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archives d'octobre 2005

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jeudi 20 octobre 2005
par Denis Boudreau

xFrames, la réponse à vos questions?

Cette semaine encore, je recevais quelques courriels en réaction à cet article rédigé en 2003 contre l'utilisation des cadres sur OpenWeb. Chaque message que je reçois à ce sujet me rappelle douloureusement que je n'ai jamais terminé cet article qui aurait dû, en principe, être composé de deux parties :

  • Une première, dont on parle et que vous connaissez probablement pour la plupart, qui fait état de tous les problèmes liés à leur utilisation ; et
  • Une seconde, qui n'a jamais vu le jour et qui aurait proposé des alternatives, des solutions de rechange quand l'utilisation des cadres s'avère incontournable.

Car c'est bien beau de dire que « les cadres, c'est mal » (à ne pas confondre avec les gestionnaires, qui représentent déjà leur lot de problèmes!), mais si on n'apporte pas la solution de rechange, c'est en somme bien mince. Car effectivement, il faut bien le reconnaître, il y a de ces situations où l'utilisation des cadres, malgré tout le mal qu'on peut en penser, s'avère la meilleure solution, sinon la plus performante.

On pourrait effectivement penser aux inclusions de fichiers, mais certains vous diront à tort ou à raison qu'ils tiennent mordicus à réserver une portion de leur écran pour certains contenus. On pourrait aussi penser au fameux position: fixed en CSS pour régler un problème en apparence bien mineur, mais celui-ci est irrecevable pour encore longtemps, puisque non supporté par Internet Explorer. Alors, que fait-on lorsqu'on développe une application complexe de traitement bancaire avec mise à jour de données en temps réel, ou qu'on se frotte tout simplement à un client qui ne veut entendre raison?

Et si la solution miracle (advenant qu'une telle chose existe!) était de se tourner vers les xFrames, une innovation du W3C dont j'avais complètement oublié l'existence ces dernières années? Je ne sais pas, je pose la question :

The HTML Working Group has released an updated Working Draft of "XFrames." Replacing HTML frames, XFrames is an XML application for composing documents together in a view. Solving usability, search and security problems associated with HTML frames, XFrames are designed for content negotiation and to allow bookmarking.

Une première mise à jour depuis août 2002. Ça semble tout de même prometteur. Vous en pensez quoi? On a plus de chances de voir xFrames aboutir, ou de gagner gros avec des jeux casinos?

Denis Boudreau | 2005.10.20 @ 02:24 | 8 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 17 octobre 2005
par Denis Boudreau

Utilisabilité et carnets Web

Fidèle à ses habitudes et à lui-même, le réputé Jakob Nielsen se fend d'un autre alertBox ce matin, portant cette fois sur les erreurs d'utilisabilité ou de design les plus communes dans les carnets Web. Dans la plus pure tradition des top 10 qu'il nous livre religieusement depuis des années, Jakob soulève ce matin les problèmes suivants comme étant particulièrement récurrents sur nos petits journaux personnels :

  1. Absence d'une biographie de l'auteur
  2. Absence d'une photographie de l'auteur
  3. Des billets aux titres peu ou pas descriptifs
  4. Des liens aux libellés peu ou pas descriptifs
  5. Les textes importants sont enfouis dans les archives
  6. Le calendrier constitue la seule navigation
  7. Les fréquences de publications irrégulières
  8. Aborder trop de thématiques différentes
  9. Oublier que l'on devra un jour répondre de nos écrits
  10. Un nom de domaine propre à un service de blog.

Allez, reconnaissez-le. Ça vous touche vous aussi. Que celui qui obtient ici une note parfaite lève la main pour revendiquer le droit de lancer la première pierre. D'ailleurs, vous avez remarqué comment, encore une fois, il est possible d'établir des liens directs entre utilisabilité et accessibilité?

Denis Boudreau | 2005.10.17 @ 09:00 | 12 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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mardi 11 octobre 2005
par Denis Boudreau

Nouveau validateur HTML en français

Certains d'entre vous le connaissez déjà puisqu'il est apparu sur le site de W3Québec depuis quelques semaines, mais ce n'est que depuis ce soir qu'il est officiellement prêt à l'emploi. Traduit et adapté par Yan Morin, amélioré par l'équipe de W3Québec dans une longue série de tests d'utilisation au cours de la dernière année et basé sur le validateur du W3C, le validateur de W3Québec ne se veut pas un compétiteur de son grand frère, mais plutôt un outil complémentaire pour la gestion de la qualité de vos sites Web. Complémentaire oui, mais avec quelques options en plus, comme le disait justement Normand Lamoureux, sur la liste publique de W3Québec ce soir :

...Notamment la possibilité de lister les erreurs en fonction de leur fréquence (affichage «Groupé») ou de leur type (affichage «Par type»). Le rapport statistique qu'il génère permet non seulement de savoir le nombre d'erreurs et le nombre d'avertissements dans la page, mais aussi le nombre d'erreurs et d'avertissements différents, ainsi que le nombre moyen d'erreurs par ligne.

Vous verrez, l'essayer, c'est l'adopter. Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi nous proposer des améliorations, cet outil, c'est pour vous tous qu'il a été mis en place.

Denis Boudreau | 2005.10.11 @ 19:56 | 6 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page

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lundi 03 octobre 2005
par Denis Boudreau

Le cirque Eolas revient en ville

Vous vous rappellez certainement le cirque des brevets de l'année dernière... Eolas, Microsoft, poursuite, 521 millions? Pour une fois que l'on est du côté de Redmond, ça se souligne, non? (via LaPresseAffaires)

Le « US Patent Office » a confirmé la première décision de justice qui condamne Microsoft (MSFT) pour violation de brevet autour des plug-in. Les conséquences pourraient être très lourdes pour tous les acteurs du Web.

Est-ce la fin d'un long feuilleton judiciaire qui a débuté en 1999. Cette année-là, Microsoft était attaqué pour la violation de brevets appartenant à Eolas et à l'Université de Californie. Ces brevets portaient sur la technologie des plug-ins dans les navigateurs Internet. Une technologie aujourd'hui utilisée par tous les acteurs du Web.

En 2003, l'éditeur est reconnu coupable d'avoir intégré cette technologie dans Explorer sans en payer les droits. Il est lourdement condamné à verser 521 millions de dollars. Rien que ça. La note est salée et correspond à quelque chose près à l'amende record de la Commission européenne pour abus de position dominante...

Fidèle à son habitude, Microsoft fait appel. Et croît tenir le bon bout. En octobre 2003, le W3C, le Worldwide Web Consortium, s'inquiète de cette affaire, entre en guerre et demande l'invalidation du dit brevet.

Le W3C joue la carte du vice de procédure, relevant qu'il a évoqué, bien avant le dépôt du brevet les techniques d'affichage du contenu hypermédia, une antériorité qui n'a été prise en compte ni par l'organisme d'enregistrement des brevets, ni par Microsoft lors du procès.

Et en août 2004, victoire pour Microsoft, l'Office américain des brevets invalide le brevet objet de discorde. La firme se pense sortie d'affaire, mais Eolas insiste et défend à nouveau ses positions devant l'Office. Et retourne la situation! Après analyse des arguments avancés par les deux parties, l'US Patent Office confirme la première décision de justice en attribuant une nouvelle fois la paternité du brevet à Eolas.

Une décision qui a de lourdes conséquences. Même si de nombreux observateurs estiment que le brevet d'Eolas est tendancieux, le fait qu'il soit validé pourrait remettre en cause toute la chaîne Internet américaine. Car au-delà de la refonte d'Internet Explorer, c'est une partie du code html qui pourrait être remis en cause. En effet, le propriétaire d'un site ou service Web avec un plug-in ne dispose maintenant que d'une unique alternative : soit modifier le code de sa page ou acquérir une licence auprès d'Eolas. Des millions de pages Web sont en effet concernées par le brevet 5.838.906 d'Eolas Technology!

Cette affaire illustre à nouveau la problématique des brevets et démontre que la brevetabilité des concepts (comme les plug-in, le clic de souris, les fenêtres...) risque de nuire à de nombreux standards et à l'utilisation quotidienne d'Internet. Et au final, le moindre surcoût, une licence Eolas, se retrouvera d'une manière ou d'une autre dans le prix que l'internaute devra payer pour surfer sur le Web !

Repris intégralement, pour votre plus grand désolement.

Denis Boudreau | 2005.10.03 @ 14:37 | 3 commentaires | 0 trackbackretour au début de la page