ou ceux qui m'ont arraché ça.

Maintenant, je dois composer avec une fenêtre brisée, que nous avons placardée de fortune jusqu'à ce qu'on puisse me la réparer (l'ironie veut qu'elle ne soit pas conforme, il faut donc passer une commande spéciale) et une nuit qui frôlera les -45 degrés avec le facteur de refroidissement. C'est pas humain. Y'a pas à dire, j'aime vraiment mon quartier et l'hiver québécois. Je veux aller m'installer en Suisse. Ou dans le Sud, ce serait encore mieux. Non, à bien y penser, sur un île déserte, avec une T3, une connexion sans-fil et un régime de bananes.

Denis Boudreau | 2004.01.13 @ 22:51 | 15 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 12 janvier 2004
par Denis Boudreau

Perdre le fil du weblog, suite

Je constate avec plaisir que Talou a repris la balle sur mes (trop longues) réflexions d'hier sur son propre site. Pour ceux d'entre vous qui ont eu le courage de lire une aussi grosse tranche et qui s'intéressent à un tel débat, je vous invite à aller poursuivre la lecture là-bas, le tout est en train de prendre une tournure très constructive (du moins à mes yeux). Mais attention, ça rue un peu dans les brancards, ça écorche nos belles valeurs et ça remet en question des choses qui nous sont chères. N'oubliez pas votre casque, c'est loin d'être terminé.

Je profite également de l'occasion pour vous annoncer que j'ai finalement terminé la récupération des archives de C². En tout, 908 billets billets postés depuis les toutes premières heures de cybercodeur.net dans cette forme, soit le 17 février 2002. En me relisant ces derniers jours, j'ai été épaté par l'incroyable naïveté de certains de mes propos. Si un peu de torture mentale ne vous effraie pas, je vous invite à aller faire un tour dans les archives, afin de découvrir avec un sourire en coin quelle était ma vision du Web il y a deux ans à peine, alors qu'on ne retrouvait pas encore vraiment de weblogs sur les standards en français (à part le site de Karl bien entendu, qui semble avoir vitrine sur le Web depuis 1634) et que j'ignorais encore quel était le concept même d'un carnet Web.

Blague à part, je vous jure, il m'a fallu tout mon petit change pour endosser sans modifications mes propos dans certains cas, mais par soucis de transparence et de respect de ma propre évolution (les archives ont ce côté merveilleux de permettre de la rétrospection et un détachement envers nos propres croyances), j'ai retranscrit tout sans la moindre omission. Je ne le dirai jamais assez, l'expérience et la vue d'ensemble qui ma été conférée par ce site Web dépasse largement toute l'expérience que le marché du travail aura su m'apporter en six longues années de codage. C'est donc en partie grâce à vos encouragements et votre intérêt soutenu envers C² ; pour cela et votre fidèle support au fil des mois, je vous remercie bien bas. En attendant le 1000ième billet (un évênement qui promet), je vous invite à aller faire un tour en Itinéraire Libre.

Denis Boudreau | 2004.01.12 @ 13:55 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 11 janvier 2004
par Denis Boudreau

Perdre le fil du weblog

Le modèle des carnets Web dédiés à notre portion de la blogosphère (soit la promotion des standards Web) a beau connaître une prolifération extraordinaire, serait-il possible qu'il soit tout de même en perte de vitesse ? Certes, les nouveaux carnets sur le sujet se multiplient, signe incontestable et heureux que le mouvement prend rapidement de l'ampleur. Cela signifie que la cause touche de plus en plus de gens, que les habitudes des développeurs commencent à évoluer pour le mieux, que la santé du Web va en se solidifiant. Malgré tout cela, il m'apparaît de plus en plus évident que nous assistons à une banalisation du phénomène des weblogs. Est-il temps de réinventer le modèle ? Explication d'une réflexion menée aux petites heures de la nuit. Je me réserve le droit absolu d'être complètement dans le champ.

À trop vouloir rapporter les nouvelles de premier plan dans la croisade de standardisation, sommes-nous en train de devenir de simples émules de news.com, de vulgaires sites d'information, sans trop de substances, d'opinions et de réflexions ? C'est bien beau de rapporter fidèlement les nouvelles, mais si on y ajoute aucune subjectivité, à quoi bon ? Quelle différence apporte t-on alors ? Quelle est la valeur ajoutée de notre contribution ?

Depuis des mois déjà, nous (les carnétistes engagés et autres contributeurs de contenus) nous efforçons par plusieurs moyens de documenter les divers aspects techniques de l'application d'une méthodologie de conception Web normalisée, alors que les aspects pédagogiques et stratégiques eux, demeurent encore à peu près inexploités. Dans les dernières semaines, j'ai eu la chance d'échanger avec de très bonnes têtes pensantes, dont Clément Hardoüin et Vincent Robert et Elie Sloïm, que vous avez probablement aussi le bonheur de connaître, ou tout au moins, de lire sur une base régulière.

Au fil de discussions décousues sur ICQ et par courriel, je suis toujours arrivé avec chacun d'entre eux aux mêmes conclusions : à savoir qu'il est grand temps de repenser un peu l'orientation de notre approche d'évangélistes, afin de cibler davantage des publics très importants et beaucoup trop négligés. Parmis ceux-ci, je pense notamment aux décideurs, aux formateurs, aux designers et aux internautes eux-mêmes. Un site comme OpenWeb offre déjà une plateforme appréciable de communication en ce sens pour les décideurs, mais il est évident que la quantité de contenu n'y est pas encore par opposition aux autres profils existants. Pour les trois autres catégories, il reste encore à leur fournir la plateforme d'expression adéquate. Je suis d'avis que c'est une situation qui doit être rectifiée. Je suis convaincu que vous l'êtes aussi.

Alors que la presque totalité des contributeurs de contenus se spécialisent dans l'aspect technique s'adressant principalements aux développeurs ou codeurs, ma petite expérience du terrain m'indique que tant que les décideurs et autres secteurs du développement Web ne disposeront pas de documents convaincants leur étant addressés dans un vocabulaire adapté, les techniciens (qui, avouons-le, se situent tout de même tout en bas de la chaîne alimentaire, je le sais pour l'avoir vécu) ne seront pas incités à améliorer la qualité de leur travail. Tranquillement, des articles de ce type commencent quand même à émerger. Il nous en faut plus, tout simplement. 2004 sera t-elle l'année où la blogosphère des standards Web se penchera sur la stratégie de communication et l'approche pédagogique ? Il n'en tient quà nous de combler les lacunes.

Dans le même ordre d'idées, il importe aussi de briser les vieux réflexes d'endossement systématique de tout ce qui jouit de la côte de popularité. Oui, il est correct et même souhaitable de dire du mal de Mozilla à l'occasion. Oui, il est correct et souhaitable de dire du bien de Microsoft à l'occasion. Tout n'est pas que noir et blanc. Nous ne vivons pas dans un univers manichéen, nous vivons dans une réalité où les meilleurs font des conneries et les pires, de bons coups. Je revendique donc plus que jamais le droit de sortir des sentiers battus et d'aller à contre-courant de l'opinion générale des bien-pensants.

À l'instar de Vincent (non ton billet est loin d'être inutile, il est même franchement nécessaire), qui affirme haut et fort son désintéressement du développement de Mozilla à cause de la désorganisation des opérations, je me réserve le droit de m'insurger contre ceux qui ne voient que du mal chez Microsoft. Faut savoir faire la part des choses et voir par-delà bien et mal.

Je n'entends pas changer radicalement le ton éditorial de C² parce qu'il me convient et me représente bien dans l'ensemble. J'estime que j'apporte déjà une certaine subjectivité aux sujets que je traite. Par contre, je prend résoluement une orientation moins axée sur les bienfaits du développement technique à partir d'aujourd'hui pour aborder les problématiques d'un angle plus vulgarisateur.

Tout comme je me rends compte depuis un certain moment que les stratégies et la communication m'intéressent beaucoup plus que l'application même des procédés de développement, je compte laisser à d'autres, beaucoup plus talenteux que moi, le soin de vous partager ce type d'information. Entre autre chose, j'ai une entente de publication pour une douzaine d'articles orientés stratégies d'affaires qui sortiront au cours de la prochaine année. Je crois fortement que ce petit projet saura redéfinir mon approche d'évangéliste.

En espérant que vous aurez envie de me suivre là-dedans aussi. On a beaucoup de pain sur la planche et de temps à rattraper.

Denis Boudreau | 2004.01.11 @ 12:58 | 13 commentaires | 2 trackbacksretour au début de la page

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samedi 10 janvier 2004
par Denis Boudreau

On tourne la page...

Bon, et bien voilà, c'est maintenant chose faite. Après 4 années de développement, de conception, d'architecture et d'analyse pour un employeur qui a changé plusieurs fois de nom suite à des acquisitions de plus en plus importantes, j'ai fini par prendre la décision de remettre ma démission à mon employeur pour voguer vers de nouveaux horizons qui promettent d'être plus en ligne avec ma philosophie du développement Web.

Comme ceux d'entre vous qui me lisez depuis un certain temps le savent, voilà déjà un moment que je vivais une insatisfaction avec la machine CGI. Cette insatisfaction à l'endroit des politiques internes me pesait de plus en plus sur le moral et était devenue incompatible avec ma vision personnelle des choses. Conclusion : il était temps pour moi de changer de marché.

En passant d'une entreprise de 21 000 employés à travers le monde à une autre d'un peu plus d'une centaine divisée entre deux villes, je vais enfin retrouver les plaisirs du dynamisme d'une petite équipe capable de se retourner rapidement. Par opposition à cette lourde machine aux méthodologies éprouvées et efficaces, mais oh!, combien difficile à faire évoluer dans le sens où je l'entendais que représente CGI, ça va faire toute une différence.

Dans mes nouvelles fonctions que j'intégrerai à compter du 26 janvier prochain, je ferai un retour vers le développement et l'intégration, tout en endossant un rôle hybride entre les domaines connexes de l'architecture d'information et de l'analyse fonctionnelle. Rapidement, je devrais endosser un rôle de plus en plus marquant comme Directeur de production. Cela me laisse à penser que je pourrai satisfaire mon envie de me réaliser dans un domaine axé sur les communications, tout en obtenant les sentiments de progression et d'évolution auxquels j'accorde une grande importance dans ma carrière. Bref, je m'y crois gagnant sur toute la ligne.

En acceptant le poste chez Néomédia, j'espère de tout cœur pouvoir contribuer à faire de cette boîte la toute première d'importance à Montréal à véritablement développer des solutions de sites Web à la fois conformes et accessibles, reposant sur les normes du Web telles que proposées par le Consortium W3 certes, mais aussi sur les grands principes d'egonomie cognitive et d'utilisabilité. L'avenir nous le dira. Chose certaine, la présence de l'ami Pierre Lemieux, lui-même grand convaincu de l'intérêt des standards et fidèle lecteur de C² y sera sûrement pour quelque chose. Ensemble, j'ai l'intime conviction que nous réaliserons de grands projets. Combien de débats enflammés nous attendent !

C'est donc quand même avec une certaine tristesse que je tourne la page sur quatre années d'expériences avec cette équipe qui m'a vu grandir et évoluer, de mes premières heures d'intégrateur HTML professionnel (on pourrait dire amateur) à évangéliste convaincu du travail du W3C. Beaucoup de choses ont changé depuis mon arrivée chez là-bas en avril 2000. Comme la plupart de ces expériences furent positives et éducatives, je conserverai donc un excellent souvenir de mon passage.

Je suppose que c'est la grâce qui m'est accordée puisque j'aurai su m'en retirer à temps.

Pour conclure et à tout hasard, si vous faites partie de ceux qui aviez l'habitude de communiquer avec moi par l'entremise de mes addresses de courriel professionnelles, je vous invite donc à prendre l'habitude de ne plus les utiliser à compter d'aujourd'hui. Le meilleur moyen de me rejoindre étant encore de passer par mon adresse personnelle, je vous invite à plutôt utiliser celle rattachée à CYBERcodeur, soit denis arobas cybercodeur point net.

Qui sait ? Peut-être que dans les mois à venir, je pourrai enfin vous partager des expériences dignes de ce nom dans les projets que je développerai.

Denis Boudreau | 2004.01.10 @ 12:29 | 18 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 09 janvier 2004
par Denis Boudreau

Définir un standard Web

Décidément, voici la définition la plus juste qu'il m'ait été donné de rencontrer de ce qu'est un standard Web, selon le très réputé Devil's Dictionnary :

Web standards: A large stick or cudgel, used by the slightly more anal-retentive to beat the slightly less anal-retentive.

Force m'est de l'avouer, c'est assez prêt de la réalité... de la mienne du moins ! ;)

Denis Boudreau | 2004.01.09 @ 21:18 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 09 janvier 2004
par Denis Boudreau

Entrée en jeu de la téléphonie résidentielle

Au cours des derniers jours, deux nouvelles importantes sont apparues en sol québécois relatives à la percée d'éventuels services téléphoniques résidentiels sur Internet haute vitesse (téléphonie IP). Après Primus Canada qui annonçait hier son intention d'attaquer ce marché encore ouvert, il fallait bien s'attendre à ce que le Groupe Québécor, par l'entremise de Vidéotron ne soit pas trop longue à répliquer avec sa propre offre de nature comparable. C'est probablement une très bonne chose pour l'avancement des communications et des possibilités offertes par le wireless et comme client du dit empire de Québécor, je vais probablement pouvoir en bénéficier dans un avenir rapproché.

Mais je vous entends déjà vous demander pourquoi je vous parle de cela. Après tout, qu'est-ce que la téléphonie IP a à voir avec les standards Web ? En fait, tout et rien comme dirait l'autre. Comme vous le savez peut-être, chez nos amis nipons, le mariage Internet et téléphones mobiles est depuis longtemps consommé. Pour les Japonais, la consultation du Web par l'entremise du sans-fil est maintenant chose courante et occupe de plus en plus de place dans les mœurs. Ici au Québec et par extension, en Amérique du Nord, le concept est encore pas mal marginal et en comparaison, bien peu exploité. Enfin... pour le moment car avec des percées comme celles de la téléphonie IP, l'influence sur les habitudes des internautes risque de changer radicalement. On a beau être en retard sur les Japonais, notre société finira bien par suivre la voie de l'avancement technologique.

Il va sans dire, plusieurs utilisateurs d'Internet risquent alors d'être bien déçus lorsqu'ils tenteront de visiter leurs sites Web préférés sur leurs nouveaux téléphones ainsi configurés. J'ose à peine imaginer le bordel partout dans les agences lorsque les clients ayant payé à fort prix un site Web dynamique auprès de leurs fournisseurs de services Web réaliseront que tout est à refaire pour embrasser le sans-fil efficacement.

Ce genre de réflexions me rappelle toujours cette expérience que j'avais faite l'année dernière avec un client qui était émerveillé parce que son site passait avec succès sur son cellulaire, alors qu'il ne me l'avait pas demandé au départ dans les spécifications des documents de travail. Tous les propriétaires de sites n'auront pas cette chance et il est probable que plusieurs vivront insatisfaction et frustration en 2004 à cause de cela. Je vous le garantis.

Alors, le rapport avec les standards Web, vous le voyez maintenant ?

Denis Boudreau | 2004.01.09 @ 14:14 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 08 janvier 2004
par Denis Boudreau

De la compréhension des normes du Web

J'avoue que ça me fait tout drôle, je crois que je m'y habituerai jamais. Non, ce n'est pas parce que je suis cité dans le texte de lolZ sur la compréhension des normes du Web, mais faut avouer qu'il a fait un très bon travail pour offrir un portrait d'ensemble des normes et de leur application. Pour un premier tour de roue initiatique, je crois que tout y serait : normes, W3C, validation, exemples, etc. C'est certain que pour des initiés, le contenu demeure peut-être un peu superficiel, mais comme il semble plutôt être dirigé vers des "vieux routards de l'informatique qui ne pigent pas toujours", comme le dirait l'ami Greut, je trouve qu'il y a définitivement là matière à réflexion.

Denis Boudreau | 2004.01.08 @ 22:37 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 07 janvier 2004
par Denis Boudreau

Quand réfléchir fait plus de tort que de bien

Dans son plus récent billet, "Abstracting CSS", Dave Shea tente l'expérience de prédire comment l'abus des possibilités de contextualisation des sélecteurs en CSS-3, doublée de la volonté des plus puristes d'entre nous à pousser la sémantisation d'un document à son paroxysme, pourrait mener à une forme de saturation des possibilités de design par CSS et un certain goulot d'étranglement conceptuel.

Il démontre très clairement comment une telle orientation pourrait s'avérer contraignante et limitative dans la manipulation du code (imaginez devoir modifier l'ordre du xième élément d'une liste à puces de 15 items dans un tel contexte), mais sa vision ne prend pas assez en compte la réalité de l'évolution des technologies à venir pour avoir un quelconque poids à mon sens.

Contrairement à Dave qui semble croire que nous nous dirigeons inévitablement vers un mur, j'ai beaucoup de difficultés à croire qu'un jour, nous éprouverons le besoin de produire des fichiers CSS aussi complexes et lourds, alors que nous pourrions simplement continuer d'utiliser des identifiants uniques comme nous le faisons actuellement pour circonscrire des zones structurelles d'un document... et les adresser beaucoup plus directement.

Dans la mesure où tous les navigateurs supporteront éventuellement la contextualisation des sélecteurs de manière décente, il sera intéressant de s'en servir bien sûr, mais de là à pousser le bouchon aussi loin... À moins bien sûr que nous ayons dans le futur des logiciels si performants de développement CSS que nous puissions, dans une philosophie assurément WYSIWYG, construire des CSS très complexes et optimisés sans douleur. Mais tout cela, ce serait bien sûr sans compter les possibilités qu'offriront alors des technologies comme XHTML 2.0 et ses éléments <section> et <h> ou simplement les possibilités qui seront offertes par XSL pour manipuler la présentation.

Personnellement, comme développeur Web, je n'ai pas du tout l'intention de me compliquer la vie à ce point en adressant le n-ième enfant d'un élément HTML. Là où la réflexion de Dave fait défaut, c'est justement dans l'étroitesse de sa vision, qui ne prend pas en compte ces autres aspects de l'avancement technologique.

Denis Boudreau | 2004.01.07 @ 23:32 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 06 janvier 2004
par Denis Boudreau

Une tonne de ressources pour nos yeux

J'ignore ce qu'il y a dans l'air ces temps-ci, mais les nouvelles ressources en matière de standards Web et de CSS se bousculent follement dans mon petit ThunderBird chéri, beaucoup plus rapidement que je ne peux les trier ou même les visiter. Parmi celles-ci, j'en partage deux avec vous ce soir qui sont particulièrement excitantes parce qu'elles débouchent sur des centaines d'autres... Comme ça fait un moment que je ne vous ai pas offert de liens pour le simple plaisir de vous en partager, allons-y sans plus tarder :

En premier lieu, il y avait la mention, initialement lancée par l'ami Zeldman il y a quelques jours à propos de l'immense et impressionnante ressource colligée par l'université du Minnesota Duluth qui, à elle seule, valait son pesant d'or. Imaginez, plus de 3000 liens vers des ressources axées principalement sur le design Web conforme et accessible. Une source inépuisable d'inspiration, d'information et de connaissances. À visiter, à ajouter à ses favoris et à distribuer à tous ses amis.

La seconde merveille se nomme le CSS Vault et renferme également des dizaines, voire des centaines de liens sur le tout feuilles de style. D'une part, une galerie grandissante de sites construits en CSS pour allumer votre inspiration et d'autre part, des ressources pour alimenter vos lectures de fin de soirée. À conserver sous le coude, juste en-dessous de l'autre et à lire, jusqu'à ce que vous ayez le vertige.

Denis Boudreau | 2004.01.06 @ 23:46 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 05 janvier 2004
par Denis Boudreau

Veille VDL2 : 2004, la fin des faux débats ?

Vous connaissez peut-être VDL2 comme étant la première entreprise de développement Web d'importance à Montréal à avoir fait le saut, l'année dernière, vers la conformité aux normes et à l'accessibilité. Mais vous ignoriez peut-être que VDL2 a aussi pour habitude de lancer, à chaque début d'année, une capsule d'anticipation résultant des suites de centaines de sources d'information pour y repérer les éléments annonciateurs de changements de tendances. De la cuvée 2004, la dernière capsule me semble particulièrement intéressante, de par ses fondements sociopolitiques importants :

La fin des faux débats

Internet est-il un gadget sans avenir ou va-t'il fermer toutes les boutiques et les médias ? L'Internet sera-t'il payant ou gratuit ? Est-il un média commercial ou communautaire ? Est-il le Big Brother annoncé ou va-t'il briser la censure des états totalitaires ? Sert-il à éduquer les enfants ou à les pervertir ? Est-il Dieu ou Satan ?

2004 démontrera que ces questions n'ont aucun fondement. Internet est un outil puissant et universel et en même temps il n'est que ça, un outil dont la finalité dépend de qui s'en sert et de l'effort qu'il fait pour le maîtriser.

Pour en suivre les développements, n'hésitez pas à vous inscrire sur leur fil de veille. À surveiller parce que demain... c'est la veille !

Denis Boudreau | 2004.01.05 @ 15:44 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 04 janvier 2004
par Denis Boudreau

Pompage.net débute l'année en lion

Effectivement, amorcer 2004 avec une édition double, c'est donner solidement le ton à la nouvelle édition de Pompage que l'on se souhaitera plus régulière que l'année dernière. Dans la foulée des articles portant sur CSS et le balisage structuré, Douglas Bowman lançait récemment sur A List Apart deux articles sur la conception de menus en images prenant avantages des possibilités extraordinaires des feuilles de style.

Ces articles ayant fait tout un tabac chez nos cousins anglophones, nous avons fait le pari le mois dernier qu'ils récolteraient aussi un franc succès auprès de vous tous, lecteurs francophones. Avec le dévouement qu'on lui connaît, Samuel Latchman a mené comme un chef la traduction de ces deux articles dans un temps record. Sans plus attendre donc, servez-vous un grand verre de quelque chose et allez lire le tout, ça en vaut largement la peine.

Denis Boudreau | 2004.01.04 @ 23:52 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 03 janvier 2004
par Denis Boudreau

Débats HTML : Acronym vs Abbr

Il y a eu énormément de bande passante dans la dernière année d'accordée au débat de démystification entre les éléments HTML acronym et abbr. Dave Shea de MezzoBlue en remet une couche aujourd'hui, en reprenant l'essentiel de la discussion des derniers temps. Honnêtement, je ne vois pas en quoi il faut en faire tout un plat. À partir du moment où l'on reconnaît d'emblée qu'un terme se lisant comme un mot (exemple, WYSIWYG) est un acronyme et qu'un autre qui se prononce par l'épellation de l'ensemble des lettres qui le compose est une abbréviation (exemple, XHTML), le problème est réglé il me semble.

La confusion vient vraisemblablement du fait que dans notre esprit, une abbréviation, ce serait plutôt le diminutif d'un mot habituellement prononcé au long. Comme ce n'est pas la définition d'une abbréviation en HTML, tout devient rapidement confus, d'où les innombrables débats des derniers mois. Mais cette confusion s'estompe d'elle-même lorsqu'on se rappelle que le HTML, ce n'est pas du français ou de l'anglais mais bien un langage à part entière. Je passe peut-être à côté de l'enjeu principal, mais dans la mesure où ces deux éléments font partie de la norme, il n'y a pas de raisons de ne pas les utiliser tous les deux, sous prétexte qu'un certain navigateur populaire ne supporte pas l'un d'entre eux. À un certain point, il faut bien que ça finisse par paraître quelque part que MSIE est un moins bon navigateur que les autres...

Comme ce n'est pas un enjeu majeur pour les utilisateurs du navigateur de Microsoft de pleinement supporter à la fois les éléments HTML <acronym> et <abbr>, je ne vois pas pourquoi on s'en passerait...

Vous en pensez quoi ?

Denis Boudreau | 2004.01.03 @ 23:28 | 5 commentaires | 1 trackbackretour au début de la page

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samedi 03 janvier 2004
par Denis Boudreau

Le retour du Roi ou de l'enfant prodigue ?

En parcourant les commentaires laissés par les lecteurs du standBlog, j'ai découvert à ma grande stupéfaction le retour discret, mais oh!, combien réjouissant de Laurent Denis, et de son légendaire Blog and Blues. Pour ceux d'entre vous dont l'historique est trop court dans la blogosphère pour vous en souvenir, Laurent était (avant de se retirer temporairement de notre cercle pour vaquer à d'autres tracas) une figure incontournable du développement Web standardisé, en plus d'être le principal maître d'oeuvre dans la réalisation d'OpenWeb en mars dernier en assumant le rôle important de rédacteur en chef.

Sans son dévouement et sa discipline exemplaire, nous n'aurions probablement jamais réussi à faire aussi bien, aussi vite avec ce projet. C'est bien simple, si à un moment ou un autre vous avez apprécié notre travail sur OpenWeb, c'est un peu à Laurent que vous le devez.

Imaginez, après son départ, OpenWeb mis près de cinq mois à s'en remettre ; cinq mois à essayer de se réorganiser, de trouver un second souffle. C'est dire à quel point il était important pour nous dans l'équipe. De plus, encore aujourd'hui, il figure toujours au nombre des collaborateurs les plus prolifiques, malgré un retrait soudain, à peine quelques semaines après le lancement de la machine OWG.

Outre les discussions stimulantes que j'ai eu le plaisir d'avoir avec lui sur la courte période de novembre 2002 à mai 2003 où j'ai appris à le connaître, je me souviens encore très bien de sa grande influence et de la profondeur de ses propos sur les technologies. C'est donc avec grand plaisir que je découvre son imminent retour, avec un nouveau nom de domaine et une volonté apparente de se remettre le nez dans la promotion des standards Web. Re-bienvenue parmi nous Laurent, tu m'as beaucoup manqué !

Denis Boudreau | 2004.01.03 @ 01:11 | 5 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 02 janvier 2004
par Denis Boudreau

L'année en revue selon WaSP

J'y avais pensé mais, beaucoup trop paresseux pour le faire moi-même, j'avais remis le projet aux calendres gecques... ou à l'année prochaine, allez savoir. Avec un peu de préparation, la chose serait bien moins astreignante et tellement simple à mettre en place. Bien sûr dans mon cas, les choix d'évènements saillants auraient forcément été différents de ceux retenus par le WaSP, mais dans l'ensemble, je trouve leur couverture assez complète au niveau international pour ce qui a trait aux standards et au développement du Web comme tel.

Remarquez, le travail n'a pas dû être très difficile, on dirait que la liste comprend tout ce qui a été publié sur le Buzz l'année dernière ! Qu'importe, je note tout de même l'idée dès maintenant et entreprendrai de relever les faits intéressants de 2004 mensuellement pour vous en fournir une rétrospective à pareille date l'année prochaine. En attendant, même si elle ne représente guère notre réalité francophone, nous pouvons toujours nous rabattre sur la sélection du Web Standards Project pour nous rappeler les grands moments de 2003. À part la naissance heureuse d'OpenWeb, vous songez à certains qui auraient dû en faire partie ?

Denis Boudreau | 2004.01.02 @ 23:36 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 01 janvier 2004
par Denis Boudreau

Meilleurs voeux de bonne année

Avec 2003 qui prend fin, c'est également l'année européenne des handicapés qui se termine. Je crois que, dans l'ensemble, nous pouvons être fiers de l'avancement de l'accessibilité sur le Web au cours des douze derniers mois. La situation est loin d'être parfaite, la bataille loin d'être gagnée. Chose certaine, nous sommes beaucoup plus près d'un Web conforme et accessible aujourd'hui que nous l'étions à pareille date l'année dernière. Qui sait ce que nous réserve 2004 ? Qu'importe, je suis convaincu que ce sera riche en rebondissements de toutes sortes et que nous continuerons tous à évoluer ensembles, vers une meilleure compréhension du médium et des outils mis à notre disposition. Après tout, je l'ai toujours crû, faire la promotion des normes du W3C, ce sera le travail de toute une vie d'évangélisation !

Voilà donc revenu le temps des résolutions annuelles, des souhaits de bonheur, de santé, d'amour et de succès. Outre quelques résolutions personnelles que je garde pour moi-même, voici celles qui concernent ce carnet :

  • Constance quotidienne dans les mises à jours, plus d'entrées, plus de réflexions, plus de profondeur ;
  • Convergence améliorée de mes efforts de rédaction pour produire plus d'articles de fond (objectif, 12 articles cette année) ;
  • Par le fait même, une participation plus active chez OpenWeb et Pompage ;
  • Publication simultanée anglaise au W3C ou sur A List Apart, si ce que je produis est moindrement digne de ce nom ;
  • Concrétisation de quelques projets qui n'en finissent plus d'attendre que je leur consacre du temps.

Bref, rien de vraiment neuf, mais une volonté renouvellée d'aller au bout de mes projets, même si j'ai une tendance monstrueuse à m'engager dans beaucoup plus de trucs que je suis en mesure d'en livrer. Je vous souhaite donc d'obtenir tout ce que vous souhaitez et surtout, de vous revoir encore ici l'année prochaine pour vous souhaiter à nouveau la même chose...

Bonne année 2004 !

Denis Boudreau | 2004.01.01 @ 12:48 | 8 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page