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archives d'avril 2003

Avatar Denis

mercredi 30 avril 2003
par Denis Boudreau

S'investir dans l'accessibilité Web

Ce n'est plus un secret pour personne, l'accessibilité Web est une préoccupation importante pour moi et cette préoccupation se traduit relativement bien au travers de ce projet (du moins, je l'espère) puisque j'en fais un cheval de bataille de pair avec le support des normes elles-mêmes. Sans pour autant me considérer comme un expert en la matière, je crois humblement m'y intéresser suffisamment pour avoir une assez bonne vue d'ensemble de la problématique, ce qui fait que je suis de plus en plus à l'aise pour en discuter avec des groupes et, au besoin, offrir mon aide afin de solutionner certains problèmes. Curieusement, je suis toutefois incapable d'exprimer concrètement pourquoi ce sujet me touche tant. Ne souffrant moi-même d'aucune limitation fonctionnelle digne de ce nom et ne connaissant personnellement aucun individu lésé par les technologies, il m'est plutôt difficile de comprendre en quoi cette cause me rejoint à ce point. Il faut croire que quelque part en moi sommeille un être revendicateur qui a besoin de se porter à la défense des laissés-pour-compte. C'est d'ailleurs pour cela que je traîne toujours avec moi ma cape rouge et mes bobettes jaunes dans mon sac; on ne sait jamais quand elles peuvent servir.

Justement, aujourd'hui, je me suis engagé bien malgré moi dans une bonne discussion avec des collègues au sujet des notions d'accessibilité universelle et j'ai été étonné (pour ne pas dire consterné) de constater à quel point cette dimension effleure à peine l'esprit des gens. Pour les bien-portants et les adeptes normalement constitués, les problèmes liés aux déficiences physiques, mentales ou neurophysiologiques sont des notions abstraites et aisément dénigrées. La plupart des gens, ayant intégré le Web à leur quotidien comme d'autres ont il y a longtemps de cela, intégré la télé au leur, ne se sont jamais même arrêtés à penser que les aveugles aussi pouvaient utiliser le Web. C'est donc dire à quel point l'évangélisation peut remonter à loin parfois. Le travail d'éducation et de sensibilisation est énorme.

Il est possible que le libre et équitable droit à une information de qualité pour tous m'importe, ou peut-être que j'ai simplement besoin de faire avancer les choses. Je ne sais trop. Peut-être que je vois simplement venir le jour où je ne serai plus le jeune développeur aux yeux de lynx, mais le vieillard cataracté qui n'arrive plus à lire quoi que ce soit en bas de 20px en noir sur fond blanc... Avec la population vieillissante, il est clair que les problèmes d'accessibilité iront en croissant, à moins que de vaillantes âmes s'engagent à faire changer les méthodologies. J'aime bien à penser que je pourrais être de celles-là. Je ne pourrais supporter de savoir qu'un jour, l'accès au Web me serait coupé pour une raison d'ignorance de la part de la communauté de développeurs. En tant que seul véritable médium du peuple, le Web se doit de toujours chercher à s'améliorer.

Lorque je m'adresse à des développeurs comme ce fut le cas aujourd'hui, je les dirige souvent vers une ressource en ligne offerte par WebAIM intitulée "Introduction to Web Accessibility", qui dresse un assez bon portrait du paysage et des enjeux. C'est généralement un très bon terrain pour entreprendre le travail de sensibilisation. S'ils en redemandent, je les dirige alors vers le WAI, qui bien que de lecture plus aride, demeure la référence par excellence en la matière.

C'est pourquoi j'étais si heureux de recevoir en fin d'après-midi aujourd'hui un message de la part d'une certaine Catherine Roy, représentante de CAMO Montréal qui, intéressée par les activités de CYBERcodeur.net et W3Québec, cherchait à en savoir davantage sur les initiatives que je supporte et mène dans ces deux projets. Après avoir réussi à amener à la même table des représentants du W3C, du WaSP et du Gouvernement du Québec, j'accueillerais à bras ouvert au sein de W3Qc un organisme comme CAMO qui détient une expertise inestimable en matière d'accessibilité. Si l'union fait la force, la communication et le partage font la connaissance. Reste à savoir si une telle chose se réalisera dans les prochains mois. J'ai un excellent préssentiment à ce sujet.

Denis Boudreau | 2003.04.30 @ 23:34 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 29 avril 2003
par Denis Boudreau

Réflexions sur les CSS, part II

À en juger par les nombreuses réactions suscitées par ma petite réflexion d'hier sur l'utilisation des sélecteurs CSS multiples sous un même élément (x)HTML, force m'est de reconnaître que j'étais loin d'être le seul à ignorer ce truc tout à fait conforme aux normes. Cependant, malgré l'apparente merveille de la chose, je me sens obligé de revenir sur le sujet, question de nuancer un peu mes propos et éviter de me retrouver au centre d'une controverse quant à un certain mauvais usage potentiel de la technique. Je m'explique :

Nous sommes tous d'accord pour dire que les utilisations de balises (x)HTML à vocation strictement présentationnelles sont à éviter. Une telle approche constitue le fondement même des feuilles de style. Nous sommes également d'accords pour laisser tomber tous les <b>, <i>, <font> ou encore <u> de ce monde, au profit d'un habillage purement CSS ou de balises (x)HTML à valeur sémantique comme <strong> ou encore <em>, beaucoup plus élégantes, pratiques et surtout sémantiquement correctes. Cependant, selon le principe du balancier, il faut éviter de passer d'un extrème à un autre; il faut tendre comme les bouddhistes à la Voie du Milieu, à l'équilibre entre le (x)HTML et le CSS, ou la structure et la présentation...

Si nous sommes toujours d'accords pour remplacer les balises <b> à signification purement visuelle par autre chose (soit une règle CSS ou un autre élément (x)HTML plus adéquat), nul d'entre nous ne voudrait remplacer l'ensemble de ses <b> par autant de <span style: font-weight: bold;"> dans le seul bur de faire CSS... et se retrouver avec un fichier (x)HTML truffé d'éléments de présentation aussi encombrants que ces balises (x)HTML de présentation dont nous espérons tant nous débarasser. Avec 12 fois plus de caractères pour les représenter chacunes, sans compter le bordel de les écrire, une telle pratique aurait tôt fait de noyer le poisson. À la rigueur, il en va de même pour la tendance à remplacer le fameux <b> par un viril <span class="bold">, qui aurait été préalablement codé dans ue feuille de style avec la règle .bold {font-weight: bold;} — ainsi faire ne ferait que déplacer le problème de séparation des structures de contenus de leur présentation cosmétique, en plus d'allourdir considérablement les fichiers (x)HTML, ce qui irait totalement à l'encontre des avantages induits par les feuilles de style.

Il faut donc relativiser tout ça et tenter d'y voir plus clair. Comment ? En prenant un exemple simple.

Supposons que vous partiez en peur avec la technique des sélecteurs multiples et que vous cumuliez sous un même <span class="sélecteur1 sélecteur2 sélecteur3"> une demi douzaine de sélecteurs différents dans le but louangable de réaliser une économie de duplication dans votre CSS, vous allez rapidement vous trouver avec un nouveau problème sur les bras. Certes, vos CSS externes seront légères et bien structurées, mais votre code (x)HTML lui, sera pollué comme pas un de multiples sélecteurs qui perdront peut-être toute leur raison d'être lorsque le temps sera venu de traiter votre document (x)HTML avec une nouvelle feuille de style. Qu'arrivera t-il de toutes ces multiples classes pour créer à la fois un texte grisé, une bordure en pointillé et une marge à droite autour d'un paragraphe, lorsque dans la prochaine feuille de style, vous souhaiterez avoir un paragraphe avec un affichage tout ce qu'il y a de plus conventionnel ? Il vous faudra soit laisser tous ces sélecteurs à l'abandon dans vos documents, ou les éliminer manuellement afin de garder vos documents le plus à jour possible, ce qui, encore une fois, aura tôt fait de réduire à néant l'avantage des CSS.

La morale donc : utiliser cette technique intelligemment et avec modération. Je remercie au passage Anubis pour les commentaires constructifs, le son de cloche et la discussion captivante à ce sujet.

Denis Boudreau | 2003.04.29 @ 22:14 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 29 avril 2003
par Bleizig

Le gouvernement Français et l'accessibilité

Mme Haigneré, Ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, a lancé il y a quelque jours un vaste programme intitulé "Recherche et diffusion des technologies au service du Handicap" destiné à favoriser le développement et l'utilisation des nouvelles technologies au service des personnes handicapées.

Cette initiative est partie du fait qu'actuellement énormément de technologies sont déjà développées (WAI, Bobby, etc.) et qu'il ne reste plus qu'à faire en sorte qu'elles soient largement utilisées. Parmi les nombreux points évoqués, retenons tout particulièrement :

  1. Nous devons améliorer l'accessiblité des sites Web gouvernementaux, par une étroite collaboration avec BrailleNet et le W3C, dont l'antenne européenne est hébergée en France à Sophia-Antipolis.
  2. Nous avons demandé à cette association de rendre tous les sites du Ministère de l'Education et de la Recherche accessibles. Le travail commencera début mai.
  3. Nous avons lancé un forum de discussion sur l'accessibilité entre tous les webmestres de sites publics, en liaison avec les partenaires BrailleNet et le W3C.
  4. Au-delà, se pose la question d'une inscription de l'obligation d'accessibilité des sites publics et des services Internet ouverts au public, dans la modification en cours de la loi de 1975 sur le handicap.
  5. Enfin, bien entendu, le relais doit être pris par les développeurs Web, grâce au XML notamment, pour diffuser cette compétence dans les sites Internet privés.

Une belle initiative qui espérons-le, permettra de sensibiliser les acteurs de l'Internet afin d'en faire un espace véritablement accessible pour tous.

Si vous souhaitez vous tenir au courant des futures évolutions de ce projet, mettez ce lien dans un coin de vos favoris. For an English version, please click here.

Note de CYBERcodeur :
Parlant de BrailleNet, le cousin Tristan fait un compte-rendu du Colloque BrailleNet sur l'accessibilité Web qui se tenait hier et aujourd'hui à la cité des sciences et de l'industrie, à Paris, France. Il est très agréable de constater que les conférenciers, tous d'importants représentants de la cause et bien qu'issus de pays différents, semblent s'accorder sur la façon d'aborder le défi de l'accessibilité. En somme, 24 organisations qui travailent main dans la main à bâtir un Web plus équitable. C'est pas beau ça ?

Bleizig | 2003.04.29 @ 22:07 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 28 avril 2003
par Denis Boudreau

Réflexions sur les feuilles de style

Quand on implémente une fonctionnalité de StyleSwitcher dans un site, ou simplement lorsque pour des navigateurs comme Mozilla, un développeur souhaite offrir plus d'une feuille de style à appliquer à ses documents, il importe d'avoir recours à la valeur alternate stylesheet, utilisée avec l'attribut rel dans l'élément <link>. C'est une des rares vérités absolues régissant notre univers, à considérer au même titre que :

  1. Pierre qui roule n'amasse pas mousse,
  2. Qui vole un œuf vole un bœuf, et
  3. Tout ce qui monte doit redescendre.

Toutefois, il arrive souvent que des questions d'implémentation émergent lors du traitement des feuilles de style, dû à une mauvaise utilisation de cet attribut. Afin d'offrir une référence complète et succinte à ce sujet, Eric A. Meyer a publié pour le compte de DevEdge dernièrement un article intitulé "Correctly Using Titles With External Stylesheets", qui vise justement à répondre à toutes ces interrogations une fois pour toutes. Une lecture rapide et efficace est tout ce qui vous sépare du Nirvana, surtout si vous ignorez tout de la valeur preferred stylesheet.

Puisque nous sommes en plein CSS, je vais en profiter pour vous partager une découverte extraordinaire qui a complètement révolutionné mon univers la semaine dernière. C'est un questionnement que j'avais depuis des mois et dont la réponse me pendait au bout du nez tout ce temps. Peut-être bien que certains d'entre vous en sont pleinement conscients, mais pour les autres qui, comme moi, n'avaient simplement jamais pensé à fouiller la question, voici un petit secret bien gardé sur l'aspect cascades des feuilles de style que vous ne retrouverez pas dans la très grande majorité des articles et références CSS.

Une des plus grandes insatisfactions que je vivais depuis maintenant quatre ans que je travailles avec les feuilles de style provenait du fait qu'à chaque fois que je créais une règle dans mon fichier CSS (sélecteur, identifiant unique ou élément propre), il finissait toujours par arriver un moment où l'utilisation de cette règle ne convenait pas parfaitement aux circonstances qui m'occupaient. Par exemple, je pouvais développer une règle pour traiter mon verdana en gris et en caractère gras...

.textegris {font-family: verdana, sans-serif; font-weight: bold; color: #ccc;}

Mais il arrivait invariablement un moment où j'allais aussi avoir besoin d'appliquer à l'élément en question une présentation supplémentaire correspondant à une autre règle existante dans mon CSS externe...

.petitebordure {border: 1px solid #000; padding: 2em;}

... Je me voyais donc contraint à créer une troisième règle, combinant les éléments des deux premières afin de répondre à ma problématique. Puisque je savais par expérience qu'il était impossible de mettre dans le même élément à la fois class="textegris" et class="petitebordure", j'entreprenais donc de créer cette troisième règle — appelons-là pour les besoins de la cause textegrisavecpetitebordure — ce qui avait pour effet de rapidement faire gonfler mon fichier CSS qui devenait monstrueux en quelques semaines seulement de développement. Puisque la situation ne se prêtait pas à l'utilisation d'un ID dans un tel cas, la solution facile consistait souvent à intégrer cette troisième règle, ou pire encore, un honteux style de type inline, directement après la classe dans l'élément traité dans le genre style="toute sorte de vilains trucs CSS". Pas très joli et surtout, quand on y pense bien, pas bien différent des affreuses balises de présentation HTML dont on essaie tant de se défaire!

Dernièrement, j'ai lu quelque part qu'il était possible d'utiliser plus d'une règle dans un attribut class. Curieux et plein d'espoir, je me suis remis à mes tests pour m'apercevoir que non, il était impossible d'utiliser deux tels attributs dans le même élément; en effet, le navigateur n'en interprétait qu'un seul, généralement le premier, en ignorant complètement le second. Déçu, je retournai lire la référence à nouveau et c'est à ce moment que la pomme m'est tombé sur la tête.

... un seul attribut class...

Allez hop!, je retourne à mon fichier et j'essaie d'insérer deux règles différentes sous le même attribut class. Premier essai, je lances à tout hasard la commande :

class="textegris, petitebordure"

Pas de résultat. En dépit de ma profonde déception, je lances la première chose qui me vient à l'esprit :

class="textegris petitebordure"

Eureka! Les deux règles s'épousent parfaitement et les propriétés de cascades des feuilles de style entrent en œuvre pour composer cette troisième règle composée, issue des deux premières. J'obtiens mon texte gris, mon caractère gras, mes bordures, etc. Tout! Heureux j'essaie d'appliquer deux, trois, quatre autres règles à ce même attribut class et à chaque fois, le principe de cascades s'applique et je parviens à faire émerger des dizaines de règles à partir de quelques règles de bases déterminées d'avance dans ma feuille de style. Extraordinairement simple et évident quand on sait, mais il fallait y penser.

Conclusion : mes feuilles de style sont à recommencer! Et les vôtres ?

Denis Boudreau | 2003.04.28 @ 00:08 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 26 avril 2003
par Denis Boudreau

Zeldman et la syndication par RSS

Il se passe rarement plus d'une semaine ou deux sans que je reçoives un message sur ce site à propos de l'absence de fil RSS et de la volonté que vous avez d'y voir en apparaître un (entre autres choses). Comme plusieurs autres bidules intéressants offerts par des outils de gestion de contenus comme B2, Movable Type et Blogger, la syndication des contenus par RSS devient excessivement facile à générer dans un contexte où le véhicule de publication est automatisé comme c'est le cas pour ces trois outils immensément populaires...

Cependant, lorsque la moindre ligne de XHTML, de CSS et de PHP est amoureusement codée à la main comme c'est le cas sur CYBERcodeur, chacun de ces éléments devient un défi pour le petit programmeur que je suis — en effet, il ne suffit plus de cliquer trois coups dans une interface automatisée pour l'avoir; il faut le comprendre, le coder, le tester et l'intégrer. C'est une toute autre aventure, une aventure dans laquelle j'ai difficilement le temps de m'embarquer par les temps qui courent. Mais si ce n'était que cela, je m'y collerais et je le réaliserais pour vous, parce que vous le demandez si gentiment. Seulement, je ne suis pas sûr d'être en accord avec la syndication XML... du moins pas encore complètement.

J'ai longtemps été déchiré entre maintenir ma position de diffuseur de contenus indépendant et sombrer du "côté obscur de la Force". Mais à toutes les fois, ce qui me retient, c'est l'évocation du franc plaisir que j'ai à tout contrôler moi-même, à être responsable du moindre octet qui apparaît dans ces pages. Cette liberté d'action n'a pas de prix, et ele est doublement justifiée lorsque je vois le genre de problèmes de manque de fiabilité dont Tristan "StandBlog" Nitot a été victime dans les dernières semaines, alors que Blogger, comme un con, lui a bouffé ses archives. Heureusement, le valeureux Capitaine NeoKraft veille au grain autrement, il en serait fait de centaines de points de promotions en faveur des standards Web. Nul besoin de vous dire qu'une telle perte aurait été dramatique, vous vous en doutez sûrement. :)

Ceci étant dit, j'ai eu l'agréable surprise ce matin de tomber sur un texte d'opinion de Jeffrey Zeldman paru hier qui expliquait pourquoi il n'avait (toujours) pas de fil RSS sur zeldman.com — lisez plutôt :

Hand coders can roll their own RSS feed, and we've considered doing so, but we prefer that you see our words in the context of the page because, for us, text alone does not equal content (although text sans layout is fine in limited environments like Palm and Nokia). In the case of K10k, news feed links gain value and credibility from their visual context. Removed from that context, the links lose value: one notices that some are not well written, or do not provide a clear reason to visit the linked site. K10k offers much more than a news feed of course, but not in RSS; the site is meant to be visually explored and experienced, but its RSS feed may discourage such exploration because, hey, you've got the links, why bother visiting the site? RSS turns commercial and personal sites alike into text broadcasting channels that can be quickly scanned like radio frequencies. Some sites can afford to be judged by their words alone. Many others can't, or might prefer not to be.

Plus j'y penses, plus j'ai l'impression d'être d'accord. Ceci dit, depuis ce matin, zeldman.com a son fil RSS... paradoxal ? Pas tant que ça dans le fond. Bah!, j'y succomberai sûrement aussi un jour.

Denis Boudreau | 2003.04.26 @ 12:38 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 25 avril 2003
par Bleizig

Web sémantique: le futur du Web

Computerworld.com.au nous propose aujourd'hui un article introductif très intéressant sur le Web sémantique. Ce nouveau moyen encore futuristique de concevoir l'Internet semble comme la prochaine étape qui marquera un nouveau pas dans l'épanouissement du Web.

Le Web sémantique est, une fois de plus, une initiative du Consortium W3. Il vise à représenter les données utilisées sur la toile à l'aide d'ontologies: un ensemble de mots représentant un domaine particulier :

The Semantic Web is the representation of data on the World Wide Web. It is a collaborative effort led by W3C with participation from a large number of researchers and industrial partners. It is based on the Resource Description Framework (RDF), which integrates a variety of applications using XML for syntax and URIs for naming.

Amener les données à être représentées sémantiquement, c'est donner la possibilité aux différents services de la toile d'aller au delà de la simple communication, c'est leur permettre de se comprendre. Imaginez le scénario suivant :

Vous sortez faire un tour sur la toile avec l'idée en tête de réserver un billet d'avion. Vous allez sur votre site de prédilection et celui-ci comprend votre agenda personnel sans que vous ayez eu à installer une interface de communication quelconque et s'adapte en fonction de vos disponibilités. Il peut même vous y sauver l'information (sinon vous allez encore oublier).

Bien sur tout ceci prendra du temps à se mettre en place, le groupe de travail du W3C a encore beaucoup de pain sur la planche. Je vous invite de temps en temps à jeter un p'tit coup d'oeil dans leur direction, juste histoire de savoir où ils en sont.

Bleizig | 2003.04.25 @ 17:27 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

Avatar Denis

jeudi 24 avril 2003
par Denis Boudreau

Le WaSP tourne la page

Il y a deux ans à peine, la situation était dramatique pour les développeurs de sites Internet. Pris dans un univers inspiré des réalités du monde de l'imprimé, avec une compréhension réductrice des possibilités qu'offrait le médium Web, construire un site signifiait trimmer dur à tout faire apparaître de manière identique sur le plus de plate-formes possibles, au détriment de l'optimisation et de la performance du code. Pour tous les obsédés de la "pixel perfection", la qualité du développement Web se mesurait de manière inversement proportionnelle au nombre de pixels de décallage qu'un document présentait d'un navigateur à un autre. Je me souviens très bien de certains clients qui, règle à la main, mesuraient les portions de l'interface sur leur moniteur pour s'assurer de sa "cohérence" et de la qualité du design. Ah!, c'était les belles années! Années de misère, de folies inconscientes et ridicules, années fastes de priorités mal établies, à une époque où on commençait à peine à comprendre les fondements véritables du Web, à saisir tous les avantages de sa formidable flexibilité. Années noires desquelles nous ne sommes pas encore complètement sortis, mais desquelles nous émergeons lentement mais sûrement.

Bien que la plupart d'entre nous n'en étions pas conscients, une somme incroyable d'efforts étaient quotidiennement mis en place pour tenter de satisfaire aux caprices des principaux navigateurs qui ne s'entendaient pas beaucoup sur la manière d'interpréter le code contenu dans les documents. Pour la plupart d'entre nous, le développement Web, c'était débogguer Netscape pour qu'il ait l'air le plus possible de MSIE. Le focus de développement, plutôt que d'être orienté vers l'innovation et la qualité du projet, était invariablement posé sur l'effort à produire des copies mirroirs de navigateurs en navigateurs, figées dans un moule hermétique et condamné à étouffer entre les balises de présentation et les balises propriétaires. Fort des activités de sensibilisation du Web Standards Project, les fabricants de navigateurs ont commencé à enligner le développement de leurs produits sur les normes issues du W3C et des versions plus conformes ont vu le jour. Nous en étions aux premières heures d'une ère nouvelle, une ère de normalisation.

Toujours aux prises avec la réalité du support inévitable des anciens navigateurs comme MSIE 4 et NS 4.x à une époque où l'on voyait poindre à l'horizon une nouvelle philosophie en design Web, le WaSP a lancé une initiative qui a fait le tour de la planète, la "campagne de mises à jour des navigateurs". Avec les années, cette initiative a largement contribué à créer un mouvement de revendication de mise à niveau des agents utilisateurs afin de permettre au Web d'évoluer, non seulement dans ses possibilités, mais également dans ses fondements. Deux ans plus tard, le WaSP conclue que l'initiative a porté fruit, mais qu'il est maintenant temps de passer à la prochaine étape. Les fabricants de navigateurs ont fait leur part, c'est maintenant aux développeurs de faire la leur. Le nouveau WaSP nous promet une prochaine mission, une nouvelle approche évangélisatrice. Cette phase deux sera dévoilée bientôt. Demeurez en ligne pour ne rien manquer.

Le combat est loin d'être terminé. Le vrai plaisir commence à peine.

Denis Boudreau | 2003.04.24 @ 23:20 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 23 avril 2003
par Denis Boudreau

Nouvelle adresse pour le standBlog!

C'est maintenant chose faite; les déconnages de Blogger n'en finissant plus de bouffer les permaliens et l'envie folle de joindre les masses des carnets Web munis de TrackBacks, de PingBacks, de commentaires et de fil RSS ont finalement eu raison de Tristan qui, incidemment, passe du côté B2 de la Force comme le dit si bien Sam et fait peau neuve, sous une nouvelle adresse. Pour continuer de suivre l'évolution du prolifique évangéliste des standards Web, c'est maintenant au standblog.com qui vous devrez vous rendre. Oui, je sais, c'est une nouvelle adresse, mais vous allez voir, s'y rendre est simple comme tout!

En fait, c'est une heureuse décision de la part de Tristan d'enfin identifier le StandBlog avec un nom de domaine direct, ce qui aura pour incidence de le rendre plus facile d'accès pour les masses de développeurs acourrant déjà à sa porte. Bien sûr, cela demandera une tonne de modifications d'adresses dans les liens d'une multitude de sites Web (à commencer par ici), mais qu'à cela ne tienne, c'est une affaire de quelques instants. Ce qui m'embête un peu par contre, c'est que maintenant, je suis un des seuls à ne pas avoir tous ces gizmos dont tout le monde raffole; à quand l'implantation de TrackBack, PingBacks, commentaires et fil RSS sur CYBERcodeur ? Ah!, si je savais!

Denis Boudreau | 2003.04.23 @ 23:20 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 23 avril 2003
par Denis Boudreau

NetDiver rencontre Eric Meyer

J'adore les entrevues Web. Incidemment, la section que je préfère sur le site de NetDiver est sans contredit "close-ups", où l'équipe interview des personnalités influentes du développement et du design Web. Parmi les illustres interviewés, nous retrouvons Zeldman, Arthur, Koch et plusieurs autres. Ces rencontres donnent toujours lieu à des moments fascinants où il nous est permit, le temps de quelques lignes, de réellement connecter avec des personnalités influentes de notre domaine. Ce sont souvent des moments magiques, comme si la science infuse ou le Saint-Esprit venait courtiser nos petites personnes pour nous élever dans les hautes sphères du Savoir. Étant un passionné du tout CSS et des standards Web, vous comprendrez que lorsque Carole Guevin m'a laissé savoir que NetDiver habritait désormais une entrevue avec Eric A. Meyer, je me suis précipité à mon ordinateur pour en dévorer chaque ligne... et quelle expérience ce fut!

Je me permets de vous citer trois passages qui m'ont particulièrement marqué. Tout d'abord, un passage où Eric explique en quoi les standards influencent le travail quotidien des designers Web :

Every time a designer has to work around inconsistencies between browsers, they're suffering from a lack of standardization. Every time they create something and it works cross-browser without workarounds, they're benefiting from standardization. Standards are the foundation of everything we do, from CSS2 all the way down to the ones and zeros. They make the difference between a frustrating work experience and a smooth one. With standards, you can concentrate on the actual design, instead of worrying about inconsistencies and limitations.

Et voici ce qu'il avait à répondre à propos des raisons pour lesquelles les standards devraient nous importer :

Because the better standards support becomes, the easier their jobs will be-- it's that simple. Furthermore, with more consistent standards support, designers will be able to do more interesting things in design. [...] Another good example is the PNG image format. Who wouldn't want to use losslessly compressed images with alpha channels, so we could blend images with backgrounds? It's been years now since the PNG specification was finalized, and PNGs are pretty clearly superior to the GIF and JPEG images we all use today. Yet almost nobody uses PNG, because not enough browsers support them well enough to use. If designers had spoken up to say, "We want this and we won't bother with any browser that doesn't support it," you'd better believe the support would be there. So designers can't afford to sit back and say, "Standards are a geek thing, and we don't have to worry about it."

Finalement, sur sa vision du stade auquel est rendu le Web :

A four-year-old. We're past the Terrible Twos and Threes, and are beginning to actually see some maturation happening. There's walking and even running, but the fine motor skills are still emerging. Communication skills are there, but the level is still somewhat rudimentary, although there are bursts of surprising sophistication.

Je vous l'accorde, une entrevue très longue, mais à mon sens, l'une des meilleures (sinon la meilleure) qu'il m'ait été donné de lire sur le Gourou CSS. Je ne saurais assez insister sur l'intérêt de la dévorer pour vous aussi. Vous en sortirez inévitablement grandis.

Denis Boudreau | 2003.04.23 @ 00:20 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 22 avril 2003
par Denis Boudreau

Y aurait-il un MSIE 7.0 à l'horizon ?

Ce n'est pas la première fois que je pose la question, et je ne suis pas le seul d'ailleurs. Tous ceux qui en ont ras le pompon d'assister impuissants à l'attitude désinvolte de MicroSoft dans le développement de navigateurs conformes aux normes comprendront et partageront mon impatience. Il est grand temps que MSIE ratrappe le retard qu'il accuse sur les autres navigateurs dits "conformes". Je l'ai souvent revendiqué par le passé, je ne me répèterai pas ad nauseam en ces lignes; vous connaissez déjà ma position sur le sujet.

Alors que j'étais de nouveau à l'affût d'une piste pouvant mener à une quelconque rumeur (fondée) de l'éventuelle sortie de MSIE 7.0 et, sorti bredouille d'une chasse à l'information dans Google (comment diable Netscape peut-il sortir premier dans une telle requête ?), je me suis tourné vers mes anciens amours, et j'ai nommé les fameux SitePointForums. Pour trouver une réponse rapide à une question générale, on fait difficilement mieux.

C'est ainsi que j'ai enfilé une nouvelle fois mon costume de SitePoint Guru pour lancer un nouveau sujet, "Internet Explorer 7.0 anyone ?", me doutant bien que quelqu'un, quelque part, aurait un élément de réponse pour votre humble serviteur. Et effectivement, il ne fallut pas trop longtemps avant que ne se manifeste un bon informateur pour confirmer de source apparemment sure que l'on pouvait s'attendre à une version de MSIE quelque part au courant de l'année ou au début de l'année prochaine. Voici en rafales les quelques points intéressants que j'ai pu y dénicher :

  1. La prochaine version de MSIE serait basée sur la technologie .NET (pas surprenant). Conscientisés par l'importance de régler les nombreuses problématiques de trous de sécurité, les développeurs de MS prennent le temps de bien faire les choses pour sortir une version de la meilleure qualité possible (c'est pas toujours le cas ?).
  2. Contrairement à ce que l'on pourrait être porté à croire, MicroSoft n'accuserait pas de retard quant à la sortie d'une nouvelle version puisqu'ils ont l'habitude d'en sortir une tous les deux ans environ. Ceci dit, cela ne les empêche pas d'accuser un retard sur le marché, même s'ils respectent les échéanciers qu'ils se donnent en tant qu'entreprise.
  3. Il serait aisé de supposer que la plupart des éléments intéressants dorénavant disponibles dans les principaux navigateurs se retrouveront également sous une forme ou une autre dans la prochaine version de MSIE, et que celle-ci sera plus conforme aux standards du W3C (il est aussi facile de supposer que le prochain album de Britney Spears sonnera aussi insipide que le précédent et que Lord of the Rings III sera extraordinaire) — et je n'ai pas besoin de boule de cristal pour deviner cela non plus.

Quoi qu'il en soit, la conclusion de tout ce débat demeure que la sortie de MSIE 7.0 est encore un secret bien gardé, mais que l'information commence à sortir au compte-goutte. Il est intéressant de constater comment une discussion qui se voulait de fond sur la sortie du navigateur le plus populaire de l'histoire du Web a rapidement tourné en un débat d'opinions à savoir qui aime ou déteste MicroSoft. Plus ça change, plus c'est pareil... Quand on a rien de pertinent à dire, le mieux qu'on a à faire, c'est ressortir les mêmes vieux arguments stériles qui ne font pas avancer les choses... Mais maudit qu'on aime ça!

Denis Boudreau | 2003.04.22 @ 22:22 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 22 avril 2003
par Denis Boudreau

Conformité aux normes ou pratiques propriétaires ?

Beth Epperson de Netscape Communications signe pour la plate-forme DevEdge un article sur l'importance de faire reposer le développement d'application et de projets sur des pratiques conformes et guidées par des normes ouvertes plutôt que de s'en remettre à des pratiques propriétaires, souvent conduites par des processus rigides et réducteurs. On ne saurait sufisamment vanter la flexibilité et la souplesse de développement d'un projet mené par un ensemble de normes ouvertes et extérieures à l'organisation qui les emploie : l'histoire nous a démontré plus d'une fois que le cantonnement dans des processus internes, consanguins et sans ouverture sur le monde extérieur entraînait souvent une entreprise à sa perte. On pourrait croire que, fort de l'expérience malheureuse de leurs prédécesseurs, les entreprises du vingt-et-unième siècle auraient toutes tendance à se tourner instinctivement vers le développement conforme aux normes ouvertes, mais c'est loin d'être le cas.

On a qu'à penser à Apple qui, avec le développement du navigateur Safari basé sur KHTML, a transformé un projet initialement destiné à l'open source en tout ce qu'il y a de plus closed source. Une telle décision leur coûtera t-elle un jour ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Toutefois, il faut reconnaître qu'ils ont infinimment plus de chance de se planter avec une telle stratégie que n'en a Mozilla avec une approche complètement ouverte.

Un développement suivant un ensemble de normes établies par un groupe dissocié du projet aura toujours l'avantage de promouvoir une approche d'interopérabilité et de consistence, doublée d'une extraordinaire capacité d'adaptation. On a souvent tendance à oublier que le W3C n'est pas le seul organisme établissant des normes : ECMA (European Computer Manufacturers Association: Standardizing Information and Communication Systems), OASIS (Organization for the Advancement of Structured Information Standards) et UNI (Unicode Consortium) ne sont que quelques exemples de regroupements œuvrant au développement ouvert de l'Internet par la mise en place de standards et de procédures normalisées.

L'article que je vous propose dresse donc un portrait de cette approche souhaitable de développement et démontre efficacement l'intérêt à ne pas succomber aux tentations trompeuses des pratiques propriétaires. Si vous êtes un développeur au sein d'une entreprise qui folâtre avec les procédures propriétaires, je vous invite fortement à lire ce texte. Toutefois, si vous êtes en position de décider les avenues employées pour le développements des projets dans votre entreprise, je ne vous le recommande pas, je vous l'impose. :)

Denis Boudreau | 2003.04.22 @ 21:15 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 21 avril 2003
par Bleizig

Comment les aveugles voient l'Internet

Pour la plupart des gens, le simple fait d'imaginer qu'un aveugle puisse utiliser le Web semble déjà hors du commun. Pourtant, si on en croit les statistiques citées par Joe Clark dans le deuxième chapître de "Building Accessible WebSites", il existe un nombre important d'internautes avec une déficience visuelle plus ou moins sévère qui utilisent le Web quotidiennement. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de vous glisser dans la peau d'un aveugle utilisant l'Internet, je vous conseille de passer quelques minutes sur cette page, généreusement proposée par Human Factors... c'est une expérience très enrichissante.

Il ne vous faudra pas longtemps avant de vous rendre compte des problèmes majeurs causés par les designs non-accessibles et des barrières quasi-insurmontables qui se dressent entre l'utilisateur et le message. Je vous avouerai franchement que je n'ai pas pu tenir jusqu'à la fin du premier enregistrement : vous imaginez les pauvres gens qui subissent cette torture tous les jours ? Le deuxième enregistrement, par contre nous démontre très clairement qu'un site respectant les normes d'accessibilité est parfaitement audible.

Rappelons les principales erreurs qui ferment les sites web aux aveugles :

  • utilisation de tables pour la mise en forme
  • utilisation d'images pour représenter les titres
  • utilisation d'images "vides" pour assurer la mise en forme
  • etc.

C'est en effet un vrai calvaire de n'entendre que des bribes d'information pertinentes noyées dans la masse des "start of table ... new table row ... table data cell ...".

Note de CYBERcodeur :
Voilà longtemps que je cherchais à trouver un extrait aussi significatif et aussi représentatif du problème. Personnellement, je prends cette expérience comme une douche froide. Quand on sait à quel point l'établissement des bases d'un site Web accessible sont simples à mettre en place, il est difficile de résister à l'envie de courir s'y mettre immédiatement.

Bleizig | 2003.04.21 @ 23:38 | 1 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 20 avril 2003
par Denis Boudreau

Tout ce qu'on laisse derrière

Puisqu'on fait mention de Mark Pilgrim aujourd'hui, profitons-en pour souligner une nouvelle série d'articles que celui-ci signe maintenant mensuellement pour XML.com, portant sur le sujet de XHTML 2.0 et tout ce qu'on gagne et on perd dans la transition vers cette éventuelle norme. Au menu ce mois-ci, "All That We Can Leave Behind", où il discute des nuances entre validité technique et validité sémantique du code, abandon de certains éléments, remplacement du populaire <br /> par l'éventuel <l>, nouvel item de liste avec <nl>, quelques trucs pour optimiser l'utilisation des feuilles de style et plus encore. Simplement, l'un des meilleurs articles introductifs sur XHTML 2.0 qu'il m'ait été donné de lire jusqu'à présent. Vivement la suite le mois prochain, alors que Mark attaquera l'abandon de l'élément <img /> et son remplacement par l'élément <object>.

Denis Boudreau | 2003.04.20 @ 22:49 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 20 avril 2003
par Denis Boudreau

L'avenir du design Web accessible

Anitra Pavka nous indique un nouvel article de Jakob Nielsen portant sur une vision séduisante mais naïve et utopique de ce que pourrait être la conception Web complètement accessible et adaptée à différents publics souffrant de limitations particulières. Pour une des rares fois depuis longtemps, je dois m'avouer véritablement intéressé par les propos du controversé gourou de l'utilisabilité, qui décrit en quoi le Web idéal pourrait se modeler. Véritablement intéressé oui, mais non pas par ce qu'il avance explicitement, mais bien pour ce qu'il concède enfin implicitement.

Je l'avoue, je ne lis pas Nielsen autant que je devrais. Peut-être qu'effectivement, sa position s'est assouplie depuis plus longtemps que je ne le crois. Néanmoins, il est bon de savoir qu'une personne aussi respectée de la communauté de développeurs et d'adeptes du prêt-à-penser commence enfin à entrer dans le vingt-et-unième siècle en abandonnant certaines de ses idées préconçues sur ce que le Web devrait être (je dis bien "le", parce que selon Nielsen, il ne peut y avoir qu'un Web, celui qui est à la base de tous les préjugés à l'effet qu'un Web utilisable et accessible est forcément banal, moche, ennuyeux et commun)...

J'apprécie particulièrement l'apparente évolution de son discours qui, jusqu'à il y a pas si longtemps, baignait encore dans le marais bourbeux des premières heures du Web. Reconnaissant maintenant de plus en plus l'ouverture à un design graphique élaboré nécessaire pour captiver la majorité des internautes, Nielsen conçoit dorénavant qu'il est impératif et souhaitable pour un site Web d'offrir le maximum de développement pour la masse, en ajustant le code sous le capot pour convenir à tous les publics. Nous le savons depuis longtemps, un site accessible n'a pas à être banal, morne et ennuyeux. De nombreux articles excellents ont été écrits et d'autres, peut-être meilleurs encore, demeurent encore à être rédigés sur la question, mais il n'en demeure pas moins que la véritable nature du Web commence enfin à pointer à travers le paradigme usé de l'imprimé.

Le Web, de par son extraordinaire flexibilité, peut être tout ce que l'équipe qui le construit veux (ou peux) bien en faire, tant et aussi longtemps que l'équipe s'applique à respecter quelques règles élémentaires qui s'adaptent au public le consultant. Les feuilles de style, pour ne nommer que cet aspect du développement Web, permettant de dissimuler à un public des éléments qui seront visibles ou présentés à un autre, permettent de rejoindre tous les groupes et de leur servir l'information dans le format qui leur convient.

C'est justement autour du concept du format adapté que je reçois favorablement le discours actuel de Nielsen. Toutefois, selon ses pronostics, le Web de demain, pour être au meilleur de son potentiel en matière d'accessibilité de l'information, devrait offrir cette information dans autant de formats que possible, afin de convenir aux besoins et aux goûts de ses visiteurs. Une version sonore rendue disponible pour permettre de véritablement écouter un site Web si nous sommes aveugles, lorsque que nous sommes au volant de notre voiture (ce qui serait sûrement plus intéressant que la radio) ou simplement, lorsque nous sommes trop fatigués pour lire par exemple, tout en maintenant une version plus traditionnelle, mais tout aussi accessible pour autant parce que conçue dans cette optique.

Ce qui me surprend et me déçoit un peu de son discours toutefois, c'est l'apparente simplicité de sa réflexion, qui vient d'une certaine manière remettre en doute les incroyables progrès qui ont été accomplis depuis quelques années grâce entre autre choses au travail herculéen accompli par le WAI et des initiatives personnelles comme celle de Pilgrim.

Qu'y a t-il de neuf à avancer que les entreprises ne seront jamais enclines à dépenser plus encore de fonds pour financer des versions alternatives de leur site Web ou encore, que ces versions alternatives seront probablement laissées pour compte éventuellement et afficheront inévitablement un retard par rapport à la version principale ? Ce sont des faits que l'on concède à la problématique depuis les premières heures de la discipline d'accessibilité. Évidemment, si un designer développe un site spécifiquement pour une clientèle aveugle, c'est certain que le site répondra plus à leur besoin que s'il créé une version globale qui prend en compte les besoins de cette minorité. C'est l'évidence même, non ? Je veux bien croire que dans un monde idéal, tous les sites devraient offrir une version lue de leurs sites Web pour ceux à qui un tel format convient, mais nous savons tous que ce genre de réalisation ne se produira probablement jamais...

À moins qu'un jour, tous les sites soient tellement conformes aux normes qu'à l'aide d'un logiciel quelconque (que l'on se souhaitera libre, non-propriétaire et certainement pas développé par MicroSoft), il soit possible de convertir des documents Web en format sonore en quelques clics de souris... Imaginez un site Web navigable en format mp7! Mais pour ce faire, il faudra continuer longtemps à évangéliser et éduquer sur les possibilités et l'ouverture vers l'avenir qu'offre un développemeent Web conforme aux normes, qui brille par sa portabilité, sa flexibilité et son interopérabilité.

Denis Boudreau | 2003.04.20 @ 18:35 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 18 avril 2003
par Denis Boudreau

Questionnaires sur les normes W3C

Alors mes bons amis, qu'est-ce que vous en dites ? Voulez-vous faire partie de l'aventure ?

Denis Boudreau | 2003.04.18 @ 11:43 | 2 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 18 avril 2003
par Bleizig

Standards parallèles et royalties

Un groupe de géants de l'industrie dont BEA, IBM et Siebel, mené par Microsoft, a décidé de faire bande à part concernant les travaux du W3C sur la standardisation de l'orchestration des services Web (BPEL), en soumettant la norme à OASIS, un autre organisme de normalisation. Ils faussent ainsi companie à HP, Sun et Oracle, qui ont décidé de demeurer fidèles au Consortium. L'objectif de cette norme est de définir des standards de communication entre services Web :

The Web Services Choreography Working Group, part of the Web Services Activity, is chartered to create the definition of a choreography, language(s) for describing a choreography, as well as the rules for composition of, and interaction among, such choreographed Web services.

Officiellement, ils reprochent au groupe du W3C d'être trop ouvert dans son approche et de ne pas concentrer assez son activité, ce qui rend la progression beaucoup trop lente à leur goût. Officieusement, il semblerait que la politique des royalties du W3C en est la véritable cause : les entreprises dont les technologies brevetées sont utilisées dans des standards ne pourront pas réclamer de droits. Beaucoup espèrent que le W3C pourra recentrer son activité et que son travail sera complémentaire à celui d'OASIS, mais certains ne cachent par leur inquiétude quant à l'avenir de cette norme :

"Nous ne voulions surtout pas aboutir à une fragmentation des standards de services Web. Or, lorsqu'une seconde initiative est lancée en parallèle d'une autre, c'est ce qui risque de se produire", d'avancer Don Deutsche, vice-président responsable de la stratégie standards chez Oracle.

En espérant que l'affaire ne va pas faire boule de neige, ce qui risquerait de nuire considérablement au Consortium, et potentiellement à la cohérence des normes elles-mêmes : imaginez ce qui se produirait si tout le monde commencer à créer ses propres standards! Une affaire à suivre sur CYBERcodeur ... Pour plus d'information, rendez-vous ici, ou encore .

Bleizig | 2003.04.18 @ 08:24 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 17 avril 2003
par Denis Boudreau

Top Tendance : gagné par la daspetmania

Décidemment, il me plaît de plus en plus cet Eric Daspet. Non seulement, il affirme ouvertement que je suis un bon gars, me cite régulièrement sur son blog, communique avec moi à l'occasion pour des commentaires constructifs, mais en plus, il configure son site avec une feuille de style inspirée de CYBERcodeur. Évidemment, je lui pardonnerai tous les clins d'œil qu'il voudra, mais en plus, je développe rapidement un goût pour la daspetmania. Et hop, un blog de plus à figurer parmi mes références quotidiennes en matière de Weblog sur les standards Web! Ce que j'aime particulièrement du travail d'Eric, c'est qu'il va au fond des choses et remet en cause les idées reçues. Sachant que j'y joue un petit rôle me fait extrèmement plaisir; j'aime beaucoup. C'est une bonne chose de lancer les gens sur des pistes, de leur influer le goût d'aller plus loin, de soulever les pierres pour voir toute la vie qui grouille dessous... C'est dans cette satisfaction du devoir accompli que je tire l'énergie nécessaire pour continuer, sans relâche, jours après jours. C'est un peu le rôle que je me donne avec ce projet. Mais lorsqu'on voit que ça incite réellement des gens à fouiller plus en profondeur, ça me donne l'impression de ne pas perdre mon temps et de participer à quelque chose de beaucoup plus grand que moi.

Prenez par exemple la réaction d'Eric à propos du post de Daniel Glazman concernant le XHTML 2.0 dont je faisais mention avant-hier : voilà ti pas que notre ami contre-argumente, et avec brio à part ça. Donnant son opinion, point par point sur les commentaires initiaux de Daniel, Eric y va de ses propres impressions, ce qui a pour effet d'effectivement faire avancer la discussion. Deux points de vue s'affrontent. Sortez votre popcorn et votre pepsi. Voilà qui fera bien plaisir à Karl, toujours à l'affut de nouvelles manières d'alimenter un débat autour des normes.

Denis Boudreau | 2003.04.17 @ 12:04 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 16 avril 2003
par Denis Boudreau

WThRemix : et le gagnant est...

Sam nous annonce que le grand gagnant du concours de redesign de la page d'accueil du site du W3C a finalement été annoncé aujourd'hui. Pour une deuxième fois dans la même semaine, j'ai perdu mon vote. Je me consolerai en me disant que cette fois-ci au moins, je suis passé proche gagner puisque je prenais pour le premier finaliste. Le gagnant lui, par contre, se mérite quelques prix et les bonnes grâces de la communauté de développeurs... ainsi, il serait naturel de lui offrir toutes nos félicitations les plus sincères. Personellement, n'ayant même pas eu l'audace de participer, je ne me mérite rien, sinon quelques regrets. Un tel concours était une occasion en or de se faire connaître un peu... Je me consolerai également en me disant que je possède déjà tous les prix offerts, sauf le 50$ en bon d'achat chez Amazon. Quelqu'un veut me l'offrir pour m'aider à me remettre de toutes ces déceptions ? ;)

Denis Boudreau | 2003.04.16 @ 22:25 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 16 avril 2003
par Denis Boudreau

Si on mesure un artisan à ses outils...

... nous risquons d'obtenir de très beaux projets, c'est certain! Dans les derniers jours, deux outils fantastiques ont vu le jour sur le Web, tous deux orientés à aider les développeurs dans la poursuite de la conformité aux standards. Le premier, développé par le Consortium W3, le LogValidator, est un outil d'analyse de log de serveurs Web, capable de repérer les documents les plus populaires, basés sur des critères particuliers. Utilisé principalement afin d'identifier les documents qui pourraient ne pas être conformes aux normes des différents validateurs, cet outil modulaire pourrait très bien servir à une foule d'autres tâches. En tant que projet open source, il y a fort à parier que nous verrons dans les prochaines semaines de nombreuses variantes (modules) émerger à gauche et à droite pour venir en bonifier l'offre. Pour le moment, il me semble que l'aspect le plus intéressant de cet outil est d'aider le développeur à identifier rapidement les pages les plus fréquentées sur un site afin de les traiter prioritairement, si besoin est. Bref, un outil à télécharger, à essayer et à adopter.

Ensuite, c'est du côté du WaSP qu'il faut se tourner pour découvrir un deuxième outil tout aussi intéressant, bien que voué à une utilisation tout à fait différente : le pnh toolbar, conçu pour les navigateurs Mozilla et Netscape. Développée par Chris Casciano du Web Standards Project, cette barre d'outils permet aux développeurs d'avoir accès à une foule de fonctionnalités pratiques et rapidement indispensables, comme la possibilité de désactiver les feuilles de style sur un document Web, appliquer des bordures sur des tableaux HTML pour voir la structure d'une page, désactiver les images et même afficher les témons (cookies) et les détails cachés relatifs aux formulaires, modifier les tailles de fenêtres et j'en passe... sans oublier de mentionner bien sûr un accès direct et rapide vers les différents validateurs et les normes du Consortium... Dans le genre, mais en pas mal moins efficace, nos petits copains utilisateurs de MSIE avaient depuis longtemps accès à IE Booster, mais comparer les deux applications est impossible. Le pnh toolbar, c'est du jamais vu!

Denis Boudreau | 2003.04.16 @ 17:39 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 15 avril 2003
par Bleizig

Guerre des navigateurs selon ZDNet

Un article intéressant proposé par ZDNet sur un historique de la guerre farouche entre Netscape Navigator et Microsoft Internet Explorer. Après une présentation très intéressante des enjeux liés à être le propriétaire du navigateur le plus populaire ainsi que les différentes étapes qui nous ont amené à notre situation actuelle, l'article soulève un point vital qui justifie l'acharnement des défenseurs de l'initiative du Consortium W3C :

Greg Sullivan, lead product manager for Microsoft's Windows client division, says that the computing community as a whole has benefited from the Web's standardization around Internet Explorer. Competing platforms would have meant that developers would have had to duplicate their efforts more often, he said.

"There is benefit to everybody who's involved," Sullivan said. "In general, a standard is very useful, whether it's de facto or du jour. It enables a level of consistency and a level of investment and minimizes some of the redundancy that can occur."

Critics say the lack of real competition in the browser business has stopped innovation in its technology. Although software efforts with tiny market share such as Opera, Apple's Safari, and the open-source Mozilla project are evolving, they note, Internet Explorer itself has made no sweeping advancements in Web browser technology in years. The back button, bookmarks, address bar and home page button--all original Mosaic features--are still the basic tools of Web navigation.

C'est en effet tout le coeur du problème: il n'est pas dur, en tant que développeur de comprendre l'intérêt des standards: économie de temps, donc d'argent pour l'entreprise pour laquelle on travaille. Cependant, il ne faut pas confondre entre les standards Internet Explorer et les standards du Consortium. Les premiers n'ont pas évolué depuis longtemps, excluent une partie des utilisateurs et sont motivés uniquement par les $$$ tandis que les deuxièmes sont constamment remis en cause, travaillés et retravaillés en collaboration avec les utilisateurs de l'Internet dans un soucis de faire du Web une expérience de plus en plus intéressante et enrichissante dans le respect de nos différences.

Bleizig | 2003.04.15 @ 22:59 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 15 avril 2003
par Denis Boudreau

Encodage d'adresses de courriel par PHP

C'est en fouinant sur le SamLog (dont l'auteur célèbrait hier son anniversaire) que j'ai découvert un nouveau weblog ou du moins l'ébauche de ce qui pourrait très bien en devenir un, portant en apparence sur les standards Web ou du moins, sur les technologies Web du point de vue d'un codeur... Étant moi même issu de cette race, vous comprendrez que l'arrivée de "Genezys, Humeurs d'un codeur", m'intéresse vivement. Ce site, signé par Anubis, promet d'être intéressant, si celui-ci s'investi enfin à y recueillir régulièrement ses impressions et ses opinions. En espérant que ce sera effectivement le cas. Toutefois, en lisant les premiers messages saisis sur son carnet et en regardant les dates de plus près, on aurait raison d'en douter. Mais comme on dit par chez nous, faut laisser la chance au coureur. Espérons qu'Anubis prendra le relais. J'aimerais bien apprendre à le connaître et je suis persuadé que vous aimeriez aussi.

Quoi qu'il en soit, cet Anubis me donne l'occasion de vanter le travail d'un frère OpenWeb et croyez-moi, je vais pas me priver. En effet, c'est qu'Olivier Meunier, alias NeoKraft, mineur des bas-fonds et backendiste de son état, a mis en place une superbe fonction d'encodage de emails qui me permettra (et vous permettra aussi d'ailleurs) de ne plus craindre de laisser traîner votre adresse de courriel sur votre site. Fini l'époque des adresses écrites au long qui doivent être recomposées par l'utilisateur. Dorénavant, une petite manipulation par ici et vous pourrez insérer votre adresse par là sans aucune crainte de vous voir spammé jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Denis Boudreau | 2003.04.15 @ 19:05 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 15 avril 2003
par Denis Boudreau

XHTML 2.0 : le débat continue

Alors que l'on commençait à peine à croire que la controverse entourant l'éventuelle XHTML 2.0 tirait à sa fin, Daniel Glazman repart le bal de plus belle, sous l'apparente pression d'un Karl insistant et exprime, en 42 points "thank you very much", pourquoi il n'aime pas la direction empruntée par le HTML Working Group avec XHTML 2. Si vous croyiez que XHTML 2.0 proposait un changement radical avec les normes précédentes de (x)HTML, vous n'avez encore rien vu... Si le HTML Working Group suivait seulement la moitié des recommandations proposées par Daniel, nous serions alors véritablement en face d'un langage en pleine mutation. À lire absolument, au moins parce que son intervention à le mérite de relancer le débat dans une autre direction, en soumettant des idées jusqu'àlors inexprimées. Par exemple, sa proposition à l'effet d'abandonner les éléments <html> et <head>, étant donné qu'à partir du moment où l'élément racine du document est déclaré initialement, ceux-ci deviennent alors rien de plus que d'inutiles conteneurs de données et de métadonnées mérite tout de même qu'on s'y attarde. Un point à fouiller plus en profondeur, sans aucun doute.

Enfin, une série de pours et de contres (surtout des contres) envers la nouvelle norme que je vous réinvite à lire et à fouiller, à remettre en question et à commenter. Si la plupart des idées proposées ne verront jamais leur concrétisation (parce que probablement trop innovatrices), elles auront au moins eu le mérite d'inciter les décideurs à repenser leurs trucs une fois de plus. Après tout, on ne brasse jamais assez nos idées et ce sera toujours de ces ébranlements que surgiront les éclairs de génie que nous attendons tous du W3C. Faut bien que quelqu'un rue dans les brancards pour tous les développeurs muets qui regardent le train passer sans rien dire (ceci dit, le mutisme n'est pas un mal, mais avouez que ça ne fait pas avancer les choses)...

Dans certains cas tout de même, malgré l'apparente excentricité de quelques points, il faut lui reconnaître raison au moins un peu. Il est vrai que l'abandon des éléments <b>, <i> et <u> par exemple, peuvent occasionner une perte pour le développeur désireux d'appuyer visuellement un élément de son document sans pour autant lui affubler une sémantique précise. De même, l'application de feuilles de style sur les headers sera un peu plus laborieux que de simplement affecter un <h1> directement dans le fichier CSS. Plus de code pour le même résultat; est-ce vraiment souhaitable ? Non, à moins que l'on y gagne substantiellement en terme de sémantique et de structure du code. Alors dans cette optique, la dépense calorifique vaudra probablement la peine que l'on s'y conforme. Et que penser de la pertinence de l'élément <a>, maintenant que tout élément peut être associé à l'attribut href ?

Pendant que vous y êtes, lisez également les raisons pour lesquelles Daniel croit que l'éventuel élément <l> devrait être laissé de côté. Effectivement, mis à part l'inévitable confusion que cet élément entraînera avec <i> et 1, il ne semble pas représenter plus de sémantique que l'élément <br />, qui lui a déjà été évincé. Incohérence ?

Reste plus qu'à attendre le revers de Karl, qui ne saurait tarder. :)

Denis Boudreau | 2003.04.15 @ 12:00 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 14 avril 2003
par Denis Boudreau

StyleSwitcher : nouvelle feuille de style

Vous me pardonnerez l'absence de carnets aujourd'hui, mais j'ai passé la journée à travailler sur la première feuille de style alternative de CYBERcodeur, intitulée "Habillage Tristanesque I". Le défi derrière cet exercice, c'est effectivement de créer des présentations différentes les unes des autres afin de réellement démontrer la puissance de la séparation structure/présentation dont on entend si souvent parler lorsqu'on navigue dans l'univers des sites construits en XHTML/CSS. Avec cette première feuille de style alternative, je vise tout d'abord à présenter l'information en contraste avec la feuille de style classique, mais aussi déplacer les éléments de manière à les reconstruire différemment tout en étant toujours facile de repérage. Je crois que c'est sur la bonne voie. Encore une fois, je ne pourrais assez insister sur l'aspect formatif d'une telle expérimentation, ne serait-ce qu'au niveau des propriétés de cascades reliées aux CSS. Je crois bien que dès que le tout sera suffisamment avancé, je prendrai le temps de rédiger un petit didacticiel sur l'implantation du styleSwitcher, afin de concurrencer celui proposé sur AlistApart qui malheureusement, n'a jamais suffit à mon petit besoin personnel. Je vous tiens au courant.

Dans un tout autre ordre d'idées, le Parti Libéral du Québec vient de remporter les élections provinciales au Québec ce soir avec une majorité écrasante, laissant loin derrière les péquistes et les adéquistes. Le peuple québécois a massivement voté en faveur du changement, si ce n'est à défaut de voter pour le parti lui-même. J'espère simplement que la pluie, les éclairs et le tonnerre qui grondent depuis 20 heures ce soir (et qui ont fait tombé ma connexion Internet) ne sont pas autant de mauvais présages des quatres prochaines années à venir avec les libéraux à la barre du gouvernement.

Denis Boudreau | 2003.04.14 @ 23:52 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 13 avril 2003
par Denis Boudreau

StyleSwitcher : finalement en marche

Et bien voilà, c'est maintenant chose faite. Pour ceux d'entre vous qui suivez l'aventure CYBERcodeur depuis quelques mois, vous savez que je cherche depuis longtemps à implémenter une fonctionnalité de StyleSwitcher sur mon site, afin de vous permettre d'en lire les contenus dans un environnement répondant le plus possible à votre confort. Rejettant d'emblée la méthode facile toute en javascript pour de pernicieuses raisons d'accessibilité, je tenais mordicus à fonctionner avec une méthode serveur faite en php inspirée de l'article paru l'année dernière sur A List Apart.

Seulement voilà, dans les circonstances apparemment particulières de mon serveur et de la structure de ce site, il était impossible d'arriver à faire fonctionner le tout... c'est-à-dire, jusqu'à ce que le Fabien "Bleizig" Le Bars ne m'offre généreusement son aide et n'entreprenne, dans une lutte à finir, d'avoir raison du problème définitivement afin de me permettre d'enfin aller de l'avant avec ce projet. Encore une fois, mon cher Fabien, je t'offre mes plus sincères remerciements pour ton aide, ton dévouement, ta patience et ton intérêt pour les standards. Trugarez, mon bon ami.

Ainsi donc, depuis aujourd'hui, vous remarquerez l'addition d'un nouvel élément en haut à droite du site, intitulé "Configurez votre CYBERcodeur". Avec le temps, j'y ajouterai plusieurs versions de feuilles de style alternatives afin de répondre à divers besoins identifiés en terme d'accomodation de l'interface visuelle (car il ne faut pas oublier que la raison première d'un styleSwitcher, bien avant de permettre de changer pour le plaisir de vos yeux le look d'un site, consiste à accomoder l'utilisateur en lui servant un design personnalisé, répondant à ses besoins). Je suis particulièrement fier de cette nouvelle fonctionnalité, particulièrement parce qu'elle garde en mémoire la feuille de style actuellement appliquée dans le menu déroulant, ce qui vous permet de facilement identifier laquelle vous utilisez et de la changer sans risque de s'y tromper. Un petit détail d'utilisabilité qui fait généralement défaut sur les fonctionnalités de ce type et qui, à mon sens, fait toute la différence.

Pour le moment, il n'existe qu'une seule feuille alternative, qui est bien loin d'être définitive encore. Intitulée "Habillage Tristanesque I", cette feuille de style est dédiée à tous ceux qui, comme notre bon ami Tristan, préfèrent lire en blanc (pale) sur noir (foncé), que ce soit pour des raisons d'amblyopie ou de simple aisance. J'entends bien utiliser cette fonctionnalité également pour démontrer les possibilités extraordinaires de flexibilité du Web lorsque l'on prend la peine d'effectivement séparer la structure de la présentation dans un document Web avec les CSS. Plus à venir la-dessus dans les prochains jours.

Denis Boudreau | 2003.04.13 @ 22:57 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 12 avril 2003
par Denis Boudreau

HTML 2.0 : pour les nostalgiques

Découvert au hasard d'un clic de souris, pour les nostalgiques parmi vous, en cette époque tumultueuse du Web ou le XHTML 2.0 ne fait pas encore l'unanimité parmi les communautés de développeurs. Laissez-moi vous présenter la recommandation officelle du HTML 2.0, datant du lointain novembre 1995 et rédigée par Tim Berners-Lee lui-même. Dans un comparatif où les deux normes en sont effectivement rendues à la version 2.0, nous serions portés à croire que leur contenu et leur orientation, eux, n'ont plus rien en commun. Ah oui ? Pourtant, si l'on s'arrête quelques instants à l'abstract de la norme HTML 2.0, nous découvrons que huit années en arrière, les concepts si chers de sémantique que nous défendons aujourd'hui étaient déjà solidement mis en place.

The Hypertext Markup Language (HTML) is a simple markup language used to create hypertext documents that are platform independent. HTML documents are SGML documents with generic semantics that are appropriate for representing information from a wide range of domains. HTML markup can represent hypertext news, mail, documentation, and hypermedia; menus of options; database query results; simple structured documents with in-lined graphics; and hypertext views of existing bodies of information.

Indépendance vis-à-vis les plateformes, portabilité, interopérabilité... sémantique. Si les normes subséquentes de HTML et de XHTML ont toujours prôné un respect rigoureux de la sémantique, les développeurs quant à eux semblent jamais n'avoir réellement saisi le concept. Comment diable expliquer autrement que nous nous soyons autant éloigné du sentier tracé par l'inventeur du Web pendant toutes ces années ?

Denis Boudreau | 2003.04.12 @ 19:57 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 11 avril 2003
par Denis Boudreau

Bénéfice.net promouvoie le W3C

Ouais!, l'indispensable Michel Dumais signe un texte sur le Weblog de Bénéfice.net intitulé "Rédiger le cahier de charges d'un site Web conforme aux normes". Amoureux des technologies et fervent défenseur du logiciel libre, Michel présente à son tour le document "Acheter des sites Web conformes aux normes", dont je vous entretenais il y a quelques jours. Voyez plutôt :

Rédiger le cahier de charges d'un site Web conforme aux normes

10 avril à 10h06 - Pour de nombreux responsables de départements de marketing et de communications, la rédaction d'un cahier de charges pour un site Web est souvent source de cauchemars. Le W3C a mis en ligne un document en français qui définit l'ensemble des pré-requis pour concevoir le cahier de charges d'un site Web et qui détaille les bénéfices induits par l'utilisation des normes. Rédigé par le Groupe d'Intérêt pour l'Assurance Qualité du W3C, le document « Acheter des sites Web conformes aux normes » aidera quiconque a à rédiger un appel d'offres d'un site Web auprès d'une firme Internet, en plus de démystifier le jargon entourant la conception d'un site.

Un site Internet conforme aux normes, c'est un site « qui est bâti sur des technologies qui ont été développées et testées par des experts prépondérants de la communauté Web. Par exemple, les procédures du W3C assurent qu'une technologie qui atteint son état définitif de développement a été implémentée dans de nombreux produits compatibles. Avec près de 500 sociétés et organisations du monde des TIC contribuant aux efforts de R&D afin de produire les normes du W3C, ces dernières sont réellement à la pointe du Web. »

De plus, la maintenance d'un site Internet conforme aux normes vous assurera de coûts d'entretien beaucoup plus réduits car, outre le fait que vous ne dépendrez plus d'un fournisseur unique, vous pourrez bénéficier d'une compatibilité à toute épreuve avec tous les fureteurs du marché, tout en n'étant pas embarrassé par l'utilisation de formats propriétaires. Comme le dit si bien le document du W3C, « vos données sont probablement un des biens les plus précieux de votre société. Ne les enfermez pas dans un format dont vous n'avez pas le contrôle et qui limite les solutions logicielles possibles. »

Hum... je crois qu'il est réellement temps de mettre mon projet à exécution avant que quelqu'un d'autre ne voit le potentiel et me pique l'idée... :)

Denis Boudreau | 2003.04.11 @ 12:39 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 11 avril 2003
par Denis Boudreau

Pour un respect accru de la sémantique

Emmanuel Clément, qui vit ses heures de gloire suite à son superbe concept de design pour OpenWeb écrivait sur son weblog hier un commentaire à l'effet que l'entreprise 4D, bien qu'ayant tout repeint son site aux couleurs de XHTML/CSS quasi conforme, avait un peu manqué le bateau au niveau sémantique, en utilisant notamment plusieurs <h1> dans la même page et de nombreux <br /> pour contrôler l'aspect présentation dans leurs documents. Il n'en fallait pas plus pour que je saute sur l'occasion de pousser le concept de sémantique un peu plus loin, moi qui n'ai pas forcément l'occasion de lire autant que je le voudrais sur le sujet. Étant moi-même un honteux utilisateur de code valide mais pas forcément sémantiquement correct, je décidai de lui poser la question afin de finir de me convaincre. Résultat; quelques clics de souris plus tard dans une interface de gestion pour transformer tous mes <h1> en <h2>, tous mes <h2> en <h3,>, etc., je suis en train de travailler ma sémantique. Si bien que ce matin, je peux me complaire à regarder mon code, toujours aussi conforme aux normes, mais maintenant beaucoup plus correct au niveau sémantique. Dorénavant, le seul <h1> du site est mis sur le titre du projet lui-même, la-haut, tout en haut de la page.

Pourquoi ? Simplement parce que logiquement et sémantiquement parlant, un document n'a jamais qu'un seul titre même si techniquement on peux lui en passer plusieurs. C'est d'ailleurs l'approche que nous avons emprunté sur OpenWeb, où le seul <h1> présent est associé au logo du site (donc le titre), ce qui a aussi pour conséquence d'en accroître la visibilité dans les engins de recherche. Ce qui est ennuyeux pour la communauté de développeurs, c'est l'incapacité devant laquelle nous nous trouvons à pouvoir valider efficacement et qualitativement la sémantique de nos documents. Le validateur du W3C, bien qu'efficace au niveau de la conformité du code, n'est apparemment pas assez rigoureux au niveau sémantique et laisse passer ce genre de bévues. Est-ce bien grave, me demanderez-vous ? Peut-être pas pour le moment, mais dans un avenir rapproché, qui sait ?

Quoi qu'il en soit, cette petite discussion avec Emmanuel a achevé de me convaincre de pousser un peu plus loin à ce niveau. Bien que l'ajustement sur les éléments <hx> ce fit sans trop de mal, il en ira peut-être tout autrement de la présence trop répétitive des fameux <br /> et des &nbsp; dans mes documents. Cela demande une restructuration de mes CSS assez importante, mais tout compte fait, le jeu en vaut largement la peine. Premièrement, cela me permet curieusement de réduire la taille de tous mes fichiers (CSS compris), mais surtout, ça m'incite à pousser plus de l'avant encore ma maîtrise des feuilles de style. En bout de ligne, tout le monde en bénéficie. Vous comme visiteurs avec un code plus élégant, moi comme développeur avec une approche plus globalisante.

La sémantique en fait, c'est comme les standards Web eux-mêmes. Au début, ça fait un peu peur, mais il suffit d'y mettre un pied pour se rendre compte qu'en fait, ce n'est pas si sorcier du tout. Souvent, ce n'est que du gros bon sens et de la logique. C'est peut-être pour cela que ça s'enseigne mal dans les livres. Merci Emmanuel pour ce gentil coup de pouce.

Denis Boudreau | 2003.04.11 @ 12:09 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 10 avril 2003
par Denis Boudreau

CYBERcodeur : appel à la contribution

Vous avez peut-être remarqué dans le menu horizontal en haut de page certains éléments grisés et pour le moment innaccessibles (QUIZ, XHTML, CSS et FAQ) qui laissent entrevoir autant de sections éventuelles à ajouter à ce site. Ces futures sections font partie d'un projet sur lequel je travaille depuis environ un an et qui s'apprête à voir le jour dans les prochaines semaines. Puisque ce projet risque fort de vous plaire, j'ai décidé de faire appel à vous pour y contribuer, sur une base volontaire et bénévole bien sûr, afin d'en accélérer la livraison. Vous allez voir, ce que je m'apprête à vous demander est tout simple, et en plus, c'est même amusant et éducatif.

La section "QUIZ" vous permettra bientôt de tester vos connaissances en matière de standards Web en vous mesurant à une série de questionnaires alimentés par une base de données de questions tirées des normes et recommandations du W3C. Vous pourrez ainsi, tout à fait gratuitement et pour votre plus vil plaisir, en apprendre plus sur le sujet tout en vous amusant, à repousser les limites de votre savoir et à vous mesurer à d'autres développeurs qui, comme vous, se seront adonné au quiz. Pour le moment, je prévois faire un questionnaire XHTML et un questionnaire CSS, mais à long terme, il serait intéressant de couvrir plusieurs normes W3 avec ces procédés, tels que WAI, XML, SVG, SMIL et j'en passe.

Construits dynamiquement par PHP, ces questionnaires puiseront dans une banque de centaines de questions afin d'assurer à un même utilisateur des tests toujours différents, aux questions constamment renouvellées. Grâce aux résultats compilés des tests des participants, il vous sera possible de lutter pour la première place dans chaque catégorie et ce, dans une ambiance de saine compétition et de franche camaraderie.

Les sections "XHTML" et "CSS" regrouperont donc toutes les questions présentes dans les questionnaires, avec références et explications disponibles afin de permettre à un utilisateur curieux d'aller en apprendre un peu plus avant de peut-être se mesurer aux quiz. De facture constructiviste, ces questionnaires élaborés selon les concepts piagétistes de psychologie de l'apprentissage tireront parti de plusieurs aspects de l'étude de la pensée afin de faciliter l'intégration et l'appropriation des normes dans les habitudes et méthodologies des développeurs Web. Finalement, la section "FAQ" réunira les questions les plus fréquemment posées sur les standards, afin de vous offrir des réponses toute prêtes à des questions souvent énoncées... un petit guide du prêt-à-penser juste pour vous.

Vous serez peut-être heureux d'apprendre que toutes ces applications en sont présentement à l'étape de beta testing et fonctionnent relativement bien.

Il ne reste plus qu'à créer suffisamment de questions avec réponses et références pour alimenter les bases de données et donner un envol au projet. C'est ici que vous pourriez entrer en jeu si le cœur vous en dit. Je vous propose de vous attaquer aux normes et d'en sortir des questions potentielles. Faites-moi parvenir le tout avec références et je compilerai pour alimenter l'application. Ensemble, nous pourrons créer des centaines de questions en un rien de temps. Tout seul, j'y mettrai probablement des mois.

Si vous avez envie de contribuer à ce projet, faites-moi parvenir vos questions à l'adresse suivante : denis[@]cybercodeur.net en spécifiant bien la question et les références associées. Vous courerez par le fait même la chance de gagner mon éternelle reconnaissance et de figurer sur ma liste sélect des contributeurs de CYBERcodeur! C'est pas une mince affaire... ;)

Au plaisir de vous lire bientôt!

Denis Boudreau | 2003.04.10 @ 00:49 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 09 avril 2003
par Denis Boudreau

OpenWeb : frames et accessibilité

Enfin, j'ai finalement trouvé le temps de débuter la rédaction de mon prochain article pour le compte d'OpenWeb, qui traitera de l'utilisation des cadres (frames) en rapport avec les principes d'accessibilité. Les cadres, suscitant depuis toujours une controverse féroce chez les développeurs Web, perdent encore des plumes dernièrement avec la montée heureuse de l'importance des notions d'accessibilité auxquelles ils portent sérieusement entrave. Suite à de nombreux débats avec des collègues sur l'intérêt d'y avoir recours sur certains projets, j'ai décidé d'attaquer le sujet une fois pour toutes, et de relater l'ensemble de ma réflexion dans un article qui devrait s'appeler "Pour en finir avec les cadres". D'emblée, je vous annonce déjà mes couleurs. Je les déteste avec une passion peu commune et ce, depuis des années. C'est ce qu'un projet de 850 000$ construit autour de quatre framesets imbriqués vous fera comme effet. Ça marque son développeur de manière aussi définitive que négative...

Ainsi donc, pour m'aider à mettre un peu de clarté dans mes pensées, voici une petite liste de raisons pour lesquellles les cadres devraient être bannis de votre existence, au même titre que l'élément <blink> et tous les albums de Helmut Lotti, dont le site officiel fait usage de cadres en passant :

  1. Dénaturation radicale de l'URL : le plus grand paradoxe des cadres, c'est qu'ils empêchent l'identification d'un document par son identifiant unique; son adresse Web.
  2. Impossibilité d'ajouter aux favoris : puisqu'une page contenue dans un cadre est représentée par l'URL de son parent, une page spécifique devient impossible à mettre en signet par elle-même et pour elle-même.
  3. Déficience due aux engins de recherche : une page indexée par une engin de recherche qui sort au grand jour lors d'un requête est souvent décontextualisée, ce qui lui retire généralement toutes formes de pertinence ou de signification.
  4. Impression imprécise : l'utilisation des cadres rend difficile l'impression des pages de contenu puisque le navigateur interprète souvent la commande d'impression de manière erronée en fonction de l'endroit sur lequel se trouve le focus.
  5. Séparation nette entre structure et contenu : contrairement à la pensée populaire, les cadres ne réduisent pas la duplication de fichiers; dans la plupart des cas, ils causent en fait une surabondance de cette indésirable duplication.
  6. Utilisabilité conceptuelle : l'apparition de multiples barres de défilement dans une même page a pour effet de créer une confusion chez l'utilisateur qui, du coup, ne sait plus où donner de la souris.
  7. Temps de téléchargement : il est faux de croire que l'utilisation de cadres réduit les temps d'affichage. La réelle solution consiste à utiliser la mémoire cache du navigateur avec les CSS et une technologie comme php pour inclure des documents récurrents.
  8. Violation des droits de propriété intellectuelle : l'usage des cadres permet au développeur malicieux de faire afficher dans son site une information existant sur un autre site et de se l'approprier, contrevenant ainsi aux droits du propriétaire de l'information.
  9. Maintenance cauchemardesque : la quantité de problèmes d'utilisabilité causés par les cadres incite souvent les développpeurs à recourir à JavaScript pour régler ces failles, causant par le fait même plus de problèmes d'accessibilité et une maintenance plus laborieuse.
  10. Vivre sur du temps emprunté : abandonnés dans les versions strictes de HTML et XHTML, les cadres n'ont pas leur place dans les futures normes du Web conformes à XML. Un site utilisant des cadres ne passera pas l'inspection sous un Doctype Strict ou XML.

Outre les problèmes d'utilisabilité présentés ici, les cadres causent également des problèmes d'accessibilité sérieux aux utilisateurs de technologies de navigation alternatives. Vous voulez savoir lesquels ou obtenir plus d'information sur les points énumérés précédemment? Restez branchés sur OpenWeb et vous le saurez bientôt!

Denis Boudreau | 2003.04.09 @ 23:32 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 09 avril 2003
par Denis Boudreau

W3C : Documents et projets futurs

La semaine dernière, à la rencontre de W3Québec, nous avons longuement discuté de certains projets qui se devaient d'être mis en branle afin de favoriser le rejaillissement des standards Web dans l'industrie du multimédia québécois. L'une des approches les plus intéressantes que nous avons considéré (outre la formation, les présentations magistrales et les séminaires) était de rédiger des documents destinés à l'entreprise privée afin de la guider dans la prospection d'un soumissionaire apte à lui offrir un site Web de qualité, portable, pérenne et conforme, à la hauteur des possibilités offertes par les technologies d'aujourd'hui.

Dans le même ordre d'idées, il nous apparaîssait naturel d'également rédiger un second document, destiné celui-là aux entreprises spécialisées dans la conception de sites Web, afin de les aider à renseigner leurs clients sur l'importance et les avantages d'adhérer à une pratique de développement Web harmonisée avec les recommandations du Consortium W3.

Nous ne le répèterons jamais assez, la clé du succès dans une entreprise comme celle de l'évangélisation des normes Web passe invariablement pas l'éducation. L'éducation quant aux pratiques, l'éducation quant aux avantages, l'éducation quant aux enjeux technologiques. Ayant bien comprit de quoi il en retourne, le W3C a déjà entreprit la rédaction de ces deux documents qui, à l'heure où vous lisez ces lignes, sont disponibles mais incomplets, toujours en attente d'être bonifiés, développés et étoffés, pour le plus grand intérêt de la cause.

Ces deux documents, vous les connaissez probablement déjà si vous lisez CYBERcodeur depuis quelques temps puisque j'en ai déjà fait mention plus d'une fois par le passé : d'une part, le "Acheter des sites Web conformes aux normes" qui s'adresse aux entreprises privées en quête d'une agence Web et d'autre part, le "Auxiliary Benefits of Accessible Web Design" qui présente à ces même agences en quoi la perspective de rendre conforme aux normes le développement de projets Web est une aubaine dont ils ne peuvent se passer.

Je crois bien que l'un des mandats que relèvera le W3Québec dans un futur plus ou moins rapproché sera d'effectivement contribuer à la bonification de ces documents, afin de leur octroyer tout le souffle nécessaire à adéquatement supporter de telles initiatives. Me voilà donc à ruminer la-dessus depuis une semaine, ressassant les concepts dans mon esprit et évaluant la viabilité de développer une expertise en ce domaine lorsque je m'aperçois que Karl, de son côté, réfléchi aux mêmes enjeux avec sensiblement la même voix... Hasard, destin, présage ?

La question mérite d'être fouillée plus en profondeur... Et hop! Un autre item à ajouter à une liste déjà passablement longue de projets intéressants à réaliser avant d'atteindre la soixantaine. :)

Denis Boudreau | 2003.04.09 @ 23:07 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 08 avril 2003
par Denis Boudreau

Mozilla 1.5 sera basé sur Phoenix

La meilleure alternative à MSIE, bien reconnue pour ses améliorations constantes et son incessante recherche de l'optimisation annonce que son éventuelle version 1.5 reposera dorénavant sur le code de Phoenix, un petit navigateur racé et si rapide qu'on arrive à peine à le croire. Plus rapide et plus léger que son grand frère Mozilla, mais surtout, moins encombré de fonctionnalités à l'utilité discutable, Phoenix permettra au meilleur navigateur de la planète (si, si) de devenir encore plus compétitif sur le marché, supplantant peut-être un jour Internet Explorer sur son propre terrain. À tout le moins, si Mozilla, ainsi armé, ne déloge pas MSIE, il obtiendra peut-être suffisamment de popularité pour inciter MicroSoft à finalement injecter de l'argent dans son navigateur pour en développer une nouvelle version plus performante et surtout, plus en harmonie avec les standards du Web. Plus de détails sur ZDNet et sur le roadmap de Mozilla. [ Merci à Fabien Le Bars pour le scoop! ]

Une question comme cela : ça fait combien de temps que MSIE 6.0 est sorti ? Depuis octobre 2001. C'est donc dire que ça fait 18 mois déjà et pas une seule amélioration depuis le lancement. Quelques patch à gauche et à droite, mais rien de substentiel et rien dans le pipe-line non plus. Pourtant, ce ne sont pas les innovations ou les chances d'innover qui manquent depuis des mois. Mozilla à lui seul, en sortant comme il le fait une version à tous les trois ou quatre mois environ le démontre bien. Pas parce qu'il fait du rattrapage sur les fonctionnalités implantées dans son principal concurrent, mais parce qu'il a le vent dans les voiles et travaille d'arrache-pied à implanter les standards Web dans son application le plus fidèlement possible. Parce que ce n'est pas un travail facile et que ça ne se fait pas en criant ciseau. Parce qu'il a comprit que le Web est un médium dynamique qui ne peut se permettre de stagner sur place alors que les technologies évoluent aussi rapidement.

Que l'on prenne l'exemple de Mozilla, d'Opera, de Konqueror, ou encore du nouveau Safari, on se rend rapidement compte que le marché des navigateurs est à la course vers un objectif idéal, celui de prendre une importante part du marché en contribuant à faire avancer le Web. Par sa torpeur et son immobilisme chronique, MicroSoft quant à lui, contribue à enfermer le Web dans le passé, en ralentissant dramatiquement le développement des technologies. Cette position ne saurait être interprétée autrement. C'est d'ailleurs de tout monopole, quel qu'il soit.

En tant que développeur fidélisé aux standards, je rêves au jour où les parts du marché seront à nouveau divisées équitablement en cinq ou six parts entre MSIE, Mozilla, Netscape, Safari, Opera et Konqueror... Exactement comme à l'époque où MSIE et Netscape occupaient chacun une importante part du marché. Et surtout, de grâce, ne me dites pas que je parle à travers mon chapeau; j'y étais et j'en ai âprement souffert. En fait, il y a des jours où j'ai l'impression d'y être encore... Seulement, la prochaine fois que cela arrivera, plutôt de signifier l'horreur de la double interprétation due au code propriétaire qui a si bien représenté la seconde partie des années 90, cela signifiera plutôt l'incontournable nécessité d'enfin embrasser les standards comme étant la seule solution possible afin d'enfin satisfaire tout le monde, quelle que soit la plateforme qu'ils utilisent, ou leur navigateur de prédilection. On ne saurait sous-estimer la quantité phénoménale de navigateurs différents qui existent aujourd'hui. Il n'y a qu'un mot pour définir cela. L'interopérabilité.

Comme le souligne si pertinemment Tristan Nitot (dont les archives Blogger continuent de déconner), seulement sur OpenWeb, et en à peine huit jours, pas moins de 658 versions différentes de navigateurs sont venus s'abbreuver à l'oasis francophone des standards Web. Ça fait pas mal de monde. Qui valide tout ça avant de lancer un site ? Qui peut, pourrait ou voudrait le faire ? Il n'y a qu'une solution et elle me semble claire.

Mais je m'éloigne de mon sujet. Ce que je voulais vous dire, c'est que Mozilla 1.5 sera basé sur Phoenix. C'est tout. Faut pas se gêner pour m'arrêter quand je m'égare vous savez... :)

Denis Boudreau | 2003.04.08 @ 12:04 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 07 avril 2003
par Denis Boudreau

A List Apart : un peu de nostalgie

Je sais pas pour vous, mais moi, le silence de plus en plus prolongé du site A List Apart commence sérieusement à me peser sur l'humeur. Je trouve ça vachement dommage qu'une référence comme celle-là se laisse aller à la dérive, sans porter plus d'égards que cela aux millions de fidèles lecteurs qui attendent avidement la suite. À mon sens la meilleure source anglophone sur Internet d'articles originaux de conception Web, le magazine de Zeldman a depuis longtemps fait ses preuves à tous les niveaux. De constater un si navrant mutisme me désole. Peut-être est-il temps de quitter nos chaises de spectateurs passifs et d'endosser la casquette de rédacteur... Si A List Apart est inactif, c'est peut-être parce que son maître est occupé à donner des conférences partout dans le monde (qui l'en blâmerait), mais peut-être est-ce aussi parce que de nos jours, les articles se font plus rares.

Quoi qu'il en soit, encore une fois, cela nous permet d'aller fouiller dans les archives et de ressortir une pièce de résistance datant de février 2001 intitulée "To Hell with Bad Browsers", signée de la griffe de Jeffrey lui-même. Cet article précurseur expliquait à l'époque à un public incrédule et à peine réceptif les choix idéologiques qui avaient poussé Zeldman à recoder A List Apart pour être conforme aux standards Web issus du consortium W3, en expliquant les raisons qui l'avaient incité à entreprendre un tel exercice. Conjointement avec l'initiative de mise à jour des navigateurs (rappelez-vous cette page) qui avait été lancée par le WaSP, cet article dressait les grandes lignes d'un mouvement qui allait bientôt mobiliser de nombreux développeurs, dont votre humble serviteur et sa bande de joyeux lurons...

Une page était tournée et on l'ignorait encore. Le Web était prêt pour une révolution. Heureusement, certains visionnaires furent assez éveillés pour nous permettre d'entrevoir le futur, un avenir où tous les fureteurs seraient égaux, et où tous les utilisateurs pourraient revendiquer le droit à un plein accès à l'information. Bien que ce jour ne soit pas encore arrivé, il est tout de même plus proche que jamais. Je ne crois pas me tromper en affirmant que l'article que je vous propose de (re)lire aujourd'hui repose à la source de ce changement philosophique radical. Car il faut quand même reconnaître qu'en seulement deux ans, la situation du Web a considérablement évoluée.

Loins derrière nous sont dorénavant les sombres années de la guerre des navigateurs et du viol du HTML par les extensions propriétaires. Bien sûr, de nombreux agresseurs sévissent encore dans l'ombre, mais sous la lumière des réverbères, les rues qui sillonnent le Web sont de plus en plus propres. Toute cette évolution, c'est à des articles comme "To Hell with Bad Browsers" que nous la devons.

Si vous n'avez pas envie de vous farcir ce texte dans la langue de Shakespeare, sachez qu'il est également disponible sous les presses de l'incontournable Pompage sous le titre "Envoyons paître les mauvais navigateurs". Un article incontournable s'il en est un. La première pierre d'une cathédrale.

Denis Boudreau | 2003.04.07 @ 22:56 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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dimanche 06 avril 2003
par Denis Boudreau

Entrevue avec Joe Clark

Je me doutais bien que Made for All deviendrait un site intéressant comme ressource sur l'accessibilité universelle. À la deuxième édition du site, les responsables du projet nous offrent une entrevue avec Joe Clark (dont on parle beaucoup par les temps qui courent), qui est passé de spécialiste en accessibilité à véritable Gourou avec la diffusion, il y a quelques mois, de son bouquin, "Building Accesible Websites", dont je ne peux arrêter de vanter les mérites. Je ne suis d'ailleurs pas le seul, si on se fie aux commentaires élogieux qu'en fait l'ami Zeldman, qui qualifie simplement le livre de meilleure ressource sur le sujet jamais rédigée. L'entrevue avec Joe développe évidemment sur son expérience avec le concept d'accessibilité, expliquant brièvement comment il en est venu à s'intéresser au domaine, ainsi que ses opinions quant à la direction et l'importance que prennent les principes d'accessibilité sur la toile.

Si vous hésitez encore à vous procurer son livre, sachez que vous pouvez en télécharger une version sérialisée en format HTML couvrant sensiblement les six premiers chapîtres du bouquin. Après l'avoir dévoré, il y a fort à parier que vous vous rendrez chez votre libraire favori vous le procurer. Après tout, on serait fou de s'en passer!

Denis Boudreau | 2003.04.06 @ 17:48 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 05 avril 2003
par Denis Boudreau

Entrevue avec Steve Champeon

Meet the Makers propose une entrevue avec Steve Champeon que certains d'entre vous connaissez peut-être pour sa très populaire WebDesign-L mailing list, certains de ses bouquins sur les technologies Web, sa participation au WaSP ou encore, sa récente présentation au SXSW sur le design inclusif. Si comme moi, vous adorez apprendre à connaître les gens qui influencent quotidiennement la manière dont vous travaillez et votre façon d'aborder et de concevoir le Web, vous apprécierez cette (longue, mais ô combien) intéressante et instructive entrevue menée de main de maître par Brian Alvey.

Bien qu'à mon sens, l'ensemble de l'entrevue vaille largement le détour, si vous ne deviez que vous pencher sur la troisième partie, celle qui parle spécifiquement de l'application des standards Web, vous en sortiriez encore gagnants. La vision très globale qu'a Champeon sur le Web est étonnante et emplie d'une maturité et d'une sagesse peu commune, présente seulement chez les plus expérimentés des activistes des standards. J'ai particulièrement apprécié certains passages, que je me permettrai de vous rapporter ici, dans une traduction des plus libres :

[...] Il existe différents type d'artistes. Un bon design devrait régler les problèmes de communications et en adresser les contraintes. J'ai énormément de difficultés avec les gens qui semblent avoir oublié que la conception graphique a des influences sur toute la chaîne de production, que ce n'est pas qu'une question de définition visuelle et que ce n'est certainement pas quelque chose que vous pouvez passer à l'infographiste de service tout en s'attendant à être en mesure de le récupérer plus tard pour l'intégration. Tous ceux qui sont en désaccord avec ceci devraient sérieusement se remémorer le médium dans lequel ils œuvrent.

Nous ne sommes pas jugés par des normes artistiques, nous sommes jugés par la capacité ou l'incapacité qu'a notre site à communiquer son message clairement à celui qui compte le lire. Tous ceux qui oublient que le Web est d'abord et avant tout régit par le balisage et que l'aspect présentationnel est simplement venu par la suite ne composent pas avec la même réalité que le reste d'entre nous. [...]

[...] Ainsi donc, j'ai très peu de patience envers les divas du design visuel ces jours-ci, particulièrement si elles sont incapables de comprendre qu'elles ne sont rien de plus qu'un membre de l'équipe comme un autre et qu'elles n'ont aucune justification à rendre un site plus difficile à développer, plus difficiel à entretenir, plus difficile à utiliser et j'en passe, simplement dans le but d'obtenir un bel élément de portfolio. C'est ridicule, et c'est incroyablement non-professionnel. [...]

Ce qui fait la force du Web, comme n'importe quel autre médium digne de ce nom, c'est le travail d'équipe qui est produit derrière, basé sur des normes tacites endossées par l'industrie dans un dessein communicationnel. Tant et aussi longtemps que chaque intervenant fera passer ses intérêts personnels avant ceux de l'équipe, mais surtout ceux de l'utilisateur et du contenu, nous serons aux prises avec un médium déficient et inégal, correspondant à peine à l'ombre de ce qu'il pourrait être.

C'est mon opinion et je la partage.

Denis Boudreau | 2003.04.05 @ 22:31 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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samedi 05 avril 2003
par Denis Boudreau

Rédiger efficacement pour le Web

Mercredi dernier, je suis allé suivre une formation portant sur la rédaction optimisée pour le médium du Web. Portée par une philosophie allant dans la même veine que la présentation de Nick Usborne (auteur Montréalais de NetWords, une référence sur l'écriture Web) qui avait eu lieu le 29 janvier dernier à l'UPA et l'article de Mark Bernstein pour le compte du magazine Alistapart, cette formation présentait les différences fondamentales entre le médium imprimé et le médium Web.

Cette formation donnée par François Hubert, rédacteur de son état, spécifiait entre autres choses pourquoi il était si important d'adapter son écriture pour le bénéfice et le plus grand confort de l'utilisateur qui, contraint sur l'écran à une résolution beaucoup plus limitée que le papier, ne jouissait pas des conditions optimales lorsque lisant directement sur Internet.

Une discipline de plus en plus prise au sérieux à une époque où l'on passe enfin de l'ère du contenant à l'ère du contenu, la rédaction Web soulève dans mon esprit une question des plus fondamentales :

Comment se fait-il que le Web soit le seul médium existant où le message est éclipsé par la technologie ? En effet, que l'on pense à la télévision, à l'imprimé, à la radio ou à n'importe quel autre vecteur d'information, le message est toujours l'aspect le plus fondamental et le plus mis de l'avant. La technologie, dont le but est d'abord et avant tout de supporter le message et d'en bonifier l'impact, lui est toujours secondaire.

Curieusement sur le Web, il en va tout autrement. Combien de fois en effet êtes-vous tombés en face d'un site Web qui n'avait rien à dire, et dont on tentait de dissimuler, parfois très adroitement d'ailleurs, l'absence de message derrière une éticellante façade de tappe-à-l'œil toute de Flash construite ou au DHTML impressionnant par son dynamisme à couper le souffle ? Une tendance qui perd heureusement de la vitesse, alors que l'on commence à se rendre compte que, si tout les sites peuvent prétendre à un usage technologique de première classe, bien peu sont ceux qui peuvent se vanter d'effectivement avoir quelque chose d'intelligent à dire...

Ainsi donc, pour une multitude de raisons, l'internaute est réticent à lire sur le Web, préférant largement imprimer un texte pour le lire sur papier que de se le farcir à l'écran. Cette constatation, dont nous connaissions tous la réalité, n'est pas sans rappeler le mythe du bureau sans papier auquel je faisais mention en février dernier. Toutefois, avec l'amélioration du support informatique et le déploiement de la résolution écran (qui n'est encore pour l'instant que de 72 dpi pour un PC et 96 dpi pour un Mac), tout porte à croire qu'avec le temps et une certaine restructuration de l'approche de la rédaction, l'utilisateur pourrait en arriver à développer une habitude de lecture à l'écran aussi confortable que sur papier.

À mon humble avis, ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas que l'internaute n'est pas intéressé à lire sur le Web, c'est plutôt que le modèle d'écriture, calqué sur celui de l'imprimé, n'est pas encore adapté au médium. Est-ce donc dire que si l'information était structurée différemment et présentée dans un autre format, les gens seraient plus portés à lire et moins portés à simplement survoler les blocs de contenus pour n'en retirer que l'essentiel ? C'est un pari que les tenants de la rédaction adaptée font, et que je soutiens pour ma part sans l'ombre d'un doute.

Denis Boudreau | 2003.04.05 @ 21:17 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 04 avril 2003
par Denis Boudreau

XHTML 2.0 version 31.01.03 - Appel au public

Unes des missions proposées par W3Québec serait d'offrir un porte-voix dont la communauté francophone de développeurs Web pourrait se prémunir afin de s'adresser au Consortium W3 lorsqu'il est question de commenter une spécification ou de soumettre une opinion quant à la direction que prend une éventuelle recommandation officielle en son sein. Le travail du W3C, vous le savez sûrement, est caractérisé par sa transparence et son intégrité; chaque étape d'un processus est conduit devant les yeux du grand public, qui est appelé à se manifester et ce, pour le meilleur et pour le pire.

Pour qu'un organisme comme celui-là puisse parvenir à remplir la mission qu'il se donne et que nous attendons tous de lui, la contribution du public devient primordiale. Vous avez la chance extraordinaire d'intervenir dans la direction que prennent les normes, de soulever des interrogations et d'alimenter des débats. La controverse qui continue d'entourer la spécification XHTML 2.0 est un bon exemple de situation dans laquelle le développeur moyen devrait s'avancer et s'impliquer pour faire valoir sa voix. Quand les normes seront coulées dans le béton armé de l'officialisation, il sera trop tard pour critiquer. Si vous voulez obtenir un langage Web qui répond à vos besoins, c'est maintenant que vous devez agir. Si la barrière des langues, à votre grand dam vous musele, W3Québec peut vous aider.

Karl Dubost lance un appel à la communauté de développeurs, soit de relire le document en adoptant un ou plusieurs des points de vue suivants :

  1. Lisez le document en vous plaçant dans la peau d'un auteur de contenu et regardez ce qui vous manque en terme d'éléments et de la sémantique associée.
  2. Lisez le document en termes d'outils d'éditions et regardez si manque dans la spécification concernant ces outils (comportement, etc)
  3. Lisez le document en termes de langages indexables par les moteurs de recherche et donc qu'elles seraient les recommandations à faire au sein de la spécification pour améliorer l'indexation par les moteurs de recherche.
  4. Enfin pour les plus techniques, mettez-vous dans la peau d'un développeur qui doit implémenter les éléments, les attributs et les comportements et regardez ce qui manque pour ne pas avoir une implémentation ambigüe.

La proposition que vous fait W3Québec est simple; si vous avez des questions, des commentaires, des inquiétudes, des suggestions, des appréhensions ou, pourquoi pas, des éloges à faire quant à la norme XHTML 2.0 et que vous ne voulez (ou ne pouvez) pas vous adresser directerment sur le canal approprié au W3C, envoyez-nous vos questions [ w3qc @ interstructure.org ] et nous les leur ferons parvenir afin d'en discuter avec eux en votre nom sous le couvert de W3Québec. Par la suite, nous vous ferons parvenir le résultat de ces questionnements, afin de vous en informer.

Denis Boudreau | 2003.04.04 @ 09:28 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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vendredi 04 avril 2003
par Denis Boudreau

W3Québec : premières impressions

WebStandards.meetUp.com est mort... vive W3Québec! La page avec MeetUp est bel et bien tournée. Nous sommes résolument orientés vers l'avenir.

En attendant la sortie officielle du compte-rendu de cette troisième rencontre qui sera mis à la disposition du grand public dans quelques jours, permettez-moi de vous livrer en quelques lignes mes impressions suite au déroulement de la soirée d'hier. Tout d'abord, après un certain ralentissement à la deuxième rencontre où, pour une série de raisons hors de notre contrôle, nous n'avions été que quatre individus présents, la rencontre d'hier a vu s'organiser, autour des accueillantes tables du Intertainment Café, une douzaine de passionnés de la promotion des standards Web.

Rassemblés autour d'une même cause pour des raisons qui sont leurs mais qui se touchent concrètement, ces douze évangélistes (ou activistes comme il conviendrait peut-être de les décrire) ont manifesté un intérêt monumental à prendre le taureau par les cornes. Ces douze apôtres ont mis en place la fondation des outils d'évangélisation nécessaires à la proclamation de la Bonne Nouvelle afin de véritablement tout mettre en œuvre pour arriver à faire une différence sur la scène québécoise du multimédia, mais aussi, dans une plus longue portée, sur la scène mondiale avec un modèle révolutionnaire de promotion active.

Concrètement, plusieurs projets sont sur la table. Bien qu'il soit trop tôt pour en parler dans les détails, sachez simplement que le nom de domaine w3qc.org a été acheté hier soir, au sortir de la rencontre et devrait apparaître au cours des prochaines semaines dans le paysage du cyberespace québécois... Quelques objectifs à court, moyen et long terme, des discussions, des idées, du remue-méninges et du gâteau au fromage. Tout pour me rendre heureux, satisfait et confiant que le projet vient réellement de prendre son envol.

La direction que prend le projet dépasse déjà largement les attentes que je m'en faisait. Nous sommes vraiment à une époque excitante pour être un développeur Web à Montréal. Tout est à construire, les idées sont là. Supporté par une équipe forte et des ententes stratégiques, W3Québec va faire beaucoup de bruit, j'en suis convaincu.

Denis Boudreau | 2003.04.04 @ 08:43 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 03 avril 2003
par Denis Boudreau

W3Québec : la rencontre est ce soir!

La troisième rencontre sur les standards Web en sol québécois se tiendra ce soir à 20 heures au Intertainment Café, situé au 1425 René-Lévesque Ouest à Montréal. Tous les gens intéressés à y participer sont invités à se rendre sur place pour y prendre part. Voilà l'occasion rêvée de se joindre à un collectif qui fait de la promotion des standards du Web une affaire personnelle. Vous souhaitez en savoir un peu plus sur le collectif, sa raison d'être et ses objectifs ? Consultez la section W3Québec de CYBERcodeur.net!

Si vous êtes inscrits au système MeetUp dont la rencontre devait se passer à la Cabane ce soir, permettez-moi de profiter de l'occasion pour vous informer que cette rencontre n'aura pas lieu, remplacée qu'elle est par la rencontre W3Québec. Rendu sur place ce soir, cherchez les pancartes à l'effigie suivante (puisque le système MeetUp n'est pas encore totalement évacué), nous risquons fort d'être attablés autour!

WebStandards MeetUp devient W3Québec

À l'ordre du jour, des millions de choses à discuter et à mettre en place, mais principalement, quatre aspects particuliers :

  • Contenus : message à livrer, communication, discours, voix
  • Maquettes : présentation de la première ébauche de l'éventuel site Web
  • Logos : présentation de la première ébauche du logo W3Qc
  • Backend : solutions, technologies, stratégies de développement

Au plaisir de vous voir ce soir!

Denis Boudreau | 2003.04.03 @ 15:32 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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jeudi 03 avril 2003
par Denis Boudreau

Désinformation et poisson d'avril

Permettez-moi d'être sérieux quelques minutes...

Tout comme le cousin Tristan, je comptais passer sous silence la folle rumeur lancée la semaine dernière, à l'effet que Microsoft s'apprétait à quitter le W3C, suite au départ de deux de ses ingénieurs d'une table de concertation du Consortium sur le groupe de travail "Web Services Choreography". Rapidement la nouvelle a fait le tour du monde et, allez savoir pourquoi, le départ de MicroSoft d'un simple groupe de travail du W3C (ce qui est plutôt fréquent) est devenu le départ du géant de Redmond du W3C dans toute sa splendeur. Ayant rapidement tué la rumeur dans l'œuf chez les technophiles francophones habitués des listes de diffusion de Pompage et d'Interop, Karl Dubost (Conformance Manager au W3C) remettait tout ce beau monde en contexte et ramenait les pendules à l'heure avant que la nouvelle, qui avait déjà fait beaucoup de vagues, ne se transforme en un véritable tsunami de désinformation. Bref, dans cette sordide affaire, il y a eu beaucoup plus de peur que de mal. Personne n'a besoin de trolls de ce genre pour animer nos journées et alimenter nos folies respectives.

Toutefois, avec l'amusant, l'absurde et l'invraisemblable poisson d'avril lancé mardi par Dave Hyatt intitulé "Safari to Drop Table Support" et repris pour le trait d'humour qu'il représentait par Mark Pilgrim sur le site du WaSP qui signait même son acronyme par "We Annoy Safari Programmers" (WASP), le cirque désinformationnel est à nouveau entré en piste et un pavé a encore une fois été lancé dans la mare du monde. Si bien en fait que des milliers de développeurs Web, par la magie de la communication instantannée, ont été pris d'une crise d'apoplexie foudroyante à l'idée que Safari ne supporterait plus les tableaux HTML, ce qui mettait considérablement en danger leurs petits emplois chéris.

Bien que la nouvelle était clairement une blague, prise hors de son contexte, elle devenait tout à coup apparemment sérieuse si on oubliait quelques instants la date du jour... À tout le moins, ce fut le cas pour les cinq collègues, collaborateurs, lecteurs et/ou amis affolés qui m'ont fait parvenir un courriel paniqué à cet effet dans les derniers jours. Je vous laisse savourer un bout de la blague, juste pour voir le ridicule et l'invraisemblable de cet énorme esturgeon d'avril :

[...] La prochaine version de Safari embrassera complètement les standards Web en cessant unilatéralement de supporter les tableaux HTML. Dès lors, toute page ayant recours aux tableaux HTML entraînera Safari à émettre un bruyant son de framboise en plus de refuser d'afficher la page.

Les tableaux aux largeurs définies automatiquement feront planter le navigateur, ce qui causera un assourdissant bruit d'explosion. Pour se venger de s'être fait planter aussi cavalièrement, Safari entreprendra une recherche sur votre disque dur pour tous fichiers contenant le mot table et le remplacera systématiquement par des hiéroglyphes égyptiens.

Pour tous les sites qui ont recours à une imbrication de tableaux allant jusqu'à quatre niveaux de profondeur et plus, Safari fera jouer un tonitruant son de chasse d'eau de cuvette et entreprendra de se désinstaller de votre système, en protestation énergiquement contre votre évident manque de goût. [...]

Difficile à croire que des gens aient pu être assez naïfs pour tomber dans le piège... on peut difficilement blâmer les amis pour le lancement d'un petit éperlan du premier avril, spécialement quand celui-ci est si évidemment invraissemblable. Alors si une telle méprise est virtuellement impossible pour un être humain normalement constitué, comment se fait-il que tant de gens ait mordu à l'hameçon en si peu de temps ? Si j'ai pu recevoir cinq courriels affolés, combien en avez-vous reçus vous-même... ou pire encore, combien en avez-vous envoyé, pris de panique à l'idée qu'on vous impose bientôt l'abandon systématique de l'emblématique élément <table> ?

Et bien, encore une fois, il semblerait que ce soit uniquement pour le plaisir de la désinformation, pour lancer des trolls, pour la joie de foutre le bordel, en spéculant sur combien de personnes tomberont dans le piège. En bref, un fléau tout aussi stupidement et stérilement inutile que celui des concepteurs de virus informatiques et de leur trophées respectifs. Je me questionne vraiment à savoir si de telles pratiques sont nécessaires... qui a besoin du stress de nouvelles non-fondées qui contribuent à marteller le pauvre développeur qui parvient déjà de peine et de misère à survivre dans la mer d'information par toujours évidente qu'est la normalisation des habitudes de conception Web du XXIe siècle ?

Vous vous rappellez peut-être le canulard pour lequel j'étais si admirablement tombé en février dernier. Heureusement, dans un cas comme celui-ci, il n'y a pas encore eu de journaliste assez incompétent pour en discuter sans aller aux sources, ou de petit rigolo pour entrprendre de tourner le tout en véritable hoax habilement ficellé... j'imagine seulement la catastrophe si une telle nouvelle s'était retrouvée en première page de "The Enquirer", dorénavant passé à l'histoire pour son manque de jugement... Combien de temps aurions-nous tous perdu à tenter d'y voir clair ?

Bien sûr, le poisson d'avril, c'est le poisson d'avril...faut bien rigoler un peu. Mais pour quelqu'un comme moi qui passe énormément de temps dans sa vie à essayer de répandre la Bonne Nouvelle d'un Web nouveau, la propension qu'a l'humain à alimenter la désinformation est considérablement nuisible et contribue efficacement à faire basculer mon travail. Personnellement, j'ai passé plus de deux heures dans les derniers jours à rassurer mes connaissances et à aller au fond du débat... deux heures que j'aurais pu passer à parler des vrais enjeux, comme celui d'effectivement apprendre à ne plus utiliser les tableaux HTML aussi massivement et à introduire l'utilisation des CSS comme formule de remplacement.

Évidemment, par la bande, c'est tout de même ce que j'ai fait, en argumentant que bien que les tableaux ne tomberont jamais dans l'oubli parce qu'ils constituent une série d'éléments tout à fait valides et nécessaires pour répondre à une besoin d'organisation de données tabulaires, il n'en demeure pas moins que leur utilisation pour la mise en page retarde considérablement le développement de ce médium que nous aimons tant parce qu'ils ont été pervertis pour remplir une fonction qui n'était pas la leur, et que cette fonction réduit considérablement l'interopérabilité, la portabilité, la réutilisation et l'accessibilité du document et de l'information qui y est contenue.

Bien sûr, pour ces cinq brebis égarées, le poisson d'avril de Dave Hyatt a bien servi ma cause et m'a permi de leur présenter une alternative que je juge humblement plus intéressante et plus résolumment orientée vers l'avenir du Web. Mais pour les milliers d'autres qui sont recroquevillés dans leur placard depuis deux jours, terrorisés à l'idée de se voir contraint à abandonner les tableaux HTML pour lesquels ils ont trimmé si dur à maîtriser depuis tant d'années, je ne peux malheureusement pas faire grand chose... à part espérer qu'ils passeront par ici avant que ce carnet ne tombe dans l'oubli de mes archives.

Denis Boudreau | 2003.04.03 @ 08:25 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 02 avril 2003
par Denis Boudreau

Mozilla : sortie de la version 1.4 alpha

Mozilla 1.4 alpha est là ! Cette version a environ 1 000 corrections de bogues et plusieurs nouvelles fonctionnalités, dont le défilement régulier (désactivé par défaut) et le redimensionnement en temps réel des images et des tables dans le Composer. Il y a aussi le support de l'authentification NTLM sur Windows et les améliorations ont été faites aux contrôles des courriers non sollicités de Mozilla et aux fonctionnalités de blocage des "pop-up". Si ce n'est pas assez pour vous, le support du P3P est maintenant intégré et vous devriez rencontrer beaucoup moins d'ennuis de signets avec les changements majeurs qui ont été faits dans le code des signets. Allez voir les notes de mise à jour pour plus d'informations et procurez-vous un binaire sur la page des mises à jour de mozilla.org ou sur le site FTP, en prenant en compte que c'est une version qui a la qualité d'une alpha. [ via MozillaZine-fr ]

Denis Boudreau | 2003.04.02 @ 22:49 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 02 avril 2003
par Denis Boudreau

Mozilla : sortie de la version 1.4 alpha

Mozilla 1.4 alpha est là ! Cette version a environ 1 000 corrections de bogues et plusieurs nouvelles fonctionnalités, dont le défilement régulier (désactivé par défaut) et le redimensionnement en temps réel des images et des tables dans le Composer. Il y a aussi le support de l'authentification NTLM sur Windows et les améliorations ont été faites aux contrôles des courriers non sollicités de Mozilla et aux fonctionnalités de blocage des "pop-up". Si ce n'est pas assez pour vous, le support du P3P est maintenant intégré et vous devriez rencontrer beaucoup moins d'ennuis de signets avec les changements majeurs qui ont été faits dans le code des signets. Allez voir les notes de mise à jour pour plus d'informations et procurez-vous un binaire sur la page des mises à jour de mozilla.org ou sur le site FTP, en prenant en compte que c'est une version qui a la qualité d'une alpha. [ via MozillaZine-fr ]

Denis Boudreau | 2003.04.02 @ 22:49 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 02 avril 2003
par Denis Boudreau

Boutons XHTML-CSS : adieu aux images!

Tout le monde connait les fameux boutons offerts par le W3C comme gages de validité du code (x)HTML ou CSS dans un document Web. Véritable signature de tous carnétistes concernés par la promotion des normes du Consortium et de code conforme, ces icônes sont devenues, avec le temps, un symbole mythique du nec-plus-ultra de la réalisation Web. Certains en sont mêmes rendus aujourd'hui à juger la qualité d'un site par le degré de validation des pages qui le compose, certifiée par ces images. Si vous errez un tant soit peu sur les listes de diffusion du validateur W3, vous savez également que depuis toujours, plusieurs développeurs éprouvent des problèmes avec ces mêmes gifs, soit au niveau de la transparence ou encore, au niveau de la palette de couleur qui ne correspond pas toujours aux chartes chromatiques d'un site... Et bien, depuis quelques jours, le problème est finalement réglé. Encore une idée que j'aurais bien aimé avoir. :)

Suite à une discussion ouverte entre Zeldman et AntiPixel dans les derniers jours, Marek Prokop a eu la géniale idée d'apporter une solution une fois pour toutes au problème en créant ces mêmes boutons tout de CSS vêtus... une idée simple, avec des règles toutes aussi simples, mais il fallait y penser. Dorénavant, terminés les problèmes de transparence, de couleur, de taille ou de police de caractère. Ces icônes, devenues totalement paramétrables par la magie des feuilles de style, peuvent prendre l'apparence souhaitée et s'adapter aux moindres lubies des développeurs. Jugez-en par vous mêmes dans ces pages. C'est assez réussi. Il ne reste plus qu'à y appliquer une bonne dose de créativité et d'en sortir des versions originales... À qui le tour ?

Denis Boudreau | 2003.04.02 @ 22:14 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mercredi 02 avril 2003
par Denis Boudreau

MeetUp : offensive Torontoise

Le légendaire Joe Clark (pas le politicien, l'expert en utilisabilité dont je ne saurais suffisamment vous recommander l'extraordinaire bouquin) prend conscience du bourdonnement effervescent et du travail amorcé sur la scène québécoise du multimédia avec l'initiative W3Québec et entreprend, avec tout l'humour qu'on lui connait, de faire de même dans son Toronto adoré. Je ne peux que me réjouir d'avoir bien malgré moi contribué à l'émergence d'une cellule ontarienne de promotion des standards, que j'accueille chaudement sur la scène mondiale. Ça fait plaisir de voir que la bonne vieille rivalité Canadiens - Maple Leafs, si elle ne peut parvenir à se concrétiser sur la glace, pourra au moins se porsuivre dorénavant sur la toile avec la promotion des normes mises de l'avant par le Consortium W3. Bon, je vous l'accorde, il y a beaucoup moins de mises en échec, mais c'est pas mal plus passionnant!

J'aimerais profiter de l'occasion pour inviter officiellement la cellule torontoise à des rencontres conjointes sur une base plus ou moins régulière, question de travailler main dans la main à la réalisation de nos aspirations communes... Et si on se planifiait une petite rencontre annuelle autour d'Ottawa ?

Pour des gamins fanfarons qui s'épivardent devant un café ou un chocolat chaud en chialant comme des fillettes, je trouve qu'on se débrouille pas si mal. So Joe, what do you think ? :)

Denis Boudreau | 2003.04.02 @ 18:47 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 01 avril 2003
par Denis Boudreau

MeetUp vs W3Québec : une lutte à finir

La troisième rencontre québécoise sur les standards Web approche à grands pas! En effet, c'est jeudi soir de cette semaine qu'aura lieu la prochaine rencontre de W3Québec, qui se déroulera, dois-je vous le rappeler, au Intertainment Café et non à La Cabane, quoi qu'en dise le système MeetUp. Je ne saurais insister suffisamment sur le fait que nous avons, d'un commun accord, abandonné le système MeetUp, jugé trop inflexible et trop peu adapté à nos besoins pour une infrastructure interne construite autour d'une liste de diffusion sur laquelle je vous invite cordialement à vous inscrire dès maintenant.

Ainsi donc, en attendant que tout le monde soit au courant de la transition et que nous trouvions une façon efficace de saborder la cellule montréalaise de webstandards.meetup.com au profit de W3Québec, je vous propose de faire de w3qc.cybercodeur.net le point de ralliement du collectif et bien sûr d'adopter la liste de diffusion de W3Québec... Vous y trouverez dans ces deux pôles toute l'information pertinente au projet.

Denis Boudreau | 2003.04.01 @ 12:38 | 0 commentaire | 0 trackbackretour au début de la page